Pepain, Jean-Baptiste

Biographie


Né le 19 janvier 1791 à Rambouillet (Seine-et-Oise), fils de Pepain, Etienne, journalier, et de Lecomte, Marie, son épouse. Ancien militaire, retiré sans pension en 1815. Pourtant terrassier en 1811, marchand en 1830-1831, balayeur sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/34. Il fut blessé, le 28 juillet, d’un coup de feu reçu dans le moignon de sa cuisse droite, déjà amputée vers 1825, et qui lui fractura l’os (mais dun coup de feu à la cuisse, qui a nécessité lamputation in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; dun coup de feu, a la jambe déjà amputée in Archives de Paris VD3 1-2). Père de deux enfants, il reçut (sous le nom de Papin) un secours de quatre-vingts francs en août et de quarante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut (chaque fois sous le nom de Pepin) un secours de vingt francs, le 3 août 1830, un secours de cinquante francs le 4 août, un secours de dix francs, le 24 août 1830, un secours de trente francs, le 30 août 1830 (indiqué comme étant le cinquième secours), un secours de cinquante francs, le 6 septembre 1830, un secours de quarante francs, le 29 septembre 1830, un secours de trente francs, le 13 octobre 1830, un secours de cinquante francs le 20 octobre 1830, un secours de quarante-cinq francs le 3 novembre 1830, un secours de soixante-cinq francs le 17 novembre 1830, un secours de soixante francs le 1er décembre 1830, un secours de soixante francs le 15 décembre 1830, un secours de cent francs le 15 janvier 1831, un secours de soixante francs le 1er février 1831, un secours de soixante francs le 15 février 1831, un secours de soixante francs le 1er mars 1831, un secours de soixante francs le 15 mars 1831, un secours de vingt-cinq francs le 1er avril 1831, un secours de vingt-cinq francs le 15 avril, un secours de vingt-cinq francs le 2 mai 1831 à la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Le 19 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIIe arrondissement, comparurent : Pelvey, Nicolas, Désiré (voir ce nom), marchand de vin, demeurant 33, rue du Faubourg-Saint-Martin ; Castel, Rémi, Alexis (voir Castel, Alexis, Joseph), chevalier de la Légion d’honneur, maréchal des logis-chef en retraite, demeurant 5, passage de l’Industrie ; Rousseau, Jean-Baptiste, tailleur, demeurant 1, passage de l’Industrie. Ils attestèrent que Pepain, Jean-Baptiste avait « été blessé le 28 juillet dernier, d’une balle qu’il a reçue dans la cuisse, ce qui a nécessité l’amputation ». Le maire du (ancien) IIIe arrondissement, en date du 16 février 1831, lui délivra un certificat d’indigence. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement (sous le nom de Pepin, Jean-Baptiste sur les listes de la mairie, sur celles du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel et surtout in Archives nationales F/1dIII/39). Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 22 janvier 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu, à travers le moignon de la cuisse droite amputée il y a cinq ans ; blessure compliquée de fracture à l’os et de la présence de corps étrangers, non encore cicatrisée. » Il fut admis dans la 4e classe des blessés et pensionné de cinq cents francs (sous le nom de Pepin, Jean-Baptiste sur les listes du Moniteur universel). A sa sortie de la maison de convalescence de Saint-Cloud, il demanda son entrée dans les Invalides ou une place de portier ; il était indiqué sur sa feuille « sans instruction ». Il lui fut accordé (sous le nom de Pepin, Jean-Baptiste) par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. En décembre 1831, il sollicitait ainsi son admission à l’hôtel des Invalides : « […] Pour se créer un moyen d’existence honnête, il trouva l’occasion en décembre 1824, d’entrer à l’Ecole de Saumur, en qualité de gagiste. Il eut le malheur d’être blessé par un cheval étalon. Cette blessure nécessita l’amputation de la jambe droite. L’exposant se trouva donc, par cette circonstance, hors d’état de gagner sa vie. Il sollicita son admission à l’Hôtel des Invalides et, après avoir postulé pendant longtemps et produit non seulement les titres attestant de son accident mais aussi des pièces honorables attestant les bons et longs services du suppliant, il allait réussir à obtenir ce qu’il tentait depuis longtemps lorsque le gouvernement de Charles X fut renversé. Le suppliant a pris une part très active aux événements de Juillet, il a été atteint d’une balle au moignon de sa jambe coupée. Depuis cette époque, il n’a pas cessé d’être traité aux hôpitaux ; en ce moment, il arrive des eaux de Bourbonne. La Commission des récompenses a décerné à l’exposant six cents francs de pension mais sa blessure étant incurable, susceptible de se rouvrir et demandant des soins médicaux, il vient avec