Paut, François, Agnan
Biographie
Né le 24 juillet 1785 à Paris, paroisse de Saint-Laurent, fils de Paut, Etienne, Agnan et de Martin, Catherine, Elisabeth. Maître maçon. Il fut blessé d’un léger coup de sabre à la main gauche, d’un écrasement d’un orteil sous la roue d’un train d’artillerie, de coups de crosse de fusil à la main. Le Constitutionnel, en date du 12 août 1830, rapportait à son sujet : « Un entrepreneur de maçonnerie, M. Paut, ayant fermé ses ateliers, le 28, se joint à ses concitoyens pour défendre la liberté. Il reçoit un coup de feu au pied gauche, un autre à la main, et plusieurs blessures sur le corps ; il tombe baigné dans son sang. Des gendarmes le relèvent, le forcent de marcher à coups de crosse ; un des commandants ordonne de le fusiller. L’ordre ne pouvant s’exécuter immédiatement, on le traîne au corps de garde : un verre d’eau qu’il implore à grands cris lui est durement refusé ; ce n’est pas la peine, disent les gendarmes, nous allons te soigner tout à l’heure. Deux heures s’étaient passées dans cette affreuse agonie, lorsque le sieur Paut fut délivré d’une mort certaine par les citoyens du faubourg Saint-Antoine. » Son père reçut un secours de quatre-vingt-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Le 20 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIIe arrondissement, comparurent : Bonnet, Jacques, Louis (voir ce nom), ébéniste, demeurant 142, rue du Faubourg-Saint-Antoine ; Motteau, Cyriaque (voir Motteau, Michel, Cyriaque), élève en médecine, demeurant 3, impasse Guéménée ; Biatre, Thomas, Alphonse, écrivain public, demeurant 1, place Royale. Ils attestèrent parfaitement connaître Paut, François, Agnan et savoir « qu’il a été blessé le 28 juillet 1830 place de l’Hôtel-de-Ville et faubourg Saint-Antoine ». Le 31 mars 1831, le maire du (ancien) VIIIe arrondissement délivra le certificat suivant : « Certifie qu’il résulte d’un rapport confidentiel demandé à M. le docteur Cazenave, dans le mois d’octobre dernier, lequel est déposé à la mairie. Premièrement que le sieur Paut, François, Agnan, demeurant bd Saint-Antoine n° 63, s’est battu dans les journées de Juillet contre la garde royale, que sa vie a plusieurs fois été en danger et qu’il a contracté dans ces divers combats des blessures dont il n’était point complétement guéri à cette époque (fin octobre). Deuxièmement que ledit sieur Paut a à sa charge son père âgé de soixante-dix-huit ans et se trouve dans une position très gênée par suite des événements de Juillet. » Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 17 février 1831, la conclusion suivante : « A montré premièrement une cicatrice superficielle à la main gauche sur l’éminence hypothénar, qu’il attribue à un coup de sabre ; deuxièmement une légère déformation de l’extrémité du troisième orteil du pied gauche, qu’il attribue à un écrasement par la roue d’un train d’artillerie ; troisièmement un peu de gonflement à la main droite, qu’il attribue à des suites de coups de crosse de fusil ; blessures guéries avec quelques difficultés. » Il fut admis dans la 2e catégorie de la 2e classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement, et reçut une indemnité de six cents francs versés sur deux ans (sur le nom de Paul, François, Agnan sur les listes du Bulletin des lois). Il reçut, à titre de blessé de la 2e catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de six cents francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il reçut, à titre de cas exceptionnel, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il avait à sa charge son père, âgé de soixante-dix-huit ans. Il écrivit au roi, le 9 novembre 1831, « se faisant gloire d’avoir été l’un des premiers à désigner le duc d’Orléans pour monter sur le trône », pour se plaindre de l’insuffisance de la récompense. Il était alors chasseur à la 2e compagnie du 2e bataillon de la garde nationale et ex-porte-drapeau du 8e. Il demeurait 63, bd Beaumarchais ou Saint-Antoine (sur le Constitutionnel c’est Saint-Antoine in Archives nationales F/1dIII/36 c’est 63, bd Beaumarchais ; 63, bd Saint-Antoine in Archives nationales F/1dIII/38 A ; place du Bel-Air à Saint-Mandé in Archives de Paris VD3 1-2) en 1830-1831 ; 61, place du Bel-Air à Saint-Mandé en 1831 in Archives nationales F/1dIII/70. Le Constitutionnel, 12 août 1830 ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste n° 8, des blessés de Juillet ayant reçu une indemnité temporaire, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont été admis à des secours temporaires (300 fr. pendant deux ans), le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIe catégorie de la I1e classe du VIIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 80 (sous le nom de Paul, François, Aignan) ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des cas exceptionnels du VIIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 80 (sous le seul nom de Paut) ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement (1830-1849), paiements faits aux victimes de Juillet sur les fonds de la Souscription nationale (liste de blessés de 2e classe), avec une indemnité de six cents francs ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (243) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis en raison de leurs blessures à des secours temporaires basés d’après le jury médical ; Archives nationales F/1dIII/70 ; Archives nationales F/1dIII/70 (sous le seul nom de Paul) ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIIIe arrondissement, blessés de la 2e catégorie de la 2e classe (sous le nom de Paul, François, Aignan) ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIIIe arrondissement, cas exceptionnels (sous le seul nom de Paut).