Parent, Alexandre, Marguerite
Biographie
Né le 18 vendémiaire an X (18 octobre 1801 mais le 7 décembre in Archives nationales F/1dIII/39) à Paris. Garçon bijoutier. Il fut blessé de deux coups de feu, l’un à l’avant-bras droit et l’autre à l’épigastre. Sa mère reçut un secours de cent trente francs en septembre 1830 sur les secours versés par Le Constitutionnel. Il fut soigné à la maison de convalescence de Saint-Cloud, à partir du 6 septembre et en sortit, guéri, le 12 octobre suivant. Son certificat de sortie constatait ainsi les blessures qu’il avait reçues : « Blessure par arme à feu à l’avant-bras droit, de sa partie interne et moyenne vers le milieu de la face antérieure, sans atteinte aux os ; contusion par la même balle à deux pouces au-dessous de l’appendice xiphoïde et au milieu de la région épigastrique. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIIe arrondissement. Il reçut un secours de vingt francs, le 7 août 1830, un secours de vingt francs, le 22 septembre 1830, un secours de vingt-cinq francs, le 4 octobre 1830, un secours de cinquante francs le 15 octobre 1830, un secours de cinquante francs le 17 novembre 1830, un secours de cinquante francs le 24 novembre 1830, un secours de vingt-cinq francs le 15 décembre 1830, un secours de vingt-cinq francs le 15 janvier 1831, un secours de vingt-cinq francs le 15 février 1831, un secours de vingt-cinq francs le 15 mars 1831, un secours de douze francs et cinquante centimes le 1er avril 1831, un secours de douze francs et cinquante centimes le 2 mai 1831 à la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 25 janvier 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, de deux blessures par arme à feu, l’une à l’avant-bras droit, de sa partie moyenne et antérieure vers la partie interne, à travers les chairs, l’autre à l’épigastre, cicatrisées avec quelques difficultés dans les mouvements. » Il fut admis dans la 1re catégorie de la 2e classe des blessés et reçut une indemnité de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. En 1840, les renseignements suivants furent donnés sur son compte : « Le nommé Parent, Alexandre, Marguerite, âgé de quarante ans, a à sa charge sa mère, âgée de soixante-quatorze ans et une jeune cousine de onze ans. Il est sertisseur mais il manque d’ouvrage depuis longtemps. Il a travaillé quelques jours aux fortifications mais sa santé n’a pas été assez robuste pour résister aux fatigues de ce genre de travail et il est tombé malade. Il vient de sortir de l’hôpital et est dans une misère extrême. La conduite de Parent est excellente et il paraît digne à tous égards de la faveur qu’il sollicite et dont il a un pressant besoin. » Il toucha quarante francs de secours en 1841, la même somme en 1843. En 1844, une gratification de vingt-cinq francs lui fut allouée, à l’occasion du quatorzième anniversaire des journées de Juillet, mais la convocation ne le trouva plus à l’adresse du 141, quai de Valmy : il était parti sans qu’on sût où il demeurait depuis. Il demeurait 159, rue du Faubourg-Saint-Denis en 1830-1831 (mais 171, rue du Faubourg-Saint-Denis in Archives nationales F/1dIII/39 et in Archives de Paris VD3 1-2 ; mais bien 159, rue du Faubourg-Saint-Denis in Archives nationales F/1dIII/38 A et in Archives de Paris VD3 1-2) ; 141, quai de Valmy en 1844. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire catégorie de la IIe classe du IIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 70 ; Archives de Paris VD3 1-2 in dossier Commission des récompenses nationales, (ancien) IIIe arrondissement, état des blessés ayant droit à une indemnité temporaire de un et deux ans, idem état des sommes payées par MM. les commissaires ci-après désignés aux combattants et blessés de juillet 1830 du (ancien) IIIe arrondissement, idem Etat des paiements faits par M. Ternaux, commissaire délégué des récompenses nationales pour le (ancien) IIIe arrondissement, aux veuves, ascendants et blessés dudit arrondissement, années 1830-1831 (M. Ternaux n’a pris les paiements que le 13 octobre 1830) ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la médaille de Juillet du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (91) citoyens dont les blessures ont entraîné une incapacité de travail pendant un an ; Archives nationales F/1dIII/70 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IIIe arrondissement, blessés de la 1re catégorie de la 2e classe.