Penot, Pierre, François
Biographie
Né vers 1799 à Paris (ancien) Xe arrondissement. Scieur de pierres. Il s’illustra aux Invalides, à la prise de l’arsenal de Saint-Thomas-d’Aquin et au pont de Sèvres. Le 18 novembre 1830, alors qu’il était sergent au 9e régiment d’infanterie légère, 2e bataillon, 5e compagnie, caserné à Brest, il sollicitait la médaille auprès de la Commission des récompenses nationales, expliquant : « Ayant eu le bonheur de participer aux glorieux événements de juillet dernier et m’étant distingué en commandant de braves Parisiens pour prendre l’arsenal de Saint-Thomas-d’Aquin et dans différentes affaires au Gros-Caillou, au pont de Sèvres etc., un certificat ci-joint atteste que j’ai contribué puissamment au renversement du gouvernement despotique de Charles X et que j’ai vu avec plaisir monter sur le trône Louis-Philippe Ier, père des Français et je lui ai juré fidélité de bien bon cœur […]. » Il déposa, le 1er septembre 1831, un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Xe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet et une indemnité. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions à tous ceux à qui il appartiendra que le nommé Penot, Pierre, François, âgé de trente et un ans, ancien militaire, s’est montré dans les journées des 28 et 29 juillet 1830 et qu’il s’est trouvé à la prise de l’arsenal de Saint-Thomas-d’Aquin, dont ils étaient trois camarades armés et sept à huit sans armes et qu’ils ont fait mettre bas les armes à quinze Suisses, un officier, un sergent, un caporal et un tambour. En rentrant au Gros-Caillou, il fut arrêté par un détachement de dix à douze hommes de la garde royale, il leur a tenu tête et a blessé le sergent du détachement et qui par suite de cette blessure est mort en le portant à l’hôpital et qu’enfin il s’est porté au pont de Sèvres le 31 du même mois aux deux charges que les lanciers ont faites, que l’artillerie et le 3e régiment de la garde royale s’est rendue. En foi de quoi, nous, propriétaires et habitants du quartier des Invalides, nous lui avons délivré le présent certificat pour lui servir et valoir ce que de raison. » Signé, le 4 octobre 1830 : Buze ; Duval ; Magne ; Pagnier. Il n’était alors sans doute plus soldat et était indiqué sur les fiches de la Commission des Réclamants comme sans fortune et sans emploi. Il signa, le 16 août 1830, le certificat suivant en faveur de la mère de Mignot, François, Etienne, laissé dans l’indigence par suite de la mort de son fils dans les combats de Juillet : « Nous, soussignés, certifions que le nommé François, Etienne Miniot (sic) a été tué le jeudi 29 juillet 1830 à l’affaire du Louvre à la défense de la liberté et laisse une malheureuse mère, âgée de cinquante-neuf ans, qui était son seul appui et son seul soutien […]. » Il demeurait 44, rue Saint-Dominique au Gros-Caillou en 1831. Archives nationales F/1dIII/67 in dossier Mignot, François, Etienne ; Archives de la préfecture de police AA 407.