Ots, Martin, François

Biographie


Ancien chef de parc des équipages militaires pendant la guerre d’Espagne en 1824. Le 15 août 1830, père de cinq enfants, dont trois en bas âge, n’ayant et ce depuis le 1er août, pour faire subsister sa famille que le précaire emploi de gardien d’un égout en construction, il sollicita que la Commission des récompenses nationales s’intéressât à son sort. Il joignait à sa demande un certificat ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Ots […] s’est distingué dans les journées des 27, 28 et 29 juillet dernier en prenant les armes et volant au secours de la patrie et liberté en danger. Il s’est battu rue Saint-Antoine contre les cuirassiers qui venaient pour prendre la place de Grève, faisant partie de ceux de nos braves qui ont pris le Louvre avec tant de courage. Il n’a déposé les armes qu’après la journée du 31. Ses vœux, son désir et son opinion manifestée publiquement pour l’élévation au trône de Sa Majesté Philippe Ier, duc d’Orléans a toujours été pour que cette dynastie, si révérée en France puisse régner sur les Français. Tout son sang sera toujours prêt à être versé pour sa patrie et la liberté et pour le maintien du trône de Philippe Ier. » Signé : Joarhit, Pierre (voir ce nom), demeurant 10, rue Tirechappe ; Glaudot, Jean-Baptiste (voir ce nom), demeurant 10, rue Tirechappe ; Montel, demeurant 3, rue Tirechappe ; Piet, demeurant 9, rue Tirechappe ; Thevenon, demeurant 1, rue des Bourdonnais ; Levert, demeurant 9, rue Tirechappe ; veuve Bettembost, demeurant 10, rue Tirechappe ; Volot, demeurant rue Tirechappe. Il signa un certificat en faveur de Joarhit, Pierre (voir ce nom), pour attester la conduite de ce dernier pendant les combats de Juillet ; dans l’exposé de sa propre participation aux combats, Joarhit donnait les informations suivantes sur son compte : « Le 27, après avoir fabriqué des cartouches, il (Joarhit, N..DA.] se rendit dans la rue Saint-Antoine, où étaient les cuirassiers et se joignit à un ancien chef de parc de la Vieille Armée, son voisin, M. Ots, brave soldat qui se battait en déterminé. » Ots reçut, après la révolution, des secours (sans que ni la date ni le montant soient précisés) auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il demeurait 10, rue Tirechappe en 1830. Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives de Paris VD6 281 n° 1 ; Archives de Paris VD6 278 in dossier Joarhit, Pierre. Il y a dans Archives nationales F/15/3221 un Ots, qui tenait une échoppe au 9, place de la Madeleine, et qui, victime d’un vol, sollicita un secours. Le 14 septembre 1833, père de cinq enfants, il adressait la demande de secours suivante : « […] N’ayant pour toute ressource que son état de tailleur en vieux, il a éprouvé le malheur d’être volé de plusieurs habits et pantalons qui ne lui appartenaient pas. Ces effets lui furent enlevés il y a environ trois mois, en forçant l’échoppe qu’il occupe place de la Madeleine n ° 9. Depuis cette époque, il n’a pu parvenir encore à rendre à ses pratiques leurs habillements qui lui avaient été confiés. Il se trouve en ce moment dans la cruelle position de voir son infortunée famille manquer du nécessaire […]. » Le préfet de la Seine donna comme renseignement sur le préjudice du vol et sur Ots : « […] Il y a lieu de penser, en admettant la vérité du fait, que la perte a été de peu d’importance pour le pétitionnaire, qui paraît ne s’en être pas même plaint dans le quartier. Cependant, comme le sieur Otz (sic) est dans un état de gêne, qu’il soutient une nombreuse famille et qu’il jouit d’ailleurs d’une bonne réputation, l’autorité locale le recommande à la bienveillance du gouvernement. » En novembre 1833, un secours de cinquante francs lui fut accordé. Il y a aussi un Ots, Martin, François, né le 26 avril 1777 à Bruxelles (Belgique), ancien militaire, demeurant à Paris, naturalisé français le 25 octobre 1820, in Bulletin des lois 7e série, tome 12e, n° 435, Paris, août 1821, p. 159.

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