Pailhès baron, Antoine

Biographie


Né vers 1779 à Béziers (Hérault). Colonel de la Grande Armée. A la chute de l’Empire, le colonel Pailhès fut chargé de réorganiser le 90e régiment d’infanterie de ligne. Soldat depuis le début de la Révolution, il avait reçu, pour sa conduite au pont de Liaskovo, pendant la campagne de Russie, la décoration d’officier de la Légion d’honneur, des mains de l’Empereur, qui l’avait détachée de sa propre poitrine pour la lui remettre. En juin 1814, le duc de Berry vint passer en revue le 90e régiment d’infanterie de ligne. « Dans cette revue, l’un des majors reçut la décoration d’officier de la Légion d’honneur des mains du prince ; mais au même moment un ancien émigré, dont le nom était connu du duc, lui ayant rappelé les services que sa famille avait rendus aux Bourbons et ayant sollicité la décoration pour lui-même, le prince eut l’impudence de retirer au major la croix dont il venait d’orner sa poitrine pour en gratifier l’émigré ; en quelques secondes, le colonel Pailhès fut informé de ce fait, et abordant vivement le prince, il lui reprocha avec une chaleureuse énergie l’insulte faite à ce brave officier, et s’exaltant sous l’impression d’une honorable susceptibilité : “Si vous aviez eu affaire à moi, je vous aurais tué, dit-il au prince.” Huit jours plus tard, le colonel Pailhès était renvoyé, en demi-solde, dans ses foyers, signalé comme ennemi du gouvernement, et mis sous la surveillance de la haute police. » Il fut compromis, sous la Restauration, dans de nombreuses conspirations contre la monarchie. En juillet 1830, il commandait en chef le poste de la Bourse. Il contribua à préserver du pillage l’argenterie du château des Tuileries, en la déposant au poste de la Bourse (voir Novince, Pierre, François). Il nomma, avec le colonel Dulac, Fossé à la préservation de la Bourse. Le Figaro, en date du 1er août 1830, relatait sur une scène qui se passa à la Bourse : « Un pompier chargé de la confection des cartouches, y travaillait le 29. A 2 heures de la nuit, cet homme, ayant eu le cerveau dérangé, s’arma de deux pistolets d’arçon et, les tenant sur deux barils de poudre, menaçait de faire feu, croyant dans son délire que le palais de la Bourse était menacé. A ces cris, M. Paylès (sic), colonel, et M. Félix Chèvre, concierge de la Bourse, entrèrent dans l’endroit où était la poudre. M. Chèvre, se précipitant sur l’homme en démence, lui enleva par le plus grand bonheur les deux pistolets qui étaient chargés et armés et s’empara de lui. Grâce au courage de M. Chèvre, cet homme échappa deux rois à la mort : la première dans l’enceinte de la Bourse, qui étaient alors remplie de citoyens en armes, et la seconde sur la place de la Bourse. M. Chèvre a faire remettre ce malheureux à sa famille. » Le National du 13 août 1830 publia une lettre qui donna, sans doute, la version la plus exacte sur comment il avait empêché qu’une grave explosion ne fît un nombre considérable de victimes et d’important dégâts à la Bourse : « A M. le rédacteur du National. Paris (Ecole militaire), le 10 août. Monsieur. Un seul journal, le Courrier des électeurs, ayant parlé des événements de la Bourse, et beaucoup de personnes se parant de la peau du lion à cet égard, j’ai l’honneur de vous prier d’insérer dans votre estimable journal la relation qui a paru le 5 de ce mois dans ledit journal du Courrier des électeurs, conçue en ces termes : “Plusieurs journaux ont annoncé qu’on avait arrêté à la Bourse, le 31 juillet dernier, un individu qui tentait de mettre le feu aux poudres qui y étaient renfermées, sans parler de la belle et honorable conduite du colonel Pailhès, qui nous secondait. Permettez-nous de profiter de la voie de votre journal pour rétablir les faits. ”L’individu que nous avions chargé de diriger la confection des cartouches et des gargousses pour le service de l’artillerie (nous nous étions emparés de trois pièces), échauffé par la poudre, devint subitement fou, et, s’imaginant que la cause de la liberté était perdue, voulait faire sauter la