Orange, François, Xavier, Pierre
Biographie
Né vers 1794 à Aix. Il fit des études au collège d’Aix, jusqu’à la classe de troisième, avant d’entrer au service en 1811 comme vélite au 2e régiment des chevau-légers, lanciers de la garde impériale, décoré en 1813, ayant participé aux campagnes 1813, 1814 et 1815 ; blessé le 2 mars 1814 dans le corps d’armée de la Belgique, aux côtés du général Maison, qui le fit porter pour la décoration, militaire jusqu’en 1821, date à laquelle il se retira à Versailles (Seine-et-Oise) et était lieutenant de la garde nationale jusqu’à la dissolution de celle-ci. Dans une demande où il sollicitait un emploi soit dans l’administration des Postes, ou dans celle des Forêts, ou dans toute autre qu’on voudrait bien lui accorder, il expliquait ainsi sa participation aux événements de Juillet : « […] Ce fut lui qui réunit environ soixante hommes pour monter la garde d’après la décision prise dans une réunion de vrais patriotes ; le 29 au matin, accompagné de M. Landrin, avocat, il montra la plus grande résistance aux ordres du maire pour empêcher que l’on expédia à l’armée royale trente mille rations de vivres et fourrages, qu’un officier du 1er régiment de l’ex-garde était venu demander pendant la nuit ; il fit battre le rappel et la générale malgré l’opposition des fonctionnaires publics, à l’effet de réunir le plus de monde possible pour l’aider à exécuter son projet qui heureusement réussit. Pendant le séjour des troupes royales à Versailles, il ne se sépara pas de ces citoyens qui étaient sous les armes. Il fut toujours présent aux endroits qui présentaient le plus de dangers. Le 31 juillet, il partit de Versailles avec le colonel Poque pour inquiéter la marche de l’armée de l’ex-roi et exciter les troupes à la désertion ; il fut vivement recommandé par ce dernier à la Commission municipale et au général Lafayette. Chargé de plusieurs missions, il ose se flatter de les avoir toutes remplies avec le zèle d’un Français dévoué à son pays. Pour le récompenser, le général en chef le nomma capitaine en chef de son état-major, place qui l’honore beaucoup mais dont il prévoit, maintenant que tout rentre dans l’ordre, ne pas pouvoir continuer le service, vu la médiocrité de sa fortune. Il espère toujours en conserver le titre et le brevet. Dans sa séance du 16 décembre 1831, la Commission des récompenses nationales réunie pour le département de la Seine-et-Oise donna l’avis suivant sur un emploi dans l’administration des Postes ou dans celle des Forêts que demandait Orange : « Les faits allégués par le sieur Orange ont eu une influence sur les événements de Paris. La commission estime qu’il y a lieu d’appuyer sa demande auprès du ministre de l’Intérieur. » Il était capitaine de la garde nationale de Versailles en 1831. Archives nationales F/1dIII/81, dossier Seine-et-Oise.