Pannetier, Jean ou Paunetier, Jean
Biographie
Né vers 1792 à Olivet (Mayenne). Ouvrier peintre. Combattant de Juillet, il fut blessé aux jambes au Palais-Royal (fortement contusionné à l’épaule gauche et au pied droit sur les listes de la mairie in Archives de Paris VD6 288 n° 7). Marié et père d’un enfant, il reçut deux secours de quatre-vingts francs en septembre 1830 (dont un sous le nom de Panetier, Jean), sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il fut soigné à la Maison de convalescence de Saint-Cloud. Il reçut un total de trois cent cinquante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 27 janvier 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une contusion à la malléole interne du côté droit, sans plaie et sans cicatrice, avec un peu de gonflement à l’os et des difficultés dans les mouvements du pied. En conséquence nous estimons que le susnommé a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné d’empêchement que pendant la durée du traitement et qu’il doit être rangé dans la première classe des blessés. » Il fut effectivement rangé dans la première classe de la deuxième catégorie des blessés. Il reçut, à titre de cas exceptionnel, une indemnité définitive de cinq cents francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il était père d’un enfant en 1830. Il fut détenu à la suite du soulèvement républicain de 1832. En 1834, son état n’avait fait qu’empirer et il était paralysé des jambes. Dans l’incapacité absolue de travailler, père de famille, il sollicita des secours. Le préfet de la Seine donna sur son compte des renseignements favorables et Pannetier obtint un secours de cent cinquante francs. En 1848, il était marié et père d’un enfant. Il reçut un secours en 1850, un secours de quarante francs en 1851, à titre de blessé de Juillet. Il demeurait 21, rue Saint-Denis en 1830-1834 ; 150, rue du Faubourg-Saint-Martin en 1848 ; 99, rue du Faubourg-Saint-Martin en 1850 ; 160, rue du Faubourg-Saint-Martin en 1851. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Archives de Paris VD6 281 n° 1 (lettre du préfet de la Seine, en date du 1er février 1832, dossier Lataye, Anne, Louise mademoiselle) (sous le seul nom de Pannetier) ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat des morts et des blessés par suite des événements de juillet 1830, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant, état des (197) citoyens dont les blessures ont entraîné un empêchement de travail que pendant la durée du traitement ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/57 in dossier Graillot ; Archives nationales F/1dIII/70 ; Archives nationales F/15/3884, Commission des récompenses nationales, détenus politiques 3e catégorie, indemnités ; Archives de la préfecture de police AA 369, Proposition d’accorder à cent quarante décorés, blessés et veuves de Juillet domiciliés dans le département de la Seine des secours s’élevant à la somme de 6.980 francs, minutes 94 à 99, idem Courrier au ministre de l’Intérieur, en date du 28 janvier 1851, sur une proposition d’accorder à 28 décorés, 119 médaillés, 20 veuves de décorés ou de blessés, 16 blessés de Juillet 1830, 4 femmes de médaillés, 1 orphelin et 1 mère de médaillé décédé, des secours s’élevant ensemble à la somme de 10.875 francs, minutes 159-163.