Parsy, Pierre, François
Biographie
Né le 22 pluviôse an XII (13 février 1804 dans son acte de naissance, parfois mais par erreur le 14 février 1804) à Amiens (Somme). Tourneur et apprêteur de mérinos. Il fut blessé d’un coup de feu reçu à la cheville gauche et qui lui fractura l’extrémité des deux os, alors qu’il combattait le 29 juillet au Palais-Royal. Soigné à l’Hôtel-Dieu, il mourut des suites de sa blessure le 2 septembre suivant. Il fut enterré au cimetière du Père-Lachaise. Sa famille (sous le nom de Parsis) reçut un secours de deux cent vingt francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le 6 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIe arrondissement, comparurent : Viseux, François, Florincou, Désiré, né vers 1801, apprêteur de mérinos, demeurant 16, rue du Cadran ; Bigeon, François, né vers 1803, apprêteur de mérinos, demeurant 14, rue du Petit-Carreau ; Bourlier, Pierre, Auguste, né vers 1803, commis marchand chez Bigeon aîné 19, rue du Cadran, demeurant 6, rue Saint-Anastase. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Parsy, Pierre, François et savoir « qu’il a pris une part active à la gloire des trois célèbres journées de juillet 1830 ; que le 28 dudit mois notamment il a vaillamment combattu au Palais-Royal et que là il a été atteint d’une balle et gravement blessé à la cheville du pied gauche ; qu’il fut d’abord transporté chez le sieur Bigeon, même rue n° 19, où il a été vu par deux des comparants, les sieurs Viseux et Bigeon, et que le même jour il a été transporté à l’Hôtel-Dieu, où il a été visité par les mêmes comparants et par le troisième, le sieur Bourlier ; qu’enfin il est mort des suites de sa blessure, le 2 septembre suivant ». Il laissait des parents, dont il était le seul fils, Parsy, Jean-François, né le 3 décembre 1775 à Grevillers (Pas-de-Calais) (lui-même fils de Parsy Philibert et de Leblond, Marguerite, son épouse), tourneur en bois, et Houchard, Marie, Anne, Victoire, née le 26 septembre 1775 à Amiens (elle-même fille de Houchard, François, ouvrier tourneur, et de Duflot, Marie-Louise, son épouse), qui reçurent un secours de quatre-vingts francs, le 20 septembre 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement (Sur l’acquit de M. Caumartin, député de la Somme, 25, rue de Richelieu, fondé de pouvoir, est-il annoté en face de leurs noms). En date du 10 janvier 1831, le maire d’Amiens certifia que les parents Parsy étaient « dans une position malheureuse ». Le docteur Alexandre, d’Amiens, certifia, en date du 10 février 1831, que Houchard, Marie, Anne, Victoire était « habituellement atteinte d’un catarrhe pulmonaire chronique, qui sera cause d’une vieillesse prématurée ». Ils furent pensionnés de deux cents francs (sous le nom des époux Parzy, Jean-François sur les listes du Moniteur universel) et il leur fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rente perpétuelle de cinquante francs. Les parents s’étaient mariés le 16 floréal an XI à Amiens ; sur l’acte de mariage, Houchard, Marie, Anne, Victoire est indiquée comme la fille de feu Houchard, François, tourneur en bois, et comme étant employée. Le 24 juillet 1840, les restes de Parsy (sous le nom de Parsis, Pierre, François dans le procès-verbal d’exhumation in Archives de la préfecture de police AA 420) furent exhumés du terrain situé au cimetière du Père-Lachaise, où ils avaient été placés, puis renfermés avec ceux de quatre-vingt-sept autres victimes dans quatre sarcophages, afin d’être transférés dans le caveau prévu à cet effet sous la colonne de Juillet, construite place de la Bastille, pour honorer la mémoire de tous ceux qui moururent en combattant pour les libertés publiques. Il demeurait 8, passage du Grand-Cerf en 1830 ; ses parents 8, rue Saint-Jacques à Amiens en 1831. Le nom de Parsy (P.-F. Parsy) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Histoire de ce qui s’est passé dans cet hôpital pendant et après les trois grandes journées, suivie des détails sur le nombre, la gravité des blessures et les circonstances qui les ont rendues fatales, Prosper Ménière, docteur en médecine de la faculté de Paris, ancien chirurgien interne des hôpitaux et hospices civils de la même ville, Heideloff et Canel, Paris, 1830, p. 316 ; Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 108 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 101 ; Archives de Paris AP VD6 356 n °5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (ascendants), idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des ascendants ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/70 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIe arrondissement, ascendants ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 86, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841 ; Archives de la préfecture de police AA 420.