Pacot dit Pacot d’Yenne, Jean, Louis
Biographie
Né le 4 brumaire an VIII (23 octobre 1799 mais 26 octobre 1799 in Archives nationales F/1dIII/34 et in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension) à Paris (ancien) VIIIe arrondissement. Ancien officier de cavalerie, ancien garde du corps, démissionnaire en 1825. Il fut blessé d’un coup d’arme à feu reçu dans la jambe droite, le 29 juillet place du Palais-Royal, rue Saint-Honoré près du café de la Régence. Le Constitutionnel du 7 août 1830 relatait ainsi sa participation à la révolution : « M. Pacot d’Yenne, ancien officier de cavalerie, a été grièvement blessé sur la place du Palais-Royal, à la tête de la troupe de citoyens qui l’avaient nommé son commandant. Une balle lui a brisé la jambe. Quoique blessé il a encore commandé le feu contre les soldats de l’ex-garde. » Le Figaro, le 11 août 1830, relatait quant à lui : « M. Pacot d’Yenne a rallié, le 28, une troupe d’environ cinq cents hommes, qu’il a excités au combat en leur lisant une proclamation et les a conduits jusqu’au palais d’Orléans. Un Suisse l’a ajusté et lui a cassé les jambes. Ce brave citoyen n’a pas cessé, malgré cette fracture, de marcher à la tête de ceux qui l’avaient choisi pour chef et de se transporter, soutenu par une béquille, partout où le danger l’appelait. » Le rapport de Sensier précisait à son sujet : « Ce brave officier s’est mis avec deux de ses frères à la tête de pelotons d’ouvriers et de gardes nationaux, à l’attaque du Louvre. Blessé rue Saint-Honoré, il a eu le bonheur de se voir venger par son frère Edouard Pacot d’Yenne, commis marchand chez M. Gantillon, passage Vivienne ; ce jeune homme a tué le Suisse qui avait tiré sur son frère par une croisée. Il est impossible de se conduire plus bravement que l’ont fait ces trois jeunes Français. L’officier Pacot d’Yenne avant d’être blessé a, au péril de ses jours, sauvé la vie à M. Bastard de l’Estang, officier de la garde royale, arrêté par le peuple au moment où il portait des ordres. » Il fut soigné par le docteur Wathier et Teiger. Dans le récit que fit Dutertre, François, Marie de sa propre participation aux combats, on trouve les passages suivants, intéressant Pacot : « […] Le 29 au matin je me rendis à la mairie du (ancien) Ve arrondissement, où on me donna des cartouches. Je suivis à la place de Grève une colonne d’environ cent cinquante personnes. Nous étions réunis à la Grève environ six mille personnes lorsqu’on parla d’aller au Louvre. Un monsieur prit le commandement et moi, soixantième seulement, je marchai à ses côtés. Nous arrivâmes au Louvre au moment où on y entrait. Toutefois nous eûmes encore dans la cour du Louvre une décharge des Suisses. Après avoir concouru à les expulser entièrement nous continuâmes à marcher ensemble sur la place du Palais-Royal, où nous entendions dire qu’on se battait. En y arrivant celui qui avait pris notre commandement reçut une balle à la cheville du pied. J’étais à ses côtés et je le transportais au corps de garde du château d’eau. Il demanda à être porté ailleurs et j’aidai à le transporter dans un hôtel de la rue Saint-Thomas-du-Louvre. Je retournai me battre. Ce ne fut que quatre jours après que j’allai dans cet hôtel demander des nouvelles de mon commandant. On me reconnut et on m’annonça qu’on était chargé de me dire que c’était M. Pacot, ancien officier, qui avait pu être transporté dans son domicile […]. » Il reçut un secours de quatre-vingts francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIe arrondissement. Il était commissaire délégué pour le IIe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 30 décembre 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu à la partie moyenne de la jambe droite, de sa partie antérieure et interne vers sa partie postérieure, avec fracture comminutive du tibia et du péroné, fracture non encore entièrement consolidée et qui doit laisser après elle des difformités et des incapacités permanentes, blessure grave qui équivaut à la perte d’un membre. » Il fut admis dans la 6e classe des blessés et pensionné de huit cents francs. Il reçut, à titre de cas exceptionnel, une indemnité définitive et sans doute aussi une inscription de rentes de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il fut nommé, le 12 août 1831, sous-lieutenant dans la gendarmerie dans la 21e légion. Ne pouvant payer son équipement et courant alors le risque d’être rayé des cadres, il sollicita plusieurs fois son indemnité de première mise en équipement, le cas des anciens officiers n’ayant pas été prévu par le dispositif d’indemnités pour les équipements. Il signa le certificat suivant en faveur de Gros, Napoléon (voir ce nom) : « Dans la journée du 29 juillet je certifie avoir remarqué M. Napoléon Gros se battre avec une intrépidité digne de la cause qu’il défendait et du nom qu’il porte. Je certifie l’avoir vu toujours un des premiers jusqu’au moment où je tombais atteint d’une balle qui m’a cassé la jambe vis-à-vis le Palais-Royal. » Il signa un certificat en faveur de Dusautoy, Germain, pour attester de la présence de ce dernier à l’expédition de Rambouillet. Il signa, comme « blessé le 29 juillet », le certificat suivant en faveur d’Oriol, Guillaume, Antoine : « Nous, soussignés, déclarons qu’il est à notre connaissance que M. Oriol a pris les armes le 27 juillet et qu’il s’est battu les 27, 28 et 29, que pendant ces trois journées il a montré de la fermeté, du courage et du dévouement à la patrie. » Si la loi du 13 décembre 1830 instaura les récompenses de Juillet, une ordonnance, en date du 30 avril 1831, voulut changer les règles de la distribution et stipuler, entre autres, que la Croix de Juillet porterait gravée la légende Donné par le roi des Français, que la couleur du ruban serait bleue avec des lisérés rouges et que les citoyens décorés de la Croix de Juillet prêteraient serment de fidélité au roi des Français, et d’obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume. Cette nouvelle ordonnance souleva des protestations chez les décorés de Juillet. Ces derniers trouvaient en effet cocasse de prêter serment à un roi qui, lui, n’avait pas combattu sur les barricades ! Et le journal la Révolution de demander : « Que parlez-vous donc de serment à des gens qui vous ont fait ce que vous êtes, et qui seraient plutôt en droit de vous demander compte de vos promesses...? » Alexandre Dumas, quant à lui, dans ses Mémoires, ajoutait la précision suivante : « Le droit acquis à la place de Grève, au Louvre et à la caserne de Babylone, est antérieur à tous autres droits : on ne peut, sans tomber dans l’absurde, supposer la décoration donnée par un roi qui n’existait point à cette époque, et pour la personne duquel, nous l’avouons hautement, nous ne nous battions point alors. » Une réunion eut lieu, à ce sujet, le 6 mai 1831, dans la salle de la Grande Chaumière, passage du Saumon, qui réunit un millier de décorés. Elle fut présidée par Garnier-Pagès (voir Garnier dit Pagès, Etienne, Joseph, Louis), avocat et qui représentait le (ancien) VIIe arrondissement. Avec au bureau : Lamoure (voir Lamoure, Auguste), représentant le (ancien) Ier arrondissement ; Arago (voir Arago, Etienne, Vincent), représentant le (ancien) IIe arrondissement ; Trélat (voir Trélat, Ulysse), représentant le (ancien) IIIe arrondissement ; Moussette (voir Moussette, Paul, Benoît), représentant le (ancien) IVe arrondissement ; Higonet (voir Higonet, Guillaume, Philippe, Joseph), représentant le (ancien) Ve arrondissement ; Bastide (voir Bastide, Jules), représentant le (ancien) VIe arrondissement ; Garnier-Pagès (voir Garnier dit Pagès, Etienne, Joseph, Louis), représentant le (ancien) VIIe arrondissement ; Villeret (voir Villeret, Antoine, Médéric ), représentant le (ancien) VIIIe arrondissement ; Gréau (voir Gréau, Anne, Louis), représentant le (ancien) IXe arrondissement ; Cavaignac (voir Cavaignac, Godefroy, Jacques, Eléonore), représentant le (ancien) Xe arrondissement ; Raspail (voir Raspail, François, Vincent), représentant le (ancien) XIe arrondissement ; Bavoux (voir Bavoux, François, Nicolas), représentant le (ancien) XIIe arrondissement ; Geibel (voir Geibel, Antoine, Benoit), représentant le (ancien) XIIIe arrondissement (arrondissement de Saint-Denis) ; Dumas (voir Dumas, Alexandre), représentant le (ancien) XIVe arrondissement (arrondissement de Sceaux). Voici comment Le Constitutionnel, du 7 mai 1831, rapporta le déroulement de cette réunion : « Les citoyens désignés pour la décoration de Juillet avaient été invités à se rendre aujourd’hui à la Grande-Chaumière, passage du Saumon, pour délibérer sur plusieurs questions relatives aux dispositions de l’ordonnance du 30 avril, qui détermine la couleur du ruban, décide que ces mots donné par le roi seront inscrits sur la décoration et prescrit un serment aux citoyens désignés. La réunion était très nombreuse. Un projet de résolution a été mis aux voix, article par article, et adopté sans discussion et sans réclamation. Voici l’acte proposé à l’approbation de l’assemblée : “Considérant que le serment en France ne peut être demandé que par une loi ; que nul article de la loi du 13 décembre 1830, qui a institué la décoration de Juillet, ne prescrit de serment ; que reconnaître au gouvernement le droit d’imposer une condition quelconque en dehors de la loi du 13 décembre 1830 ce serait lui reconnaître celui de modifier arbitrairement cette loi, et par conséquence de refuser les décorations acquises ou d’en distribuer de nouvelles sans le concours de la Commission ; que le roi, comme représentant de la nation, peut remettre aux décorés de Juillet, qui alors la recevraient de sa main, l’étoile qu’ils doivent porter mais que rien de l’autorise à la donner en son nom ; que ces mots donné par le roi, changeraient la nature de la récompense, qui cesserait d’être une récompense nationale, pour devenir une faveur royale ; que les faits à raison desquels la décoration a été instituée sont antérieurs à l’existence même du gouvernement du roi ; que le seul serment à exiger, en ce cas, serait celui de fidélité aux principes qui ont mis les armes à la main et valu la décoration nationale. Par ces motifs, les citoyens présents à la délibération s’engagent à ne pas se soumettre à la condition du serment, qu’ils considèrent comme illégale. Ils s’engagent, en outre, à porter immédiatement, après la décision prise par l’assemblée, la décoration spéciale, telle qu’elle a été fabriquée sur le modèle donné par la Commission.” La commission qui avait rédigé cette déclaration étant d’avis qu’il ne convenait pas à des citoyens, surtout à des citoyens de Juillet, d’attacher de l’importance à la couleur d’un ruban, le premier article a été adopté à la presque unanimité. Sur la question de l’inscription Donné par le roi, il a été clairement expliqué qu’il ne pouvait être dans la pensée d’aucun des patriotes de Juillet de refuser la décoration de la main du roi, et que la résolution n’était proposée que dans l’intérêt des principes et de la loi. La troisième question, celle du serment, a été résolue pour des motifs semblables. L’ordre le plus parfait a été observé dans cette délibération. Parmi cette élite des patriotes de Juillet, plusieurs portaient des marques glorieuses de leur courage. On a distingué avec intérêt un vieux citoyen (voir Decombis, Antoine) blessé une première fois, le 14 juillet 1789, devant la Bastille, et blessé de nouveau, le 28 juillet 1830, devant l’Hôtel de ville. Il avait obtenu la médaille commémorative de la victoire du 14 juillet 1789. Toute l’assemblée s’est empressée de rendre honneur à ce vétéran de la liberté. La séance levée, plusieurs des assistants se sont empressés de se séparer du ruban bleu bordé de rouge. Une quête a été faite au profit des détenus politiques. » Il fut l’un des signataires, comme « officier de cavalerie », (voir la liste des signataires à Fribourg, François) de la pétition suivante, qui protestait contre