Pellerin, François, Marie
Biographie
Né le 24 germinal an XI (14 avril 1803 mais 14 avril 1801 in Archives nationales F/1dIII/39 et le 25 germinal an XI in Archives nationales F/1dIII/34 et in Archives nationales F/1dIII/38 A) à Paris. Cordonnier ou bottier. Il fut blessé, le 28 juillet à l’attaque de l’Hôtel de ville, par une balle qui l’atteignit dans la partie externe et supérieure de jambe droite ; le médecin ne put, ce jour-là, extraire la balle, faute de découvrir où elle s’était logée. Il reçut (sous le nom de Pellerin, Mart., Fr) un secours de soixante francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIIe arrondissement. Il reçut un secours de dix francs, le 2 août 1830, un secours de quarante francs, le 5 août 1830, un secours de vingt francs, le 14 août 1830 (mais avec l’adresse pour cette fois du 18, rue du Four-Saint-Honoré), un secours de cinquante francs le 10 novembre 1830, un secours de vingt-cinq francs le 15 décembre 1830, un secours de vingt-cinq francs le 15 janvier 1831, un secours de vingt-cinq francs le 15 février 1831, un secours de vingt-cinq francs le 15 mars 1831, un secours de douze francs et cinquante centimes le 1er avril 1831, un secours de douze francs et cinquante centimes le 2 mai 1831 à la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Il fut soigné par le docteur Berjaud. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Il fut admis dans la 2e classe des blessés et reçut une indemnité de six cents francs versés sur deux ans. Il reçut, à titre de blessé de la 2e catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il signa un certificat en faveur de Dubois, Pierre, Marie, Auguste pour attester que ce dernier s’était « montré et fait remarquer particulièrement par le zèle, le courage et le dévouement qu’il a déployé dans les glorieuses journées des 27, 28 et 29 juillet dernier ; qu’il s’est acquis dans ces grands jours des droits à toute la bienveillance des gens de bien, étant bien connu d’ailleurs pour un brave et honnête garçon dans toute l’acception franche de cette expression simple. » Il avait épousé Robinet, Catherine, née le 27 novembre 1803 à Longwy (Moselle), le 8 mai 1824. En 1853, sans travail, il sollicita des secours. La police donna sur son compte les renseignements suivants : « Marié, sans enfant, exerce l’état de blanchisseur et occupe plusieurs ouvrières. Il n’a d’autres charges de famille que l’entretien de sa mère, âgée de soixante-seize ans ; et comme la dame Pellerin est fort intelligente, on pense généralement que l’établissement qu’elle dirige donnerait de bons résultats si son mari fréquentait moins assidûment les cabarets. La conduite de ce dernier est cause de ce que plusieurs termes sont dus au propriétaire, qui menace de donner congé. Le sieur Pellerin ne s’occupe pas de politique. » En 1854, depuis un mois au lit, paralysé, il sollicita de nouveau un secours, en vain. Un peu plus tard, Pellerin, expliquait que sa femme venait de mourir, qu’il était paralysé sur tout le côté gauche, dans l’impossibilité de gagner sa vie, et sollicitait un secours et d’être placé dans un hospice. Il faisait apostiller sa demande par le capitaine commandant de la 8e compagnie du 11e bataillon de la garde nationale, qui attestait que Pellerin, depuis 1830 jusqu’en 1851, avait fait son service dans cette compagnie et avait pris « une part très large à toutes les prises d’armes pour le service d’ordre ». Il ne lui fut cependant délivré aucun secours. Il demeurait 6, passage des Prouvaires en août 1830 (in Le Constitutionnel et Archives de Paris VD6 281 n° 1 et surtout in Archives de Paris VD6 277 in dossier Dubois, Pierre, Marie, Auguste dans le certificat qu’il signe, l’adresse est écrite de sa main ; aussi in Archives de Paris VD3 1-2) ; 28, passage des Prouvaires en 1831 mais 14, rue des Prouvaires en 1831 in Archives nationales F/1dIII/39, mais bien 6, passage des Prouvaires in Archives nationales F/1dIII/34 ; 28, passage des Prouvaires in Archives nationales F/1dIII/38 A ; 13, rue Tirechappe en 1853 et 1854 ; peut-être 19, rue Tirechappe un peu plus tard. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 40 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 44 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 8, des blessés de Juillet ayant reçu une indemnité temporaire, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont été admis à des secours temporaires (300 fr. pendant deux ans), le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIe catégorie de la IIe classe du IIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 70 ; Archives de Paris VD3 1-2, état des sommes payées par MM. les commissaires ci-après désignés aux combattants et blessés de juillet 1830 du (ancien) IIIe arrondissement, idem in dossier Commission des récompenses nationales, (ancien) IIIe arrondissement, état des blessés ayant droit à une indemnité temporaire de un et deux ans, idem Etat des paiements faits par M. Ternaux, commissaire délégué des récompenses nationales pour le (ancien) IIIe arrondissement, aux veuves, ascendants et blessés dudit arrondissement, années 1830-1831 (M. Ternaux n’a pris les paiements que le 13 octobre 1830) ; Archives de Paris VD6 277 in dossier Dubois, Pierre, Marie, Auguste ; Archives de Paris VD6 281 n° 1 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (243) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis en raison de leurs blessures à des secours temporaires basés d’après le jury médical ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/70 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IIIe arrondissement, blessés de la 2e catégorie de la 2e classe.