Bourse. Il tenait un pistolet chargé et armé dans un baril de poudre, et un autre qu’il dirigeait vers la porte. ”C’est alors que le colonel Pailhès disposé à sacrifier sa vie pour la patrie, s’élance sur ce furieux, qu’il parvient à intimider un instant. Pendant ce temps, le sieur Chèvre (Etienne-Félix), concierge du palais de la Bourse, profitant avec la promptitude de la foudre de l’hésitation de cet aliéné, s’élance sur lui et le désarme. Le courageux dévouement du colonel Pailhès, qui n’a rien d’étonnant pour nous, a sauvé trois mille citoyens recommandables et conservé un monument qui fait l’admiration de tous.” Nous avons l’honneur, etc. Les commandants civils du poste de la Bourse, Rovisck et Gadot. » En août 1830, il commandait l’Ecole militaire. Dans sa séance du 21 avril 1831, le comité des renseignements, chargé de recueillir des informations sur les différents candidats aux récompenses honorifiques et sur les contestations qu’il pouvait y avoir sur chacun des cas, affirmait au sujet de Pailhès (mais le passage est rayé, soit que le cas fût réglé soit que l’information fût abandonnée) : « Le jury l’avait porté, sur la clameur publique, pour la décoration ; ajourné par la Commission. » Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Son nom est sur une liste alphabétique du (ancien) XIIe arrondissement de blessés qui comparurent devant le jury médical. Il signa, le 18 septembre 1830, le certificat suivant en faveur de Majan, Benoît, Charles, Joseph : « Je, soussigné, commandant supérieur de l’Ecole militaire, ex-commandant de la place de la Bourse pendant la glorieuse semaine de juillet dernier, certifie que tous les faits relatés ci-dessus sont à ma parfaite connaissance et que je n’ai que des éloges à donner au sieur Benoit Majan pour sa conduite distinguée dans les mémorables journées de Juillet, conduite qui lui donne des droits à la bienveillance du gouvernement. » Dans le récit que fit Boyaud, Louis, François (voir ce nom) de sa propre participation aux combats de Juillet, il laissait les indications suivantes sur Pailhès : « […] Après la pacification de ce quartier, le soussigné combattit aux Tuileries, y entra un des premiers, réprima le désordre autant qu’il était en lui et enfin escorta les vases de la chapelle royale jusqu’à la Bourse. Ne pouvant citer aucun témoin, il prend le parti de donner des détails. Les vases avaient été cachés sous le théâtre, ils en furent tirés, enveloppés dans une couverture de laine et portés à la Bourse par un homme qui paraissant être de la classe ouvrière. Parmi ces vases, était une cuvette en vermeil et deux flambeaux d’une grande beauté. On les déposa près de l’enceinte où se tiennent les crieurs d’effets publics à la Bourse et ils furent reçus par des officiers supérieurs, au nombre desquels étaient le colonel Pailhès et le général Dufour […]. » Il y prêta son serment de décoré de la Croix de Juillet, le 16 mai, reçut sa croix le 9 juillet 1831, et son brevet lui fut transmis par la poste. Il était (fut nommé ?) maréchal de camp à Rodez en 1830. Il signa, en tant que commandant supérieur du poste de la Bourse, un certificat attestant la conduite de Tremblez, Louis, Pierre, Mathurin. Il signa un certificat en faveur de Roché pour attester que peu de citoyens autant que lui méritaient d’être récompensés. Il signa un certificat en faveur d’Hémard, Alexis, pour attester que ce dernier s’était « conduit dans toutes les attaques où il s’est trouvé d’une manière très distinguée et qu’elle lui donne des droits aux récompenses nationales ». Il signa le certificat suivant en faveur de Poncelet, Etienne, Ovide : « Je, soussigné, commandant le poste de la Bourse pendant les grandes journées de juillet dernier, certifie que tous les faits relatés dans la présente sont à ma connaissance et méritent toute confiance. Je crois devoir fixer l’attention de la Commission des récompenses nationales sur la conduite distinguée du sieur Poncelet dans les journées du 27, 28 et 29 juillet et dont la bravoure ne contribua pas peu