Passedoué, Jean-Baptiste

Biographie


Né le 8 août 1812, fils de Passedoué, Louis, Julien et de Pupier, Pierrette, Claudine, son épouse. Monteur en bronze, gagnant depuis neuf mois qu’il avait fini son apprentissage, quatre à cinq francs par jour, chez Globel, 3, place des Trois-Maries. Il sortit de chez lui, armé d’un fusil de chasse, le 28 juillet vers 6 heures du matin, et participa à plusieurs combats. Vers 15 ou 16 heures rue des Prouvaires près de la rue des Deux-Ecus, il reçut un coup de feu dans la poitrine, qui l’étendit mort. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Le 17 mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIe arrondissement, comparurent : Aubertin, Jean-Baptiste, bottier, demeurant 138, rue Saint-Honoré ; Gobel, Louis, Auguste, armurier, demeurant 3, place des Trois-Maries ; Delequenche, bottier, demeurant 10, rue de l’Eglise. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Passedoué, Jean-Baptiste et « savoir que le 28 juillet dernier il est sorti de chez lui sur les 6 heures du matin, armé d’un fusil de chasse, a pris part à plusieurs combats qui ont eu lieu dans divers quartiers de Paris et enfin entre 3 et 4 heures de l’après-midi a été atteint d’une balle à la poitrine dans la rue des Prouvaires près celle des Deux-Ecus et est tombé raide mort ». Le 16 mars 1831, devant le maire de Passy, comparurent : Bellart, André, marchand épicier, et Bousquet, Etienne, Albin, marchand épicier. Ils attestèrent que la mère de Passedoué, Jean-Baptiste n’avait « de ressources que dans le produit de quelques ménages qu’elle fait dans cette commune, depuis la perte de son fils qui était son unique soutien ». Il laissait une mère, Pupier, Pierrette, Claudine, née le 20 juillet 1770 (mais le 21 juillet 1770 in Archives nationales F/1dIII/36 et in Archives nationales F/1dIII/38 B et aussi in Archives nationales F/1dIII/82 dans létat imprimé) à Lyon (Rhône) (elle-même fille de Pupier, Louis, maître boulanger, et de Romanet, Marie, Aimée, son épouse), veuve de Passedoué depuis le 1er février 1825, n’ayant d’autres ressources que quelques ménages qu’elle faisait, qui reçut un secours de deux cent trente francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Une de ses demandes de secours était apostillée des signatures de : Ramelet, demeurant 14, rue de la Verrerie ; Gautier, demeurant 12, rue de la Verrerie ; Roux, demeurant 6, rue de ... ; Geoffroy, demeurant 13, rue de la Verrerie ; Bodard (voir sans doute celui qui signe un certificat en faveur de Julien, Joseph et qui demeurait à la même adresse), demeurant 14, rue de la Verrerie ; Chefdeville ; Darrast, demeurant 20, rue de la Verrerie ; Fournaud, demeurant 23, rue de la Verrerie. Elle fut pensionnée de trois cents francs et il lui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Passedoué demeurait chez sa mère, 29, rue de la Verrerie ; sa mère, 10, rue de l’Eglise à Passy en 1831. Le nom de Passedoué (J.-B. Passedoué) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Paris, 1832, imprimerie royale, p. 118 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des ascendants auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 103 ; Archives nationales F/1dIII/33 Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien VIIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/70 ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 6-7 état des ascendants aussi état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIIe arrondissement, ascendants ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 86, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.

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