Perrasset, Jean, Georges
Biographie
Né le 11 avril (dont sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39) (ou 31 mars) 1794 à Paris. Distillateur ou négociant. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement (sous le nom de Perasset, Jean, George sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel et sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39, faire le changement ?). Il signa, le 5 août 1830 et comme « sergent porte-drapeau du 2e bataillon de la Xe légion de la garde nationale », le certificat suivant en faveur de Martin, Achille, Henry, François : « Je certifie que le sieur Martin, Achille, Henry, François faisait partie du détachement que je commandais le 29 juillet, qu’il s’est transporté avec moi au dépôt que nous désarmâmes ; que, de là, il m’a suivi à la caserne de Babylone occupée par les Suisses et que dans l’une et dans l’autre de ces deux occasions il a fait preuve de courage. » Il apostilla, le 15 août 1830, le certificat suivant en faveur de Farigoulle, Ambroise, Constantin : « Je, soussigné, certifie que le nommé Ambroise Farigoul, ex-canonnier de 1re classe du 2e régiment d’artillerie à cheval, était de mon détachement à la Grève, entre le Pont-Neuf et le pont Rouge, que, le lendemain, après s’être emparé du poste de Saint-Thomas-d’Aquin, comme l’attestent ses certificats, je l’ai vu à la prise de la caserne des Suisses se distinguer comme un des plus braves citoyens. Il faisait le service de la pièce et, n’ayant plus de munition, il s’est défendu vigoureusement avec son fusil, qu’il n’a pas quitté le général (?) de toute la journée que pour venir avec moi prendre le poste du parc aux Moutons, qui était le plus urgent puisque l’ennemi devait redoubler (?) ailleurs sur Paris et qu’il ne pouvait déboucher suivant ces positions il a occupé ce poste avec ses braves camarades, qui ne m’ont pas quitté pendant dix jours consécutifs. » Il apostilla, le 30 juin 1831, la lettre suivante en faveur de Carbon, Louis : « Le sieur Carbon, Louis, carrossier breveté à Paris, rue de Grenelle-Saint-Germain n° 46, s’étant montré d’une manière qui fut remarquée dans les glorieux événements de Juillet, il produisit les pièces nécessaires pour établir ses droits à une récompense nationale, mais, ses pièces ayant été égarées, après un premier examen dans les bureaux de la Commission il voit avec regret qu’aucun rapport n’a statué sur leur mérite. Il suit de là qu’il n’est pas porté pour la décoration spéciale. Par ces motifs péremptoires, il croit devoir vous soumettre à nouveau l’exposé sincère de sa conduite et de ses actions, appuyées des attestations émanées de ses braves concitoyens, tous témoins de ses efforts, au jour du danger, pour le maintien de nos libertés constitutionnelles. Le 28 juillet, il a assisté au combat de la Grève, en uniforme de garde national, circonstance digne de remarque puisqu’il est constant que les partie du manuscrit brûlée du despotisme s’attachaient à poursuivre avec plus de fureur ceux qui en étaient revêtus. De là, il vint au pont des Arts, où il soutint longtemps un feu très vif du Louvre et n’abandonna la place qu’après avoir épuisé ses munitions. Le 29, il se rendit à l’atelier de Saint-Thomas-d’Aquin partie du manuscrit brûlée une petite pièce de canon démontée et même enclouée, il donna l’idée à ses camarades de la forer et de la monter sur un affût. Aussitôt l’opération terminée, ils se transportèrent tous à la caserne Babylone. Ses compagnons voulurent charger la pièce comme un simple fusil, l’exposant, en qualité d’ancien officier d’artillerie, leur fit quelques observations. Alors, il est entré chez le sieur Mousset partie du manuscrit brûlée de traverse à côté où la pièce était placée et il se mit à faire partie du manuscrit brûlée aidé par le sieur Coade, ancien artilleur. Ils chargèrent la pièce et firent pendant trois fois un feu soutenu sur la caserne ; leurs compagnons d’armes furent tués ou blessés à leurs côtés. Cette conduite énergique et courageuse, au milieu d’un partie du manuscrit brûlée pressant fut vivement appréciée par ses compatriotes. Cette action décida la victoire et les Suisses s’enfuirent partie du manuscrit brûlée. Le 22 décembre dernier, comme garde national à cheval partie du manuscrit brûlée le premier sur le Pont-Neuf au moment où les ennemis de l’ordre partie du manuscrit brûlée les réverbères. C’est en vertu de tous ces titres qu’il partie du manuscrit brûlée obtempérer à sa juste réclamation d’autant plus fondée que les pièces qui l’établissent ont été présentées à la commission du (ancien) Xe arrondissement en temps opportun et qu’il a été interrogé à cet égard. » Sa médaille et son brevet lui furent délivrés le 27 juin 1833. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait 96, rue de Sèvres en 1830 (mais toujours 96, rue de Sèvres in Archives nationales F/1dIII/36) ; 85, rue de Sèvres en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis7K4 2 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille Xe arrondissement ; Archives de Paris Vbis7K4 4, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives de Paris VD6 545 n° 3 (liste des médaillés du [ancien] Xe arrondissement) ; Archives de Paris VK3 44 in dossier Farigoulle, Ambroise, Constantin ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Xe arrondissement ; Archives de la préfecture de police AA 376 in dossier Carbon, Louis ; Archives de la préfecture de police AA 401 in dossier Martin, Achille, Henry, François.