au triomphe de la cause nationale puisqu’il est notoire qu’il y tua six sicaires du gouvernement déchu et qu’il fut toujours présent aux lieux les plus périlleux. » Le docteur Delacoux, Alexis (voir ce nom), invoquait son témoignage pour attester de la conduite qu’il avait lui-même tenue à l’ambulance de la Bourse. Il signa, en tant que colonel, commandant militairement le poste de la Bourse, le témoignage suivant en faveur de Guillon, François, Gabriel (voir ce nom) : « Le docteur Guillon a fait preuve, dans les glorieuses journées de Juillet, de patriotisme et de dévouement à la cause nationale ; qu’il a mérité les plus grands éloges et est digne de toute la reconnaissance de la nation. » Puis, en faveur du même la décoration ; « J’ai l’honneur de solliciter en faveur de M. Guillon, chirurgien major dans la VIIIe légion de la garde nationale parisienne la récompense nationale que méritent les citoyens qui se sont distingués dans la mémorable semaine de juillet dernier et qui ont concouru à fonder l’indépendance de la France. Les titres de M. Guillon sont incontestables. M. Guillon fut le premier qui se présenta au poste de la Bourse, revêtu de son uniforme de chirurgien-major pour y établir l’ambulance pour les blessés. Ce fut lui qui le premier les pansa et continua à leur prodiguer ses soins sans relâche depuis le 29 juillet dernier jusqu’à ce jour. Les blessés voulant laisser à M. Guillon un témoignage de leur reconnaissance lui décernèrent une médaille. Ce témoignage est grand sans doute mais il appartient au gouvernement de la consacrer d’une manière plus éclatante en accordant à M. Guillon la décoration de la Légion d’honneur que je me fais un devoir de demander, attendu qu’il est à ma parfaite connaissance que les services qu’il a rendus lui méritent cette récompense nationale. P.S, je certifie que M. Guillon fut blessé d’un coup de feu au pied droit en pansant les blessés, ce qui n’empêcha pas de leur donner des soins. » Il apostilla un certificat établi en faveur de Dupart, Paul, Amable, pour établir les mérites de ce dernier. Il délivra, le 16 août 1830 et en tant que commandant supérieur de l’Ecole militaire, un certificat en faveur de Renaud, Nicolas et de Couturier, Jacques, pour attester que les deux hommes avaient été en subsistance à l’Ecole militaire depuis le 6 août jusqu’au 14 août 1830. A titre de récompense nationale, il obtint une demi-bourse au collège pour son fils ; on trouve en face du nom de Pailhès fils l’observation suivante : « Fils d’un officier supérieur, qui a combattu dans les trois journées et qui avait éprouvé des persécutions à cause de ses opinions politiques. » Il délivra, en tant que commandant supérieur de l’Ecole militaire, le certificat suivant en faveur de Bouvier, Joseph : « Le commandant supérieur de l’Ecole militaire certifie que, chargé du commandement du poste de la Bourse pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet, je chargeai M. Joseph Bouvier, loueur et carrossier à Versailles, de porter et répandre dans cette dernière ville comme à Sèvres des proclamations du gouvernement provisoire aux Français pour le triomphe de la cause nationale. » Dans le même dossier de Bouvier, on trouve des indications sur Pailhès ; par exemple, ce certificat déliré par le maire provisoire de Versailles : « C’est lui qui, le 30 juillet, m’apporta de Paris les journaux de jeudi et vendredi et le premier supplément du Moniteur, annonçant l’installation du gouvernement provisoire et de la commission municipale. Je lui remis, le vendredi, une dépêche pour le général Gerard, dont il me rapporta la réponse signée du 31 juillet par le colonel Pailhès, commandant à la Bourse. » Aussi signé par le maire de Versailles : « Le maire de Versailles certifie qu’il est à sa connaissance que le sieur Bouvier, Joseph, loueur de voitures, rue d’Anjou n° 68 à Versailles, a fidèlement rempli les diverses missions dont il avait été chargé à l’occasion des événements du 29 juillet 1830, notamment par M. le baron Pailhès et le général Pajol. » Cet