Passot, Joseph
Biographie
Né en 1802 à Saint-Lager (Rhône). Tonnelier (par exemple in Archives de Paris VK3 34 et in Archives de Paris VK3 33) ou ouvrier sur les ports. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Le 28 au poste de l’Hôtel-Dieu, il eut un fusil ; à la place Maubert, a excité les jeunes gens à laisser les hommes mariés au poste tandis que le jeunes iraient combattre à la Grève ; a combattu au port au blé puis à la rue de la Mortellerie. Le 29, a arrêté des pillards à la place Maubert et en patrouille pendant la nuit du 29 au 30. Rambouillet. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 1er mars 1831, à aucune voix pour la croix, sept voix pour la médaille et deux voix pour une mention. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1836, blessé dans ses travaux, ne sachant quand il pourrait de nouveau travailler, il sollicita un secours. La police donna sur son compte les renseignements suivants : « […] Marié, sans enfant et exerce la profession de tonnelier à l’entrepôt des vins. Son travail est son unique ressource. Un mal de jambe l’a retenu chez lui pendant plusieurs mois et il se trouve arriéré dans le paiement de son loyer. Toutefois, pendant sa maladie, il a reçu trente sous par jour de la société de secours mutuels des tonneliers, dont il fait partie. Sa conduite est régulière. » Il reçut un secours de cinquante francs. En 1837, relevant d’une longue maladie, il sollicita un nouveau secours. La même administration l’ayant présenté comme un commissionnaire dont la conduite était « régulière » et la position « gênée », il reçut un secours de quarante francs en 1838. En 1840, « depuis quatre mois sans travailler, sans ressources aucunes, dénué de tout et plongé dans la plus affreuse misère », il reçut vingt-cinq francs ; la même somme en 1841. En 1842, les mêmes sources policières précisaient : « Gagne assez pour suffire à ses besoins. Il s’enivre quelquefois et doit trente francs à son propriétaire. » ; sur la même fiche sont annotées les indications suivantes : « Rendu le certificat du commissaire de police constatant ses recherches comme plongeur et pour avoir sauvé des médailles de la Bibliothèque, volées en novembre 1831. » « Rendu […] un certificat constatant ses services dans la garde nationale, IXe légion. » Il reçut vingt-cinq francs en 1842 et la même somme en 1843. En 1844, depuis longtemps sans ouvrage, il reçut vingt-cinq francs de secours. En 1845, « dans la plus grande misère », depuis longtemps sans ouvrage et venant d’éprouver une longue maladie, il toucha quarante francs de secours ; puis vingt-cinq francs en 1846, quarante francs en 1847. En décembre 1848, il était à la 3e compagnie du 4e bataillon de la garde nationale de banlieue et sans ouvrage depuis de longs mois ; il reçut quarante francs de secours. En 1849, la même administration renseignait : « Exerce la profession de tonnelier et n’a d’autres ressources que le produit de son travail. Sa conduite laisse à désirer mais sa probité est intacte et ses opinions politiques sont en faveur de l’ordre. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1849, à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait 59, rue de la Harpe en 1831 ; 9, rue du Foin-Saint-Jacques en 1836 et 1837 ; 54, rue Sainte-Avoye en 1837 et 1838 ; 3, rue de la Bûcherie de 1838 à 1840 ; 2, rue de la Planchette à Bercy de 1843 à 1846 ; 32, rue de Bercy en 1848-1849. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (cité deux fois dont la deuxième sous le numéro 308) ; Archives de Paris VD6 682 n° 3 ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 1er mars 1831, idem Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 1er mars 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/70 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 10.545 francs pour être répartie entre 210 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, ladite somme imputable sur le budget du ministère de l’Intérieur, exercice 1849, minute 44 et minute 47, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 74.