Omon, Gabriel

Biographie


Né le 8 juin 1774 à Paris. Filateur. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Le certificat suivant lui avait été délivré par les époux Capaul, portiers du Louvre : « Je, soussigné, concierge du Louvre, à la grille du Coq, déclare que M. Gabriel, Jean-François Omon, sergent des grenadiers de la garde nationale de Paris, a confié à ma garde beaucoup d’objets mobiliers que, par sa courageuse intrépidité, il a arraché des mains de ceux qui s’en étaient emparés le 29 juillet dernier lors de la prise du Louvre, que c’est à sa rare audace et à son sang-froid que, menacés de la mort par une multitude effrayante et ivre de pillage, mon épouse et mes enfants ont dû la vie ; qu’au risque de compromettre la sienne, il a détourné les coups mortels que ces êtres sans défense allaient recevoir et que, sans lui, le Louvre aurait été entièrement dévasté. En foi de quoi, j’ai délivré le présent pour rendre hommage à la vérité et pour manifester à M. Omon mon éternelle reconnaissance. » Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement (sous le nom de Omont, Gabriel sur les listes du Moniteur universel). Le 18 juillet 1831, il fut compris dans la liste des quarante-huits décorés de la croix ou de la médaille de Juillet, désignés par le sort pour représenter le (ancien) VIIIe arrondissement aux cérémonies du premier anniversaire de la révolution. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1835, « dans une position pénible », logé dans la chambre de son fils, caporal des voltigeurs au 42e de ligne à Strasbourg, parti pour la classe de 1831 pour son compte, chambre située au 9, rue de la Sonnerie, il sollicita un secours. Le préfet de la Seine donna sur son compte les renseignements suivants : « A été établi filateur [de coton, N.D.A.] rue de Reuilly ; un incendie l’a ruiné en 1829. Maintenant il est jardinier et il travaille habituellement à la campagne. Quand il manque d’ouvrage, il vient demeurer à Paris dans le logement de son fils, ouvrier décatisseur, rue de la Sonnerie, n° 9. Sa position paraît extrêmement gênée. Il mène une conduite régulière. » Il reçut, cette année-là, un secours de cinquante francs. Il demeurait 29, rue de Reuilly en 1831 ; 9, rue de la Sonnerie en 1835. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis (sous le nom d’Omon, Gabriel) ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Le Moniteur universel, 20 juillet 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) VIIIe arrondissement (sous le nom d’Omon, Gabriel) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/9/1154, secours aux victimes de Juillet 1831-1835 ; Archives nationales F/9/1156 (sous le nom d’Omon, Gabriel).

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