autre enfin : « Rougé, élève de l’Ecole polytechnique, certifie avoir laissé passer au pont de Sèvres sur lequel il s’était dirigé le samedi matin 31 juillet le sieur François, Joseph Bouvier avec une voiture. Il était alors porteur de lettres [du] général Gerard. Je peux [illisible] que ce monsieur a droit, à cause de son dévouement puisqu’il s’est exposé à être fusillé, à l’indemnité promise par le baron Pailhès, commandant à la Bourse. » Il signa le certificat suivant en faveur de Junck, Jean-Jacques : « Le commandant supérieur de l’Ecole militaire, ex-commandant le poste de la Bourse pendant les journées des 27, 28, 29, 30 et 31 juillet dernier, certifie que M. J.-J. Junck, officier de cavalerie, a fait partie de ce poste pendant ces mémorables journées, qu’il puissamment contribué au succès qui ont eu lieu dans diverses attaques parties de ce point et que sa conduite a été digne de tout éloge et mérite toute la bienveillance du gouvernement. » Dans le récit que fit Raymond, Jean, Antoine de sa participation aux combats de Juillet, il faisait ainsi mention de Pailhès : « […] Le 29, on m’a vu assister à l’essai des canons et de là au siège du Louvre. A 2 heures, on m’a vu porter mon modèle de redoute, perdu pour moi malgré toutes mes démarches et la complaisance qu’y a mis le sieur Palliès, au commandant de l’état-major à la Bourse, c’était le sieur Palliès […]. » Il signa, le 10 août 1830, le certificat suivant en faveur de Simon, Jean, Antoine : « Le commandant supérieur de l’Ecole militaire, ex-colonel du 7e régiment de la garde impériale, certifie à tout qu’il appartiendra que le sieur Simon, Jean, Antoine, sergent sapeur, a servi sous mes ordres ; que sa conduite dans plusieurs affaires avait été tellement louable que je lui rendis la justice de le porter pour l’obtention de la décoration de la Légion d’honneur, qu’il ne reçut point à cause des événements qui amenèrent la Restauration. Les faits d’armes dudit sieur Simon, avant le 28 juillet, lui méritaient cette décoration mais cette journée dans laquelle il fut blessé pour le triomphe de la liberté ajoute incontestablement à ses droits. » Au procès des ministres de Charles X, en décembre 1830 devant la Cour des pairs, Peyronnet indiqua que ce fut son intervention qui avait fait rendre la liberté au colonel Pailhès (à la suite de quel emprisonnement ? ce n’est pas précisé). En 1845, sa veuve reçut un secours de cent cinquante francs une fois payé. Dans sa séance du 28 décembre 1846, la Commission de répartition des secours de la préfecture de police décida d’augmenter de cent francs les neuf cent soixante francs de secours que recevait annuellement sa veuve et de lui verser un secours une fois payé de cent cinquante francs. En 1851, la veuve reçut un secours de deux cents francs, de la part de la préfecture de police, à titre de veuve d’un condamné politique sous la Restauration. Au premier trimestre de 1852, sa veuve reçut un secours de deux cents francs, de la part de la préfecture de police, à titre de veuve d’un condamné politique sous la Restauration. En août 1852, la préfecture de police donnait sur sa situation financière les renseignements suivants : « Jouit d’une assez belle fortune. Moralité excellente, ne s’occupe pas de politique. Il paraît convenable de supprimer le secours, à raison de la fortune de cette dame. » Les renseignements recueillis ne parurent cependant pas suffisants à l’administration pour décider de la suspension des secours et la veuve reçut un secours de deux cents francs au deuxième, troisième et quatrième trimestres de l’année 1852, au premier trimestre de l’année 1853. Elle demeurait 23, rue Royale-Saint-Honoré en 1852-1853. Le Figaro, 1er août 1830 ; La France nouvelle, nouveau journal de Paris, 3 août 1830 ; Le National, 4 août 1830 ; Histoire de la révolution de 1830 et des nouvelles barricades, par F. Rossignol et J. Pharaon, Paris, chez Vimont, Levavasseur et Urbain-Canel, 1830, Nom des personnes qui se sont distinguées dans les mémorables journées p. 276 ; Des