Perret, Auguste
Biographie
Adjoint au maire du (ancien) VIIIe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ve arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Il adressa, en date du 27 avril 1831, la lettre suivante à Grau de Saint-Vincent (voir Grau de Saint-Vincent, Antoine, Jean-Baptiste, Michel) pour attirer son attention sur les conditions qui avaient été faites à Dunan, Marie, Frédéric (voir ce nom) : « En ma qualité de membre de la Commission des récompenses nationales, permettez-moi de signaler à votre attention une décision du jury central de cette commission, qui en même temps qu’elle blesse la justice, puisqu’elle prive un citoyen de droits justement acquis, est contraire aux dispositions de la loi qui a voulu qu’une décoration spéciale fût accordée à tous les citoyens qui se sont distingués dans les journées de Juillet. M. Dunand (sic), Marie, Frédéric, élève en médecine, demeurant rue Vieille-du-Temple, a mérité par sa courageuse conduite et par son ardent patriotisme cette distinction glorieuse, qui lui a été décernée à l’unanimité par le jury de mon arrondissement. Depuis les événements de Juillet, M. Dunand (resic) a constamment tenu la conduite d’un bon citoyen ami de l’ordre et des lois. Dans les journées de troubles de décembre, il a fait une proclamation aux élèves en médecine, pour les engager à unir leurs efforts à ceux de la garde civique pour le maintien de la tranquillité publique, fortement menacée. Ce fait est attesté par M. Dubois, doyen de la faculté, dont je vous adresse copie. Depuis et après l’insulte grave faite au ministre de l’Instruction publique à la Sorbonne, M. Dunand (resic) a rédigé une protestation, couverte aussitôt de dix pages de signatures et déclarant que quelques perturbateurs, tous étrangers aux écoles, étaient les auteurs de ces coupables excès. Vous trouverez aussi ci-joints ces deux pièces, dont il est l’auteur. Je prends la liberté, monsieur, de vous signaler ces faits afin que vous puissiez, après vérification faite du dossier de M. Dunand (resic) et appréciant vous-même la belle et honorable conduite de cet étudiant, mettre monsieur le ministre à même de réparer une injustice, en maintenant la première décision prise par le jury à son égard. » Malade et à la campagne, il n’avait pas retiré, en 1831, sa médaille. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier récompenses de juillet 1830 lettres concernant Dunan, Marie, Frédéric ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Ve arrondissement et Préfecture du département de la Seine, Etat des personnes auxquelles les médailles n’ont point été remises.