Ouvrier, Alexandre, Louis, Joseph

Biographie


Né le 12 mars 1803 à Paris. Employé pendant une dizaine d’années dans l’une des premières maisons de banque, chez Bertoud frères, banquiers, 3 bis, rue Richer, puis chez Goudchaud, 9, rue Vendôme. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Son dossier est annoté de l’observation suivante d’un des commissaires : « M. Ouvrier est un jeune homme d’une éducation parfaite, qui a travaillé longtemps dans les principales maisons de banque de Paris. Dans les journées de Juillet, il a montré le dévouement le plus absolu à la cause publique. Il demande une place de comptable au ministère des Finances ou au ministère de la Guerre. Il mérite d’être appuyé chaudement par la Commission. » On trouve dans son dossier trois certificats. Le premier : « M. Cottin (ou Cossin ?), capitaine en retraite de l’ex-5e régiment de cuirassiers, chevalier de la Légion d’honneur, certifie que M. Alexandre Ouvrier s’est toujours fait distinguer par noble patriotisme, qu’il a, le 27 juillet, à table d’hôte, excité, entraîné par son ardeur plusieurs jeunes gens à courir aux armes, à aller avec lui s’exposer à tous les dangers d’une première entreprise, dans laquelle on l’a vu se signaler non seulement par son enthousiasme même exalté mais encore par celui qu’il a su inspirer et répandre au milieu des rassemblements. » Signé : Cottin, demeurant 24, rue Neuve-Saint-Eustache. Le deuxième : « Je soussigne et certifie que M. Alexandre Ouvrier commandait le poste de gardes nationaux établi au Carrousel, sous la garde du quartier général du général Gerard, qu’il a montré beaucoup de zèle dans son service et d’intelligence dans la direction de ses patrouilles dans la nuit du 30 juillet. » Signé, le 1er août 1830 : De Laboullaye illisible, premier aide de camp du général Gerard, commissaire du gouvernement. Le troisième : « Je, soussigné, certifie avoir vu M. Alexandre Ouvrier, le 28 juillet 1830, armé d’un fusil et se rendant à la tête d’un détachement de citoyens sur le boulevard, au moment où les troupes tiraient sur le peuple. » Signé, le 2 août 1830 : Guillot, marchand, demeurant 17, rue Lévêque. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il sollicita une place de comptable soit comme garde-magasin soit comme receveur des vivres au ministère de la Guerre. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il cosigna avec une vingtaine d’autres médaillés la lettre d’Eric, Bernard (voir ce nom), président de la commission des médaillés de Juillet, et qui, en date du 20 juillet 1831, demandait qu’il y ait une unité du ruban auquel devaient être suspendues les croix et les médailles, des médaillés ayant été poursuivis pour avoir porté le ruban bleu, ruban qui suspendait la Croix de Juillet, au lieu du ruban tricolore, ruban qui suspendait la médaille de Juillet. La demande était fondée sur ce que chaque citoyen avait le droit de porter le ruban national, et d’y suspendre une des nombreuses médailles qui avaient été frappées depuis la révolution. En 1831, il était capitaine des grenadiers du 2e bataillon de la IIe légion de la garde nationale. Il demeurait 26, rue Bergère en 1830-1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 173 n° 1 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement (sous le nom d’Ouvrier, Alexandre, Louis, Joseph, faire le changement de prénom ?) et lettre en date du 20 juillet 1831.

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