patriotes, des libéraux et des doctrinaires, pour servir à lhistoire de la révolution de Juillet, J. N. Poubelle, Paris, chez les libraires du Palais-Royal, 1832, p. 6 ; Biographie des hommes du jour, Sarrut et Saint-Edme, Paris, au Dépôt général, tome V, 2e partie, p. 25 ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris Vbis7K4 1, Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, Xe arrondissement ; Archives de Paris Vbis7K4 3 contrôle nominatif des citoyens décorés de la Croix de Juillet du Xe arrondissement ; Archives de Paris 1AZ 10 (1AZ 106 pièces 27 à 33) ; Archives de Paris 4AZ 19 (4AZ 839 inventaire de l’argenterie provenant du château des Tuileries) ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 in dossier Delacoux, Alexis, idem in dossier Guillon, François, Gabriel ; Archives de Paris VD6 277 in dossier Dupart, Paul, Amable ; Archives de Paris VD6 278 in dossier Hémard, Alexis, idem in dossier Poncelet, Etienne, Ovide ; Archives de Paris VD6 281 n° 1 dossier Roché ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (sous le numéro 650) ; Archives de Paris VK3 29 ; Archives de Paris VK3 46 (couverture du dossier Heurtau, Jean, Nicolas) ; Archives de Paris VK3 51 in dossier Renaud, Nicolas ; Archives nationales F/1dIII/33 état des places et faveurs accordées par le gouvernement, à la suite de la révolution de Juillet et des événements qui s’y rattachent et en considération de la part qu’y ont prise les impétrants ou leurs familles ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/76 in dossier Simon, Jean, Antoine ; Archives nationales F/1dIII/77 in dossier Tremblez, Louis, Pierre, Mathurin ; Archives nationales 234 AP 2 Papiers Mounier police sous la Restauration dossier 3, lettre en date du 23 janvier 1812 de la Direction générale de l’administration départementale de la police ; Archives de la préfecture de police AA 366, année 1845 et séances des 3 avril et 26 décembre 1846 ; Archives de la préfecture de police AA 366, Etat des allocations une fois payées accordées sur le chapitre 24 du budget de 1845 à des victimes de condamnations politiques sous la Restauration, qui résident à Paris, idem Commission des condamnés politiques de la Restauration, séance du 28 décembre 1846, idem Etat des allocations accordées pour le mois de janvier 1848 aux condamnés politiques de la Restauration qui résident à Paris (où elle apparaît pour un secours mensuel de quatre-vingts francs) ; Archives de la préfecture de police AA 368, Etat de répartition des secours, budget de 1851, idem Etat de répartition de secours imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, 1er trimestre 1852, idem rapport au ministre de la Police générale, août 1852, idem Etat de répartition de secours imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852 (secours à divers titres), minute 209, idem Rapport au ministre de la Police générale, en date du 13 septembre 1852, minute 216, idem Etat de répartition de secours imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852 (secours à divers titres), et afférents aux 3e et 4e trimestres de 1852, minute 263, idem Etat de répartition de secours entre quatre-vingt-sept personnes qui recevaient des allocations sur les crédits spéciaux que les anciens budgets consacraient aux condamnés politiques, 3e et 4e trimestres réunis, minute 265, idem Etat de répartition de secours entre vingt-cinq personnes qui recevaient des allocations sur les crédits spéciaux que les anciens budgets consacraient aux condamnés politiques, 1er trimestre 1853, minute 275 ; Archives de la préfecture de police AA 372 in dossier Majan, Benoît, Charles, Joseph ; Archives de la préfecture de police AA 374 in dossier Boyaud, Louis, in dossier Bouvier, Joseph ; Archives de la préfecture de police AA 395 in dossier Junck, Jean-Jacques ; Archives de la préfecture de police AA 410 in dossier Raymond, Jean, Antoine ; Procès des derniers ministres de Charles X, Paris, chez Audot, 1830, tome II, , p. 306.

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