Pellicier, Jean, Antoine
Biographie
Né vers 1791 à Paris, de Pellicier, Jean, André (lui-même né vers 1754 à Monvalsan ancien département du Mont-Blanc), polisseur d’acier, et de Monier, Marie, Anne, son épouse, elle-même née le 22 août 1766 à Paris. Compositeur. Il fut gravement blessé d’un coup de feu à la tête, le 28 juillet place de Grève. Il mourut des suites de sa blessure le 2 août suivant, à l’Hôtel-Dieu. Son corps ne fut reconnu que le 12 août à la morgue. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Xe arrondissement. Le 29 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) Xe arrondissement, comparurent : Baudry, Jean, Guillaume, marchand de liqueurs, demeurant 74, rue du Four-Saint-Germain ; Surosne, Georges, Achille, ferblantier demeurant 74, rue du Four-Saint-Germain ; Lebis, Jean, Charles, marchand épicier, demeurant 67, rue du Four-Saint-Germain. Ils attestèrent que Pellicier, Jean, Antoine « tué le 28 juillet en combattant sur la place de Grève pour la liberté, a été reconnu le 12 août 1830 par trois témoins par devant le commissaire de police de la Cité ». Le 10 mai 1831, devant le juge de paix du (ancien) Xe arrondissement, comparurent : Baudry, Jean, Guillaume, marchand de liqueurs, demeurant 74, rue du Four-Saint-Germain ; Surosne, Georges, Achille, ferblantier demeurant 74, rue du Four-Saint-Germain ; Duplomb, Jacques, tailleur, demeurant 74, rue du Four-Saint-Germain. Ils attestèrent que Pellicier, Jean, Antoine avait été blessé le 28 juillet « en combattant place de Grève […], transporté à l’Hôtel-Dieu et y est mort le 2 août 1830 des suites de sa blessure ». Il laissait une mère, veuve, son mari étant mort le 16 mai 1822 à Gentilly. Elle présenta le certificat suivant : « Je certifie que madame veuve Pellicier a travaillé chez moi plusieurs années, où elle se trouvait être ma locataire et jouissait de l’estime de toute le monde du quartier. Ne pouvant plus travailler de son état vu son grand âge voilà quatre ans qu’elle se trouve sans occupation et dont elle n’avait que son fils aîné qui la soutenait. » Signé, le 26 août 1830 : Guillaud, teinturier, demeurant 63, rue du Faubourg-Saint-Martin. Suivaient les signatures de : Vollée, demeurant 72, rue du Faubourg-Saint-Martin ; Julliot, demeurant 60, rue du Faubourg-Saint-Martin ; veuve Romain, demeurant 62, rue du Faubourg-Saint-Martin ; Vaillant, serrurier, demeurant 51, rue du Faubourg-Saint-Martin ; Mercier, marchand boulanger, demeurant 49, rue du Faubourg-Saint-Martin ; Nolle, demeurant 93, rue du Faubourg-Saint-Martin ; Sejournée, pharmacien ; Humbert, épicier, demeurant 56, rue du Faubourg-Saint-Denis ; Pinson-d’Annier, principal locataire, demeurant 60, rue du Faubourg-Saint-Martin ; Venet, papetier, demeurant 58, rue du Faubourg-Saint-Martin. Elle fut pensionnée de deux cents francs (la seule c’est Monier, Marie, Madeleine sur les listes du Bulletin des lois, c’est elle ? si oui mettre le Bulletin des lois en référence), et reçut de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il laissait une concubine, Serrier, Marguerite, Victoire, couturière, née le 13 nivôse an VIII à Rambervillers (Vosges), fille de Serrier, Louis, cultivateur, et de Humbert, Véronique, son épouse. Le 28 avril 1831, devant le maire du (ancien) Xe arrondissement, comparurent : Baudry, Jean, Guillaume, marchand de liqueurs, demeurant 74, rue du Four-Saint-Germain ; Surosne, Georges, Achille, ferblantier demeurant 74, rue du Four-Saint-Germain ; Lebis, Jean, Charles, marchand épicier, demeurant 67, rue du Four-Saint-Germain ; Têtefort (voir Têtefort, Amable), boulanger, rue du Four-Saint-Germain n° 80 Ils attestèrent que Serrier, Marguerite, Victoire « vivait maritalement avec M. Pellicier, Jean, Antoine, mort des suites de blessures glorieusement reçues dans les combats de Juillet ». La police ayant donné sur le compte de la concubine les renseignements suivants « Occupe depuis dix-huit mois seulement un petit logement de quatre-vingts francs, rue du Four-Saint-Germain n° 14 (?). Cette demoiselle est connue de ses voisins en qualité de garde-malade. Elle n’a aucune industrie, elle a déjà donné un successeur à son ancien ami, Pellicier ; c’est maintenant un fumiste qui a remplacé le défunt. C’est depuis deux ans et demi que duraient ses intimités avec le nommé Pellicier ; cette demoiselle ne manque absolument de rien, elle jouit d’une certaine aisance, son nouvel amant pourvoit à tous ses besoins », la Commission rejeta sa demande de pension. Une note de la mairie, en date du 6 décembre 1831, faisait part qu’elle avait été la concubine de Pellicier pendant quatre années et qu’elle présentait une demande de secours de trois cents francs. Pellicier demeurait 74, rue du Four-Saint-Germain ; sa mère, 58, rue du Faubourg-Saint-Martin en 1831 ; sa concubine à la même adresse en 1831 (mais 14, rue du Four-Saint-Germain in Archives nationales F/1dIII/38 A). Le nom de Pellicier (J.-A. Pellicier) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 98 (sous le nom de Monier, Marie, Anne) ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des ascendants auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du Xe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 108 ; Archives de Paris VD6 559 n° 1 feuille volante et Etat nominatif des ascendants dont les bulletins individuels ont été remis le 10 octobre 1831 au bureau de la souscription nationale à la préfecture de la Seine, une feuille volante avec la liste des ascendants du Xe arrondissement (sous le nom de Pelissier), idem dossiers individuels, idem Citoyens dont les noms sont inscrits au Panthéon ; Archives nationales F/1dIII/33 relevé des informations prises par la préfecture de police sur les personnes désignées ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état de cent cinquante demandes formées en vertu des articles 1er, 2e, 3e, 4e et 11e, de la loi du 13 décembre 1830 et reconnues non fondées ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/67 ; Archives nationales F/1dIII/70 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) Xe arrondissement, ascendants ; Archives nationales F/9/1157, dommages de Juillet, objets généraux (1830-1834), état des renseignements demandés à M. le préfet de police sur les dénommées ci-après ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 86, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.