Périnet, Louis
Biographie
Né vers 1799 à Vanault-le-Châtel (Marne), issu d’une famille de propriétaires de la Marne et « très avantageusement connue », précisait Périnet lui-même. Marchand de vin. Il s’illustra à la Grève. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il sollicita, auprès du ministre des Finances, une perception rurale dans un des trois départements de la Marne, de la Meuse ou des Ardennes. Sa demande était apostillée par le vicomte Tirlet, député de la Marne et par Bory de Saint-Vincent, colonel d’état-major, membre de l’Académie des sciences, qui qualifiait Périnet « d’honnête garçon, élevé dans les meilleurs principes par d’honnêtes parents » et précisait qu’il l’avait vu « dans les mémorables journées de Juillet combattre avec courage à l’Hôtel de ville pour la cause de la liberté. Il y a courageusement exposé sa vie ». Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il joignait plusieurs certificats à sa demande. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, déclare que j’ai rencontré M Louis Périnet dans les célèbres et glorieuses journées des mercredi et jeudi (27 et 28 juillet 1830) au feu et qu’il s’y est distingué par son zèle, son adresse et son courage. Il s’est montré notamment à la prise de l’Hôtel de ville de Paris. Lorsque j’y rentrai, dans la soirée du jeudi pour voir si M. de Lafayette y était arrivé, je l’y trouvai encore, ainsi que le vendredi faisant toujours la garde. Il n’a pas quitté ce poste d’honneur tant que la présence des braves y a été nécessaire. » Signé, le 20 août 1830 : Bory de Saint-Vincent, colonel d’état-major, membre de l’Académie des sciences, demeurant 6, rue de Bussy. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Le général Dufour, commandant (sic) de la Légion d’honneur, s’empresse de donner des preuves de satisfaction du zèle et de l’honorable titre de Français qu’a si bien mérité M. Louis Périnet dans les journées des 27, 28 et 29 juillet. » Signé, le 20 août 1830 : général Dufour (voir ce nom). Le 14 décembre 1833, il retira les pièces qu’il avait confiées à cette Commission, liquida son dossier et paya les quatre-vingt-cinq centimes de frais de liquidation. Il demeurait 3, rue de Provence en 1831. Archives de la préfecture de police AA 407.