Perrot, Thomas
Biographie
Né en 1811 (mais 1810 in Archives de Paris VK3 33, sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39) à Langres (Haute-Marne). Ouvrier en papeterie ou garçon relieur (ou homme de peine in Archives de Paris VK3 34, deux fois in Archives de Paris VK3 33 et sur les listes de la mairie, à moins que cela soit une confusion avec un nommé Prest… dans ce cas-là retirer les références des Archives de Paris mais aussi homme de peine sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39 ; aussi homme de peine in Archives de Paris VK3 18). Il fut blessé à la tête, rue d’Enfer. Il reçut (sous le nom de Peyrot, Thomas) un secours de soixante-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il reçut un total de cent cinquante-trois francs de secours auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. On trouve dans son dossier les renseignements suivants, dont l’auteur n’est pas connu mais relevant soit du commissariat de police de son quartier, soit de la mairie de son arrondissement, soit de la Commission des récompenses nationale : « Le sieur Perrot s’est battu, dit-on, pendant les mémorables journées et a été blessé à la tête. Il demeure depuis huit mois rue de la Bourbe n° 8. On dit que c’est un honnête homme. Il est âgé de dix-neuf ans et n’a ni femme ni enfant. » Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 1er février 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Le 29, au poste de l’Estrapade a monté par la croisée, a eu un fusil et de là place Saint-Michel ; fut envoyé de garde à la barrière d’Enfer ; a été blessé en cherchant à mettre le bon ordre. A Saint-Cloud, sans arme. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 1er février 1830, à aucune voix pour la croix, sept voix pour la médaille et aucune voix pour une mention. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 31 mars 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme blanche (coup de sabre) sur le côté gauche du sommet de la tête, blessure guérie sans infirmité. En conséquence nous estimons que le susnommé a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné d’empêchement que pendant la durée du traitement et qu’il doit être rangé dans la première classe des blessés. » Il fut effectivement admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de cent vingt francs auprès de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il était le fils de Perrot, Jean-Baptiste, François, autre combattant de Juillet. En 1837, portier chez un imprimeur aux Batignolles, dans une « position peu heureuse » et devant deux termes à son ancien propriétaire, il sollicita des secours. En 1838, il était homme de peine chez un imprimeur 20, bd Pigalle aux Batignolles ; les renseignements de police le décrivaient comme dans une position peu heureuse et jouissant d’une bonne réputation. Il reçut un secours de cinquante francs en 1838, un autre de vingt francs en 1839. En 1840, marié, sa femme malade, père de quatre enfants, devant deux termes de son loyer et ayant tout engagé, il sollicita des secours et obtint vingt-cinq francs, la même somme en 1841 et en 1842. En 1843, il travaillait dans une fabrique de papiers peints et gagnait un franc cinquante par jour : « Il est très malheureux et ne peut pas payer son loyer qui est de quatre-vingts francs par an. Les époux Perrot sont tranquilles et ont une bonne conduite », faisait connaître une note de police. Il reçut un secours de vingt-cinq francs. En 1844, il était père de trois enfants et le maire du XIIe arrondissement apostillait ainsi sa demande de secours : « Père d’une nombreuse famille, se trouve réduit à une position très pénible, encore aggravée par la maladie de sa femme, pour laquelle il a déjà fait des sacrifices au-dessus de ses forces. » Il reçut un secours de quarante francs en 1844, de la même somme en 1845. En 1846, il avait six enfants et reçut un secours de vingt-cinq francs puis un autre de quarante francs, un secours de quarante francs en 1847, de la même somme en 1848. En 1849, sa femme, mère de cinq enfants, dont l’aîné avait douze ans, resta malade par suite de nouvelles couches. En 1850, il gagnait trois francs par jour et tenait une « conduite régulière », selon le cabinet du préfet de police. Il reçut un secours de cinquante francs en 1850, à titre de médaillé de Juillet, et trois secours de soixante francs en 1851. En 1852, un rapport de police précisait sur son compte : « Souvent sans ouvrage et a à sa charge six enfants en bas âge. Bonne conduite. Il y a lieu de lui accorder un secours. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1852, et deux secours de cinquante francs en 1853. En 1854, il précisait dans une demande de secours : « Depuis 1830, je n’ai jamais pris aucune part ni directe ni indirecte dans les événements qui se sont succédé, ni été appelé dans aucune administration judiciaire ; je suis légitimement marié et père de cinq enfants, tous à ma charge ; je suis ouvrier en papeterie et fréquemment sans travaux, par la pénurie des travaux de mon état. Je suis arrivé dans un état de gêne des plus pénibles, manquant du plus strict nécessaire. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1854, de quarante francs en 1855, de la même somme en 1856. En 1857, il n’était plus que concierge au 152, rue Saint-Jacques, ayant été obligé d’abandonner son travail comme ouvrier en papiers peints, par suite de l’altération de sa santé, causée par la manipulation des couleurs. « Situation très précaire à cause de ses charges de famille et du minime salaire attaché à son emploi. Très bons renseignements, digne d’intérêt », concluait un rapport de police. