Paris, Jacques, François
Biographie
Ancien militaire de 1812 à 1825 dans le 6e régiment de cuirassiers, instructeur pendant huit ans dans son régiment et « ayant toujours mérité l’estime de ses chefs ». Il adressa, le 8 septembre 1830, la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales : « […] Lorsqu’il a entendu le cri de la liberté le 27 juillet dernier, il s’est rappelé qu’il était Français et qu’il avait été soldat en 1812. Il a volé de nouveau à la défense d’une cause qu’il a toujours chérie. Il a présenté de nouveau sa poitrine aux baïonnettes suisses, il a affronté les dangers d’une mort inévitable. Il était sous les ordres du capitaine commandant Basson, officier distingué. Il était sous ses ordres lors de la prise du poste du Français. Il était à l’attaque de la maison du chapelier au coin de celle de Rohan. Il était sous ses ordres lorsqu’il s’est emparé du poste du Carrousel et de la prise d’une pièce de canon, que le capitaine à fait conduire au général Lafayette. De retour par la rue de Rivoli, il s’est trouvé à l’escalade de la terrasse vis-à-vis le ministre de la Marine. Le samedi 30, il a participé à la prise de la pièce de canon au pont de Sèvres. Il l’a escortée à Vaugirard dans la maison des jésuites et de là à l’Hôtel de ville. Le 3 et le 4 août, il s’est trouvé à Rambouillet. Il commandait un peloton. Là, il s’est trouvé sous les ordres du capitaine Basson. Il est déterminé à offrir de nouveau son bras si la liberté était menacée. Il n’a point demandé de récompense mais si vous l’en jugez digne, il s’en rapporte à votre justice. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ier arrondissement. Il demeurait 56 bis, rue de la Pépinière en 1830. Archives de Paris VK3 50.