Noblet, Charles, Martin
Biographie
Né vers 1796 à La Couture (Eure). Luthier (mais facteur d’instruments à vent in Archives de la préfecture de police AA 405). Il fut blessé par un coup de feu reçu au bras droit. Marié et père de deux enfants en bas âge, il reçut un secours de cinquante francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ve arrondissement. Il reçut, après la révolution, un total de cent francs de secours auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Il fut admis dans la catégorie des blessés de la 1re classe auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il se plaignit auprès de la Commission des récompenses nationales de ne pas avoir été porté pour la croix : « Comment se peut-il faire qu’après avoir fourni des preuves authentiques de ma conduite dans les journées mémorables des 27, 28 et 29 juillet dernier, avoir reçu des secours pour ma blessure, comment se peut-il faire, dis-je, que je n’ai pas été admis à la décoration, marque distinctive de la récompense nationale accordée aux braves des trois jours ? Sans contredit, messieurs, c’est par un oubli involontaire, attendu que mes pièces déposées en vos mains justifient l’identité de mes actions, qui méritent votre attention. Je viens donc vous supplier de prendre en considération ma demande et avoir la bonté de les réviser et me rendre justice. Je vous en aurai une parfaite reconnaissance. Daignez agréer etc. » Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, citoyens patentés, propriétaires, habitant le faubourg du Temple, certifions que le sieur Noblet, Charles, Martin, facteur d’instruments, demeurant aussi même faubourg n° 71, a pris une part active dans les journées mémorables des 27, 28 et 29 juillet ; qu’il est à notre connaissance particulière qu’il a été blessé au coude du bras droit près du poste du château d’eau ; que malgré cette grande blessure, pansée par M. Leger (voir Leger, Théodore), médecin, demeurant passage du Saumon, il n’a pas quitté son poste que l’ordre et la tranquillité ne soient rétablis. » Signé, le 26 juillet 1831 : Vanne illisible, demeurant 71, rue du Faubourg-du-Temple ; Barbier ; Caullier, ex-militaire ; Delaigle, demeurant 71, rue du Faubourg-du-Temple ; Vasset ; Langlois, demeurant 48, rue du Faubourg-du-Temple ; Duchatel ; Langlois, demeurant 67, rue du Faubourg-du-Temple ; Rémeuf ; Lecoufflers ; Godfroy jeune, demeurant 46, rue Montmartre qui précisait l’avoir vu « rue Montmartre, chargé d’un fusil, en habit de garde national, allant à la Ville (lire l’Hôtel de ville, N.D.A.) le 29 juillet au matin » ; Leblond, sergent du poste, demeurant 6, rue de la Feuillade ; Debras, demeurant 67, le nom de la rue manque ; Leger, Théodore (voir ce nom), ajoutait l’apostille suivante : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, fondateur et médecin en juillet 1830 de l’ambulance du passage du Saumon, certifie que nommé Noblet a été reçu à l’ambulance pour un coup de feu reçu à l’avant-bras droit dans la journée du 28. » Lot, L., E, demeurant 54, rue du Faubourg-Poissonnière ajoutait l’apostille suivante : « Je certifie que le courageux Noblet, Charles, Martin a combattu pendant les journées de Juillet et s’est conduit comme un brave défenseur de la liberté. » Godfroy, demeurant 67, rue Montmartre, ajoutait l’apostille suivante : « Je certifie avoir prêté un fusil à Noblet, Charles, Martin pour les trois jours de Juillet et qu’il me l’a rendu après la tranquillité et que ledit Noblet, Charles, Martin illisible. » François, Joseph ajoutait l’apostille suivante : « Je certifie avoir vu le sieur Noblet le 28 juillet 1831 habillé en garde national, avec un fusil. » Il était indiqué sur les fiches de la Commission des Réclamants comme sans fortune sans être malheureux. Il demeurait 23, rue Beaubourg en juillet 1830 ; 71, rue du Faubourg-du-Temple en 1830-1831 (une fois 95, rue du Faubourg-du-Temple en 1831 in Archives de la préfecture de police AA 405). Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 38 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 42 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du Ve arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 74 ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Ve arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 405.