Papeguay, Pierre, Xavier
Biographie
Né vers 1788 à Noisy (Oise). Charcutier. Il s’illustra à la Grève, rue Saint-Antoine et rue Culture-Sainte-Catherine. Il fit une demande devant la Commission des récompenses nationales mais n’obtint pas de réponse. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il adressa, le 4 juillet 1831, la lettre suivante à cette Commission : « […] A l’honneur de vous exposer qu’il eut celui de faire son devoir lors des immortelles journées de Juillet, s’étant dès le matin du 27, en garde national habillé et armé, aussitôt rendu auprès de Gautier, son capitaine, sous les ordres et commandement duquel il se mit vaillamment dans les rangs des braves défenseurs de la patrie, pour combattre pour la cause nationale, celle sacrée de la liberté. […] Il n’ambitionne d’autre récompense que celle à laquelle il a droit : l’insigne des braves, la décoration de Juillet […]. » Il précisait avoir déjà fait une demande et qu’un certificat devait être dans les bureaux. Sa lettre était apostillée par : Giraud, demeurant dans le quartier Saint-Jean ; Mathez, demeurant dans le quartier Saint-Jean ; Bizot, demeurant dans le quartier Saint-Jean ; Orban, demeurant dans le quartier Saint-Jean ; Gautier, demeurant dans le quartier Saint-Jean, qui précisait : « Je dois me rappeler que le 27 juillet M. Papeguay s’est joint à moi et à quelques autres citoyens qui avions pris armes depuis environ 9 heures du matin jusque vers midi ; qu’alors ces citoyens se sont dispersés. » Il signa, le 28 août 1830, le certificat suivant en faveur de Coqueau, Jean-Baptiste : « Nous, soussignés, certifions que le nommé Coqueau, Jean-Baptiste, tourneur en cuivre, rue du Temple n° 14 (sic), ancien militaire, a constamment combattu pour la liberté dans les journées des 28 et 29 juillet. Il a montré la plus grande bravoure, d’abord aux combats qui ont été livrés à l’Hôtel de ville, ensuite aux combats qui ont décidé la prise des Tuileries. Personne plus que lui ne mérite la bienveillance du gouvernement. Le citoyen Coqueau est avantageusement connu dans le (ancien) VIIe arrondissement et pour ce qu’il a fait dans la dernière révolution et pour sa conduite précédente. Nous lui avons fait et délivré le présent pour lui servir et valoir ce que de raison. » Il demeurait 25, rue de la Verrerie en 1831. Archives nationales F/1dIII/50 in dossier Coqueau, Jean-Baptiste ; Archives de la préfecture de police AA 406. L’inventaire après décès en 1823 de Marie Marguerite Elisabeth Luce Nève, épouse de Pierre Xavier Papeguay, marchand charcutier, demeurant rue de la Verrerie, n° 25, est dans les minutes et répertoires du notaire Pierre Duchesne, 4 juillet 1789-25 octobre 1826, étude LXXXIX.