Orlia, Nicolas
Biographie
Né vers 1770. Marinier. Le 16 mars 1793, par délibération de la Commune de Paris, et alors qu’il partait défendre les frontières, il lui fut accordé, ainsi qu’à Borel, François, pour avoir « sauvé la vie à quantité de personnes tombées dans l’eau » en 1787, 1788, 1789, 1790 et 1792, un diplôme et un sabre portant cette inscription Donné par la municipalité de Paris au citoyen Orlia, pour avoir sauvé la vie à plusieurs personnes. Puis il servit pendant cinq ans comme caporal canonnier dans le 8e bataillon de l’armée de l’Ouest. Il perdit un œil « à l’affaire de Brissac, en mettant le feu à une pièce de canon ». Il redevint marinier. En novembre 1830, il écrivait une lettre au général Fabver, président de la Commission des récompenses nationales, expliquant que dans les journées de juillet il a « aidé, non sans danger, à transporter les blessés et a concouru de tout son pouvoir, par son travail, à la cause de la liberté. […] Son âge et ses infirmités ne lui permettant plus de travailler comme autrefois et ne possédant aucune fortune, il se trouve dans la position la plus pénible, dans le plus grand dénuement et obligé de vous supplier, mon général, de vouloir bien lui faire accorder une pension ou au moins un secours qui puisse l’aider à pourvoir à sa subsistance. » Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il demeurait 38, rue de la Cossonnerie en 1830. Archives de Paris VD6 281 n° 1.