les différentes contestations qui repoussaient les délais de remise des décorations : « Sire, les combattants de Juillet s’attendent depuis longtemps à voir briller sur leur poitrine un signe de liberté et d’honneur. La Commission des récompenses nationales avait arrêté le modèle des décorations et même le ruban, il était rouge avec deux raies noires. Elle avait voulu sans doute, par un signe perpétuel de deuil, rappeler le souvenir de nos braves camarades qui ont succombé dans la glorieuse lutte de la liberté contre le despotisme. Cette décision a reçu son exécution, la croix et le ruban ont été fabriqués et, la Commission ayant terminé son travail, rien ne s’oppose à ce que les décorations soient distribuées dans les premiers jours de mai et que cette distribution soit l’épisode le plus glorieux de la fête de Votre Majesté. Mais, Sire, il n’en n’est pas ainsi : on croit aujourd’hui devoir ôter de la décoration les mots qui la caractérisent, la date de nos immortelles journées, changer la couleur du ruban et prolonger ainsi indéfiniment l’exécution des promesses sacrées. Les blessés et tous les combattants de Juillet sont persuadés, Sire, que vous ignorez ces misérables tracasseries et que jamais vous n’avez eu l’intention de déprécier une récompense acquise au prix de leur sang et d’empoisonner ainsi la joie qu’ils éprouvent de recevoir de votre main un signe si glorieux. Ils vous supplient, Sire, de donner des ordres pour que rien ne soit changé aux dispositions arrêtées par la Commission et déjà exécutées et de fixer le jour le plus prochain pour cette distribution. Ils sont, Sire, de Votre Majesté, les très fidèles sujets. » Le 6 septembre 1836, lieutenant et secrétaire archiviste attaché à la place de Briançon, il déclara à la mairie de cette ville la naissance de son fils, Pacot d’Yenne, Louis, Marie, Emile, Numa, dont la mère était Catherine, Louise, Ursule Rexmur (illisible) et qui sera capitaine au 37e régiment d’infanterie et décoré de la Légion d’honneur. Il demeurait 5, rue Ribouté en 1830 ; 51, rue du Faubourg-Poissonnière en 1831. Le Constitutionnel, 7 août 1830 ; Le Figaro, 11 août 1830 ; Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 41 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 44 ; Rapport de M. Sensier, ancien notaire, commissaire du IIe arrondissement chargé de constater le nombre des victimes et les faits mémorables des glorieuses journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, Paris, imprimerie de Ambr. Firmin Didot, 24, rue Jacob, 1830, p. 25, 34-35 ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 108 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des cas exceptionnels du IIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives p. 69, liste nominative des blessés de la 6e classe auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IIe arrondissement, p. 95, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Archives de Paris VD3 1-2 in dossier Demandes de récompenses et de secours, et recommandations (1830-1831) in dossier Pacot d’Yennes, Edouard ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) IIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 in dossier Gros, Napoléon ; Archives de Paris VD6 173 n° 1 in dossier Oriol, Guillaume, Antoine ; Archives de Paris VD6 277 in dossier Dusautoy, Germain ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/70 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IIe arrondissement, cas exceptionnels et blessés de 6e classe ; Archives nationales F/15/4240 in dossier Dutertre, François, Marie ; Le Constitutionnel, 7 mai 1831 ; Mes Mémoires, Alexandre Dumas, huitième série, nouvelle édition, Paris chez Lévy frères, 1869, pp. 162-166 ; Journal militaire officiel, année 1831, deuxième semestre, Paris, chez Anselin, 1831, p. 256 ; Archives nationales F/9/1154 Protestations ; Archives nationales BB/11/317 n° 7062 B 7 sur son changement de nom ; base leonore de la Légion d’honneur, dossier LH//2031/51.