Perrot, Jean-Baptiste, François
Biographie
Né vers 1778. Ancien militaire. Il conduisit, le 5 août 1830, depuis Vaugirard plusieurs gendarmes et leurs chevaux pour les diriger sur la caserne de la rue de Tournon, réussissant à les remettre sains et saufs et à préserver du pillage leurs armes et leurs bagages. Il monta ensuite la garde du 6 au 26 août. Il reçut un total de quatre-vingts francs de secours auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. En 1838, père de quatre enfants, dont un était aveugle, se « trouvant dans la plus triste position », il sollicita des secours. La police donna sur son compte les renseignements suivants : « […] Sa femme est âgée et infirme. Perrot s’occupe à faire des brosses de chiendent mais cette profession ne peut lui fournir de quoi faire subsister sa famille, qui est dans la misère. Néanmoins, le ménage est très estimé. » Il reçut un secours de quarante francs et un autre de vingt-cinq francs en 1842. Il était le père de Perrot, Thomas, autre combattant de Juillet. Il demeurait 6, rue de la Bourbe en 1830-1831 ; 24, rue du Faubourg-Saint-Jacques de 1838 à 1841. Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/71.