Paureille, Dominique, surnommé Pascal
Biographie
Né vers 1791 à Saint-Esprit (devenu un quartier de Bayonne) (Pyrénées-Atlantiques). Entré au service dans le 12e bataillon principal du train d’artillerie, le 8 octobre 1808, en qualité de soldat, fait brigadier le 10 avril 1809, fourrier le 1er septembre 1810, maréchal des logis le 1er mars 1813, maréchal des logis chef en novembre de la même année, sous-lieutenant au 1er régiment des éclaireurs à cheval le 2 avril 1814, il participa aux campagnes du Portugal (1808-1809), à l’armée d’Espagne (1810-1811), à la Grande Armée d’Allemagne (1813-1814) et fut licencié le 20 mai 1814. Il retourna à Saint-Esprit au mois d’octobre 1814 avant d’être rappelé en mars 1815. En 1815, il était lieutenant des fédérés de Paris, sous le commandement de Darricau, son pays. Il combattit en juillet 1830. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, commandants provisoires d’une des plus nombreuses cohortes nationales mobiles du faubourg Saint-Germain, certifions que le nommé Paureillle, ex-lieutenant, s’est comporté pendant les mémorables journées des 27, 28 et 29 d’une manière digne des plus grands éloges. Nous sommes désespérés d’être obligés de dire que ce brave patriote n’a pas été récompensé comme il le méritait, nous disons même qu’on l’a tout à fait oublié. Il nous en a fait lui-même le pénible aveu, nous espérons que le gouvernement réparera cet oubli en faveur de cet excellent citoyen. Le sieur Paureille, ex-officier, n’était pas présent à l’établissement des contrôles ; je me le rappelle cependant bien, de tels gens s’oublient difficilement. » Signé, le 22 août 1830 : Fleury, Eléonard (voir ce nom) et Boudeville, Adolphe (voir ce nom), commandants de la XIe légion. Paureille sollicita un grade de lieutenant de gendarmerie dans un des départements ou de capitaine dans le train des équipages militaires à Châteauroux, à défaut, et comme il connaissait la comptabilité, le grade d’officier payeur dans la garde municipale, expliquant : « […] Je n’ai jamais voulu reprendre du service tant je regrettais le vieux drapeau ; mais maintenant que ce drapeau national flotte de toutes parts, je brûle de servir de nouveau et de consacrer ma vie à la défense de la patrie et du roi constitutionnel. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il demeurait 7, place de Grève en juillet 1830 ; 60, rue de la Harpe chez Mme Roquemont, propriétaire, en 1830 (mais 68, rue de la Harpe in Archives de la préfecture de police AA 406). Archives de Paris, VD6 631 n° 1 ; Archives de la préfecture de police AA 406. Consulter AN MC/ET/CIII/522 succession de Paureille, Dominique Pascal, rentier ou employé à la préfecture de police, demeurant 21, rue Maublanc à Vaugirard.