Pepin, Jean-Baptiste
Biographie
Né le 11 juin 1787 à Lieurey (Eure), fils de Pepin, pierre et de Levavasseur, Marie, Anne, son épouse. Ancien militaire, devenu tisserand. Il fut blessé de deux coups de feu reçus à la jambe droite ; il était déjà amputé du pouce gauche, par suite de blessures reçues à la bataille de Wagram. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 21 avril 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, de deux blessures par arme à feu, l’une à la partie antérieure et inférieure de la jambe droite, guérie ; l’autre à la partie interne et inférieure de la même jambe, non encore cicatrisée et compliquée de varices ; et qu’il a perdu le pouce de la main gauche par suite de blessures reçues à la bataille de Wagram ; circonstances dont la réunion doit le faire ranger dans la 4e classe des blessés. » Il fut admis dans la 4e classe des blessés et pensionné de cinq cents francs. Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il reçut auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement un cuissard de l’uniforme de garde national. Il avait épousé Danjou, Nathalie, Josèphe, le 8 novembre 1821 à Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime), dont il eut trois enfants, Pierre, Michel, né le 29 octobre 1823 à Sotteville-lès-Rouen, Charles, Louis, né le 24 février 1825 à Sotteville-lès-Rouen, Justine, Natalie, née le 24 mars 1826 à Sotteville-lès-Rouen. Il demeurait rue du Moulin-à-Vent à Sotteville-lès-Rouen de 1823 à 1825 ; rue Petite-Mare à Sotteville-lès-Rouen en 1826 ; 156, rue du Faubourg-Saint-Denis en 1831. Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 110 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, p. 65 (sous le nom de Pepin), liste nominative des blessés de la 4e classe auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IIIe arrondissement, p. 96 lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/70 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, Barèges, Mont-d’Or et Néris (sous le nom de Pepin) et liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) Ve arrondissement, blessés de la 4e classe.