Obaton, Auguste

Biographie


Né le 15 avril 1787 à Calais (Pas-de-Calais). Carrier sur les listes du Constitutionnel, ouvrier bardeur in Archives nationales F/1dIII/41). Gravement blessé, marié et père de deux enfants, il reçut (sous le nom de Oraton, Auguste) un secours de soixante-dix francs et un autre (sous le nom de Obaton, Auguste) de trente francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut, après la révolution, un total de quatre-vingt-dix francs de secours auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 24 mars 1831, la conclusion suivante : « A montré une cicatrice superficielle à la partie antérieure et moyenne de la jambe droite, qu’il dit être le résultat d’une blessure par balle morte, ce qui ne saurait donner lieu à aucune récompense nationale. En conséquence nous estimons que le susnommé n’a aucun droit à une récompense nationale. » La demande de pension qu’il avait présentée fut, en conséquence, rejetée. Il fut recommandé ainsi par le maire de Vaugirard auprès du lieutenant-colonel Dulac (voir ce nom), commandant la garde municipale à cheval, le 8 septembre 1830 : « Mon cher et brave colonel, je vous adresse et vous recommande particulièrement pour être admis dans la garde municipale les nommés Michel, Germain (voir ce nom), Commaille (voir Commaille, Jean dit Frédéric), Miellot, Pierre (voir ce nom), Aubaton, Auguste, tous quatre anciens militaires porteurs des certificats de services les plus honorables, tous quatre domiciliés dans ma commune et qui pendant les mémorables jours de juillet ont commandé les pelotons d’ouvriers de Vaugirard qui ont concouru à la défense de Paris avec un courage exemplaire. Je profite de cette occasion pour vous renouveler l’assurance de mes sentiments les plus affectueux. » Signé : Gautier (voir Gautier, Etienne, Guillaume). Dulac, à son tour, fit parvenir cette recommandation au lieutenant-colonel Vascot. Il demeurait 9, rue d’Estrées au Gros-Caillou en 1830-1831. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (206) citoyens qui quoique non blessés dans les journées de Juillet ont prétendu au bénéfice des articles 5 et 6 de la loi du 13 décembre ; Archives nationales F/1dIII/41; Archives nationales F/1dIII/50 in dossier Commaille, Jean dit Frédéric (sous le nom de Aubaton, Auguste).

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