Penasse

Biographie


Elève en médecine. Il donna ses soins avec Bachot, Jean, Antoine, autre élève en médecine, à la cité d’Orléans près du boulevard Saint-Denis. Dans la lettre que Bachot adressa, le 5 juillet 1831, à la Commission des Réclamants de la rue Bourg-Labbé, on trouve de nombreuses indications sur l’activité de Penasse ; cette lettre était ainsi rédigée : « Bachot, Jean, Antoine a l’honneur d’exposer à MM. les membres de la Commission des réclamations relatives aux récompenses nationales qu’il tint depuis le 29 juillet 1830 jusqu’au 12 août une ambulance, conjointement avec son condisciple M. Penasse ; qu’il fut reçu près de deux cents blessés, qui furent pansés pendant tout ce temps, matin et soir ; que l’étroitesse des localités ne permit de recevoir que quatre seulement de ces braves, qui y furent à demeure, que l’on choisit parmi ceux qui avaient offert les symptômes les plus graves, et que Bachot veilla seul et constamment pendant neuf nuits. Leur position devenant moins grave, le réclamant put alors alterner avec son condisciple. Le réclamant expose que l’ambulance fut peut-être la plus important de toutes celles qui furent instituées, et ce qu’il y a de remarquable c’est qu’elle ne reçut aucune publicité : peut-être que ceux qui eussent pu signaler ce qui n’était au surplus que le devoir de tout homme de bien ont voulu s’en ménager les avantages. Bachot s’interdit de pénétrer dans le secret. Tant est que l’importance de cette ambulance nécessita un caissier, qui fut M. Dreyfus, et qui fut chargé de la direction et de l’emploi de six à sept mille francs environ que l’on obtint par des dons patriotiques, que la moitié de cette somme fut employée à nourrir de huit à douze mille individus pendant trois ou quatre jours, le reste de la somme fut porté à la mairie du (ancien) Ve arrondissement, par M. Briand (sic mais lui-même signe bien Brian), copropriétaire de la cité d’Orléans où était établie l’ambulance ; les vivres furent distribuées par Mme Thrubert. Bachot donna un tableau qui figura plusieurs jours à l’Hôtel de ville et où l’on retrouvait une partie de l’histoire des blessés que M. Penasse et lui secouraient. Cependant il n’y eut guère qu’un quart de ces braves qui purent y être inscrits car ce tableau ne put être fait que quelques jours après l’installation de l’ambulance et on y compte encore soixante blessés environ. Bachot pourrait accumuler sur lui les preuves les plus nombreuses et les moins réfutables pour attester que ce fut lui en particulier qui essuya toutes les fatigues ou presque toutes les fatigues de l’ambulance ; et pourtant il ne réclame aujourd’hui que parce qu’il apprend que son condisciple M. Penasse a reçu la récompense qu’il avait préférée (celle d’une con aux armées) à la décoration de Juillet. Le réclamant, au contraire, ambitionnait davantage ce témoignage de reconnaissance publique. Il se réfère à la justice de MM. les juges auxquels il fournira les preuves suffisantes si MM. les juges lui en réclamaient de nouvelles. Bachot annexe à sa réclamation les certificats qu’il a reçus. » Le certificat que signa le maire du (ancien) Ve arrondissement faisait cependant apparaître comme l’initiateur de la création de l’ambulance. Ce certificat était ainsi rédigé : « Nous, soussignés, maire et adjoint du (ancien) Ve arrondissement, certifions que M. A., J., Bachot, élève en médecine, a donné depuis le 29 juillet ses soins à près de deux cents blessés, qui composèrent l’ambulance que son collègue M. Pinasse (sic) avait créée le 28 juillet, cité d’Orléans. Certifions en outre avoir vu nous-mêmes M. Bachot donner dans cette occasion les preuves du plus grand empressement au secours des blessés. Attestons encore qu’avec l’aide de dons patriotiques considérables, ces deux jeunes chirurgiens, après avoir pendant trois jours fait distribuer matin et soir des vivres à près de trois mille blessés ou indigents, firent verser en notre mairie un excédent de trois mille francs. » La liste des blessés soignés dans l’ambulance est indiquée à la notice de Bachot, Jean, Antoine. Proposé pour un emploi de chirurgien sous-aide par la Commission des récompenses nationales, il ne répondit pas à la convocation du Conseil de santé. Il délivra, le 3 août 1830, le certificat suivant pour constater la mort de Bourgoin, Jean, François : « Je, soussigné, certifie que le nommé Bourgoin, Jean, François, âgé de quarante-cinq ans, demeurant à la Petite-Villette n° 18, a été apporté à l’ambulance boulevard Saint-Denis n° 18, atteint d’un coup de feu avec des désordres effrayants dans l’aine gauche, qu’il est mort pendant le premier pansement, laissant une femme et des enfants dans la misère. » Archives nationales F/1dIII/33, Commission des récompenses nationales, ministère de la Guerre, emplois d’officiers de santé, d’officiers d’administration des hôpitaux militaires de chirurgiens et d’officiers dans le bataillon d’ouvriers ; Archives nationales F/1dIII/46 in dossier Bourgoin, Jean, François ; Archives de la préfecture de police AA 371 in dossier Bachot, Jean, Antoine ; Archives de la préfecture de police AA 386 in dossier Dreyfus, Baudry, Henry ; Archives de la préfecture de police AA 415 in dossier Trubert veuve.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.