Perret, Patrice
Biographie
Né en mars 1794 à Lyon (Rhône). Militaire durant treize ans sous l’Empire (?? date de naissance ?). « A la veille d’être nommé officier, il a été obligé de fuir les cours prévôtales qui le poursuivaient à outrance. Cinq ans d’exil », selon une note sur son dossier déposé devant la Commission des récompenses nationales instaurée après la révolution de Février. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ier arrondissement (dans laquelle il était membre de la Commission des réclamations). Il retira, le 9 mai 1831, les pièces qu’il avait déposées à la Commission. Il signa, le 31 août 1830 et comme « commissaire du (ancien) Ier arrondissement » de la Commission des Réclamants, le rapport suivant de l’enquête faite au sujet de Rieu, Paul, qui tentait de faire valoir ses droits auprès de cette Commission : « Désigné par M. le président pour faire une nouvelle investigation, je me suis transporté chez M. Bourriez (voir Bourriez, Léopold, Denis, Jean), décoré de la médaille de Juillet, rue des Vieilles-Tuileries n° 23, et chez le sieur Marcey (voir Marsay, Pierre), traiteur, rue Saint-Honoré 197, signataires des pièces du sieur Rieu. Ces messieurs, dont la moralité est digne de foi, m’ont donné sur lui les renseignements les plus favorables. M. Bourriez m’a en outre déclaré que le 28 juillet le dit sieur Rieu avait combattu à ses côtés et le sieur Marcey m’a également déclaré avoir vu le sieur Rieu, rue Saint-Honoré, en armes et en faisant honorablement usage. Je pense donc que le sieur Rieu a bien mérité de la patrie. » Le 4 juin 1832 (soit sans doute quelques jours avant la perquisition faite dans les locaux de la Commission des réclamants), secrétaire de la Commission des réclamants du (ancien) Ier arrondissement, il écrivait au ministre de l’Intérieur afin qu’il fasse droit aux réclamations des combattants de Juillet composant cette Commission des réclamants. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instaurée après la révolution de Février. Il était alors receveur de rentes. Il fut recommandé pour obtenir un bureau de tabac. Il était célibataire en 1848. Perret demeurait 305, rue Saint-Honoré en 1830-1848. Archives de Paris VK3 50. Archives nationales F/1dIII/82 ; Archives de la préfecture de police AA 407 ; Archives de la préfecture de police AA 411 in dossier Rieu, Paul.