Payan

Biographie


Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui nous donne quelques indications sur sa participation à la révolution de Juillet. Il adressa en effet le 26 mars 1848, la lettre suivante, à en-tête de l’état-major de la garde nationale de Lyon : « Conformément à l’avis inséré dans les journaux, j’ai l’honneur de m’adresser à la Commission pour lui exposer les faits suivants. Nommé en 1830 sous-lieutenant au 1er bataillon, 2e compagnie de la 2e légion de la garde nationale de Paris, j’obtins ce grade, quoique fort jeune alors, parce que j’avais pris une part active à la révolution, que j’avais commandé, le 29 juillet, le poste de la Butte-des-Moulins. En récompense de ma conduite en cette circonstance, du zèle et de l’activité que j’avais déployés dans l’organisation et dans l’instruction de ma compagnie, une médaille, en forme de décoration, me fut remise au nom du chef de l’ancien gouvernement par le général Lafayette, à la revue du 29 août 1830. Elle est à l’effigie de l’ex-roi et porte au revers cet exergue Première revue de la garde nationale par Louis-Philippe 1er, le 29 août 1830. M. Payan, sous-lieutenant, IIe légion. Cette décoration, que j’ai portée jusqu’ici, ayant une effigie qui ne doit plus reparaître aujourd’hui, je viens demander à la Commission de m’autoriser à la remplacer par la médaille de Juillet. Je suis d’autant plus fondé à solliciter ce changement que j’avais des droits incontestables à cette dernière décoration. Je l’aurais réclamée, et obtenue très certainement, si je n’avais eu déjà celle d’août, qui m’a été remise avant même la création de la Commission des récompenses de Juillet, qui date seulement du 1er septembre 1830. J’attends avec confiance la décision de la Commission. Salut et Fraternité. Payan, chef de bataillon, archiviste de l’état-major de la garde nationale de Lyon. » Il joignait à sa demande le certificat suivant, à en-tête de l’état-major de la garde nationale de Lyon : « Je déclare que M. Payan a rempli avec zèle et intelligence les fonctions d’officier d’état-major de la garde nationale et que je n’ai eu qu’à me louer de lui pendant tout le temps de mon commandement. Je me plais d’autant plus à lui rendre cette justice qu’il s’est empressé de se mettre au service de la ville dès la proclamation de la république. » Signé, le 1er mai 1848 : Chelet. E., illisible, représentant du peuple, ex-chef de l’état-major général de la garde nationale de Lyon. Sa demande fut rejetée par la Commission. Il demeurait 62, quai Bon-Rencontre à Lyon en 1832-1848. Archives de la préfecture de police AA 406.

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