confiance solliciter de votre bonté son admission audit Hôtel des Invalides. » La loi du 13 décembre 1830 portant que tout Français blessé en juillet 1830 et susceptible d’obtenir une pension aura le choix de toucher cette pension dans ses foyers ou d’entrer à l’hôtel des Invalides où il serait traité selon le grade auquel il était assimilé par le brevet même de sa pension, la demande de Pepain fut sans doute acceptée. Soigné lui-même par le docteur Fischer, il signa, avec de très nombreux autres blessés, la lettre adressée au roi par Dégenetais, pharmacien qui avait ouvert l’ambulance de la rue des Pyramides, en faveur de Fischer, Antoney, Lax, qui avait donné ses soins dans cette même ambulance. Sa veuve reçut un secours de quarante francs en 1849, à titre de veuve d’un médaillé de Juillet. En 1851, le préfet de Seine-et-Oise, tout en appelant sur elle la bienveillance de l’administration, donnait sur son compte les renseignements suivants : « Veuve d’un médaillé de Juillet, est dans un état voisin de la misère et ne vit que de son travail comme femme de ménage ; son âge déjà avancé ne lui permettant pas de se livrer à des occupations plus assidues et plus productives. Depuis qu’elle réside à Crosne, sa conduite a toujours été régulière et à l’abri de tout reproche, sa moralité ne laisse rien à désirer. » Elle reçut un secours de cinquante francs en 1851, en 1852 et en 1853, à titre de veuve d’un médaillé de Juillet. Il avait épousé Motier, Marguerite, Rosalie, le 25 avril 1811 à Versailles (Seine-et-Oise), dont il avait un enfant (sans doute un enfant et sa femme enceinte) en 1830 ; sur l’acte de mariage, Motier, Marguerite, Rosalie, est indiquée comme étant journalière et comme demeurant 9, rue des Tournelles à Versailles. Il demeurait 15, rue des Tournelles à Versailles en 1811 ; 18, rue d’Enghien en 1830-1831 ; 96, rue de Sèvres en décembre 1831 ; impasse de l’Enfant-Jésus en 1849 ; sa veuve, 5, bd des Vertus en 1849 ; à Crosne en 1851-1853. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 39 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 43 (sous le nom de Papin) ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 110 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la 4e classe auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du Ve arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 96 ; Archives de Paris VD3 1-2 in dossier Commission des récompenses nationales, (ancien) IIIe arrondissement, idem état des sommes payées par MM. les commissaires ci-après désignés aux combattants et blessés de juillet 1830 du (ancien) IIIe arrondissement, idem Etat des paiements faits par M. Ternaux, commissaire délégué des récompenses nationales pour le (ancien) IIIe arrondissement, aux veuves, ascendants et blessés dudit arrondissement, années 1830-1831 (M. Ternaux n’a pris les paiements que le 13 octobre 1830) ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la médaille de Juillet du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 in dossier Fischer, Antoney, Lax ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 (une fois sous le nom de Pepin, Jean-Baptiste et une autre fois sous celui de Pepain, Jean-Baptiste) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/70 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IIIe arrondissement, blessés de 4e classe (sous le nom de Pepin, Jean-Baptiste ; Archives nationales F/9/1156 (sous le nom de Pepin, Jean-Baptiste) ; Archives nationales F/15/3793-3795 secours à divers titres (avec lindication ancien sapeur-pompier, amputé de la jambe droite, médaillé et pensionné de cinq cent francs voir Pepin) ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes, idem minute 26 et suivantes, idem AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 74, idem Courrier de la préfecture de Seine-et-Oise, en date du 16 janvier 1851, sur divers décorés de Juillet, minutes 156-157, idem Proposition d’autoriser, par imputation sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, l’ordonnancement d’une somme de quatre cent vingt francs, pour être répartie à titre de secours entre cinq décoré de la croix ou de la médaille et deux veuves de juillet 1830, minutes 170-172 (sous le nom de Pepin, Jean-Baptiste), idem Proposition d’autoriser sur le crédit ouvert au chapitre 6 du budget de 1852, l’ordonnancement d’une somme de 520 francs pour être répartie, à titre de secours, entre six personnes domiciliées dans divers départements, minutes 222, en date du 18 mai 1852, idem Proposition d’autoriser l’ordonnancement d’une somme de 455 francs pour être répartie, à titre de secours, entre six décorés et veuves de décorés de Juillet 1830 en résidence dans les départements, minutes 263-264, en date du 10 février 1853.

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