Olivieri, François
Biographie
Né vers 1806 à Bastia (Corse). Garçon tailleur. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, habitants du faubourg Montmartre et quartier du Palais-Royal, certifions à tous qu’il appartiendra que le sieur François Oliviery (sic), garçon tailleur, demeurant cité Bergère n° 6, âgé de vingt-cinq ans, s’est comporté en bon Français lors des trois mémorables journées de juillet dernier, pour la défense des libertés publiques, qu’il n’a cessé d’avoir les armes à la main ces trois jours ; qu’il a assisté à la prise de la caserne de la Nouvelle-France, où il s’empara de deux cents cartouches, qu’il assista à la prise du Louvre, où il distribua à ses camarades une partie de ses cartouches, au coin de la rue du Coq-Saint-Honoré, et ensuite à celle des Tuileries ; qu’enfin sa conduite dans cette circonstance mérite les plus grands éloges sous le rapport du courage et de l’exemple qu’il donna continuellement à ses autres frères d’armes. » Signé le 25 mai 1831 : Boulé, commissaire priseur à Paris, demeurant 6, cité Bergère ; Maitrejean (voir ce nom), demeurant 6, cité Bergère ; Nihoul, maître teinturier patenté, demeurant 6, rue Feydeau ; Stefani, Joseph, employé aux bains Vigier, demeurant 10, quai des Ormes ; Stefani, Donpierre, employé au journal La Révolution, demeurant 10, quai des Ormes ; Coti, J., A. (voir Coti, Jacques, Alphonse), tailleur, demeurant 16, rue Saint-Anne. Maître tailleur, en 1834, demeurant à Bastia, il sollicita des secours comme combattant de Juillet. Il reçut un secours de cinquante francs en 1852, au titre de blessé de Juilelt. Il demeurait 6, cité Bergère en 1831, avant de partir pour Bastia ; à Bastia (Corse) en 1834 ; 10, rue du Four-Saint-Honoré (hôtel du Puy-de-Dôme) en 1852. Archives nationales F/1dIII/72 in dossier Pichon (sous le nom d’Olivieri, François) ; Archives de la préfecture de police AA 369, Proposition d’accorder à 139 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.125 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 238-242, en date du 23 septembre 1852 ; Archives de la préfecture de police AA 405.