Périssain, Félix, Christian

Biographie


Né vers 1789 à Paris (ancien) IIIe arrondissement. Ancien sous-officier dans la Vieille Garde, devenu commis aux écritures. Il s’illustra au Palais-Royal, au Louvre, aux Tuileries et dans les rues adjacentes. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, habitants du quartier du Palais-Royal, (ancien) IVe arrondissement, nous faisons un devoir de signaler à notre mairie la conduite distinguée et la brillante valeur du sieur Périssain, Félix, ex-sous-officier de la Vieille Garde, dans les journées des 27, 28 et 29 juillet et principalement le 29 juillet où, dans les trois charges des patriotes au Palais-Royal, nous l’avons toujours vu à la tête des braves qu’il conduisit à la victoire. C’est surtout au poste des gendarmes du château d’eau du Palais-Royal où son humanité remplaça pour un instant la plus rare intrépidité, et ce qui fait surtout l’éloge de ce vieux soldat c’est d’avoir par sa fermeté arrêté l’effusion du sang français ; pendant que ses jeunes compagnons se jetaient sur les armes des vaincus, il les a fait tous esquiver par les rues Saint-Thomas-du-Louvre et de Chartres. Sans sa présence d’esprit, aucun de ces malheureux n’auraient échappé à la mort. » Signé : Biron, marchand de vins, demeurant 227, place du Palais-Royal ; Hédelin, épicier, demeurant 231, place du Palais-Royal ; Dumas (voir Dumas, David, Louis), distillateur, demeurant 229, place du Palais-Royal ; Pérot aîné, limonadier, demeurant 225, place du Palais-Royal ; Bertin, logeur, demeurant 28, rue Froidmanteau ; Finiels, rentier, demeurant 22, rue Froidmanteau ; Malgras, logeur, demeurant 24, rue Froidmanteau ; Pain, traiteur, demeurant 26, rue Froidmanteau ; et deux signatures illisibles. Suivait l’apostille suivante : « J’atteste qu’il est à ma connaissance que les faits relatés en la présente sont exacts. » Signé : Morel, officier. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il ne réussit pas à faire valoir ses droits auprès de la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il demeurait hôtel de Corbeil (mais hôtel du Vivarais in Archives de la préfecture de police AA 407 ; il y a aussi 27, rue du Chantre-Saint-Honoré sur le certificat dont il est porteur mais il nest pas clair que ce soit son adresse à lui), 88, rue Montmartre en 1830. Archives de Paris VD6 281 n° 1 ; Archives de la préfecture de police AA 407.

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