Parent, Louis, Pascal
Biographie
Né le 14 octobre 1807 (ou le 14 décembre 1808 in Archives nationales F/1dIII/41) à Rouen (Seine-Maritime). Ouvrier menuisier. Blessé aux jambes, il reçut deux secours de trente francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut, après la révolution, un total de soixante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 24 mars 1831, la conclusion suivante : « A montré à la partie antérieure des deux jambes des cicatrices superficielles et anciennes, qu’il attribue à des éclats de balle reçus dans les journées de Juillet, circonstance qui, en la supposant vraie, doit le faire ranger dans la première classe des blessés. En conséquence nous estimons que le susnommé a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné d’empêchement que pendant la durée du traitement et qu’il doit être rangé dans la première classe des blessés. » Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Sa médaille et son brevet lui furent délivrées le 25 juin 1831. En juillet 1833, pour la revue que le roi devait faire de la garde nationale, à l’occasion de l’anniversaire de la révolution de Juillet il fit partie, pour le (ancien) Xe arrondissement des dix décorés de Juillet choisis par le maire de cet arrondissement parmi ceux qui ne faisaient pas partie de la garde nationale, pour assister à la cérémonie, sur une estrade réservée en face de celle du roi (voir la liste à Harpin, Jean-Baptiste). En juillet 1835, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut une gratification de sept francs et cinquante centimes à titre de décoré non pensionné. En 1840, sans travaux, père de trois enfants dont l’aîné avait trois ans, il sollicita des secours. La police donna sur son compte d’excellents renseignements, le présentant comme « laborieux et économe ». Il reçut un secours de quarante francs en 1840, de vingt-cinq francs en 1846 et 1847. En 1850, la même administration rapportait : « Menuisier, ne travaille pas en ce moment. Sa femme gagne soixante à soixante-quinze centimes par jour à son état de peloteuse de coton. Le sieur Parent, qui a deux enfants de dix et douze ans à sa charge, est un bon travailleur mais il ne trouve pas d’ouvrage. Il doit deux termes et tout chez lui représente la misère […] Il mène une bonne conduite. » Il reçut un nouveau secours de cinquante francs en 1850, à titre de médaillé de Juillet, et de la même somme en 1854. En 1856, toujours la même administration rapportait : « Parent est ouvrier menuisier, il gagne de trois francs cinquante à quatre francs par jour, ne manque jamais d’ouvrage et jouit d’une bonne santé. Cet homme est marié, il a deux enfants, un garçon et une fille. Sa femme est blanchisseuse, elle gagne sept ou huit francs par semaine, ne travaillant pas tous les jours. Sa fille est couturière, gagne un franc cinquante par jour, elle est âgée de dix-sept ans ; son fils est militaire depuis le mois d’avril dernier. […] Il jouit de la considération d’un honnête homme ; mais nos renseignements nous donnent la certitude que son travail, celui de sa femme et de sa fille le mettent à l’abri du besoin. » Et en 1857 : « […] Gagne trois francs cinquante par jour. […] On recueille d’assez bons renseignements sur cet individu, qui a encouru en 1851 une condamnation à seize francs d’amende pour tapage. » Il demeurait 19, rue de Sèvres en 1830 ; 12, rue de Sèvres en 1830-1831 sur les listes de la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; 124, rue de Sèvres en 1831-1833 ; 126, rue de Sèvres en 1835 ; 120, rue de Sèvres de 1840 à 1847 ; 106, rue de Sèvres, une chambre au loyer annuel de cent trente francs de 1849 à 1860. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du Xe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives p. 84 (sous le seul nom de Parent), liste nominative du Xe arrondissement des personnes au nom desquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit, avant le 1er janvier 1834, terme de la déchéance, p. 117, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 (sous le seul nom de Parent) ; Archives de Paris Vbis7K4 2 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille Xe arrondissement ; Archives de Paris Vbis7K4 4, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives de Paris VD6 524 n° 3, 1833, année 1835, état de répartition entre MM. les décorés de Juillet du (ancien) Xe arrondissement non pensionnés ; Archives de Paris VD6 545 n° 3 (liste des médaillés du [ancien] Xe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (197) citoyens dont les blessures ont entraîné un empêchement de travail que pendant la durée du traitement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/70 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Xe arrondissement (sous le seul nom de Parent), blessés de la 1re classe et aussi même référence liste nominative des personnes pour lesquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit jusqu’au 31 décembre 1833, (ancien) Xe arrondissement, blessés de 1re classe (sous le seul nom de Parent) ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 84, idem Proposition d’accorder à cent quarante décorés, blessés et veuves de Juillet domiciliés dans le département de la Seine des secours s’élevant à la somme de 6.980 francs, minutes 94 à 99 (sous le nom de Parent, Pascal).