Parly, Pierre
Biographie
Le 27 novembre 1830, il adressa la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales : « Je soussigné Pierre Parly, sous-lieutenant dans la 1re compagnie 3e bataillon IVe légion, demeurant rue du Coq-Saint-Honoré n° 11. Sur l’invitation qui m’a été faite par le capitaine Fossard de relater les services que j’ai pu rendre dans les trois journées de Juillet, déclare qu’après avoir participé à la construction des barricades, savoir de celle établie rue Saint-Honoré en face la rue Croix-des-Petits-Champs et de celles rue du Coq-Saint-Honoré pour lesquelles j’ai fourni plusieurs tonneaux, je me suis empressé, ainsi qu’une de mes parentes, à porter tous les secours qui étaient en notre pouvoir tant aux blessés qu’aux combattants. Je signalerai entre autres le nommé Pierre Bachelet, lequel frappé d’une balle à l’épaule droite fut recueilli par moi et porté dans mon domicile, où je lui ai prodigué pendant dix jours chez moi tous les soins que sa position réclamait. J’ajouterais qu’après la prise du Louvre, étant venu à ma connaissance qu’un grand nombre de combattants s’y trouvaient dans la cour, accablés de fatigue et de besoin, je leur ai sur-le-champ, fait distribuer du pain et du vin à plusieurs reprises. » Sa lettre était apostillée par Merlin, Hippolite, demeurant 38, rue des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois ; Godefroy, Félix, demeurant 11, rue du Coq-Saint-Honoré ; Houdaille, demeurant 6, rue du Coq ; Tougard, architecte, demeurant 18, rue du Coq ; d’Aubigny (voir Daubigny, Pierre, Jean), demeurant 11, rue du Coq ; Goudret fils, demeurant 11, rue du Coq ; illisible Pons ou Roux, demeurant 15, rue Pierre-Lescot ; Jacot, Henri, grenadier au 4e bataillon de la 2e ou 11e légion de la garde nationale ; Reboul, garde national à cheval, demeurant 2, rue Neuve-Saint-Roch-Poissonnière ; Bachelet, Pierre (voir ce nom), demeurant 25, rue de la Jussienne. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il signa, le 2 août 1830, le certificat suivant délivré en faveur de Daubigny, Pierre, Jean : « Nous, soussignés, habitants et marchands patentés de la rue du Coq, certifions que le sieur Daubigny, Pierre, Jean, ex-sergent-major de la vielle armée, demeurant même rue n° 11, s’est comporté d’une manière très honorable dans les journées des 27, 28 et 29 juillet et s’est mêlé parmi les braves qui ont chassé les troupes du Louvre. Certifions en outre qu’il y est entré le premier, par la rue du Coq, après en avoir fait sauter la serrure de la grille, et a aidé à faire les barricades qui ont été faites le 29 à 10 heures du soir, aussi rue du Coq, et s’est joint à la troupe qui a marché sur Rambouillet. Le zèle et le dévouement qu’il a montrés pour la patrie dans ces journées de désastre nous ont déterminé à lui offrir le présent certificat afin de lui valoir et lui servir où besoin sera. » Il demeurait 11, rue du Coq-Saint-Honoré en 1830. Archives de Paris VD6 281 n° 1.