Paymier, Jean-François
Biographie
Né vers 1802 à Paris. Blanchisseur. Il fut tué le 29 juillet à l’attaque de la caserne de Babylone, d’un coup de pistolet reçu au bas-ventre ou à la poitrine. Son corps fut trouvé devant la caserne de Babylone après les combats. Dépourvu de linceul et de bière, ce corps fut transporté au cimetière du Montparnasse avec sept autres, pour y être inhumé dans la fosse commune. Plus tard, quatre corps restèrent inconnus mais le sien, dont les vêtements qu’il portait permirent son identification, fut reconnu par la famille ou les amis. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de l’arrondissement de Sceaux. Il laissait une veuve, Picton, Angélique, Françoise, Charlotte, (pas vu ce nom dans les listes du Bulletin des lois) (mais Pieton in Archives nationales F/1dIII/37 et in Archives nationales F/1dIII/38 B) née le 23 juin 1809 (ou le 24 juin 1809) à Paris, blanchisseuse, qui fut pensionnée de cinq cents francs et à qui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il laissait un enfant, Jean-Pierre, François, qui naîtra le 6 novembre 1830 à Issy (Seine) (bien le 6 novembre 1830 dans son acte de naissance ; mais deux fois le 4 novembre 1830 à Issy in Archives de Paris VD3 8, révolution de 1830, secours, pensions, orphelins de Juillet 1830-1835), qui fut pensionné (pas vu ce nom dans les listes du Bulletin des lois) et à qui aussi fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Le conseil de famille des orphelins était composé de la mère (Piéton, Angélique, Françoise) et de Winckler, Frédéric, Guillaume, blanchisseur, subrogé-tuteur, demeurant route d’Issy en 1831. Jean-Pierre, François reçut sept cents francs de rente à l’âge de ses huit ans, et rentra comme élève dans la pension Maniette à Vaugirard, en 1838. En 1839, au moment où dans tous les quartiers de Paris étaient faites des recherches pour exhumer toutes les victimes des combats de Juillet et les déposer dans le caveau prévu à cet effet sous la colonne de Juillet, construite place de la Bastille, pour honorer la mémoire de tous ceux qui moururent en combattant pour les libertés publiques, le commissaire de police expliquait que la fosse commune venait d’être relevée depuis quinze ou dix-huit mois et que tout espoir de retrouver les ossements étaient perdu. En 1848, Jean-François était ouvrier tapissier. La veuve demeurait route de Vaugirard à Issy en 1831 ; à Grenelle en 1831 in Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671 et in Archives nationales F/1dIII/37 ; la veuve et l’enfant, 5, rue de Vanves à Issy en 1847-1848. Le nom de Paymier (J.-F. Paymier) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. La France nouvelle, nouveau journal de Paris, 12 août 1830 ; Le Constitutionnel, 18 août 1830 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 110 pour l’enfant, p. 114 pour la veuve ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves et liste nominative des orphelins auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes de l’arrondissement de Sceaux lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 113 ; Archives de Paris VD3 8, révolution de 1830, secours, pensions, orphelins de Juillet 1830-1835 ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet, Etat général des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins et orphelines de Juillet ; Archives de Paris VK3 38, état nominatif des orphelins de Juillet inscrits sur les listes de l’arrondissement de Sceaux au 1er juillet 1840, idem état nominatif des orphelins de Juillet inscrits sur les listes de l’arrondissement de Sceaux au 1er juillet 1841, idem état nominatif des orphelins de Juillet inscrits sur les listes de l’arrondissement de Sceaux au 1er juillet 1843, idem état nominatif des orphelins de Juillet inscrits sur les listes de l’arrondissement de Sceaux au 1er juillet 1844 ; Archives de Paris VK3 42 in dossier Crépin, Romain, Antoine, François ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 et état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (douze veuves) ; Archives nationales F/1dIII/40 (année 1837, orphelins de juillet 1830 qui ont atteint l’âge de sept ans ; année 1838 arrondissement de Sceaux), F/1dIII/56 in dossier Gauthier ; Archives nationales F/1dIII/70 ; Archives nationales F/1dIII/82, Comité des pensions, liste de présence, liste des orphelins et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIVe arrondissement, arrondissement de Sceaux, veuves et orphelins ; Archives nationales F/15/2557-2559 un état officiel des orphelins (ancien XIVe arrondissement) et aussi même référence, un cahier intitulé Noms des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins pensionnés ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 86, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841 ; Archives de la préfecture de police AA 420. Voir Peymier ?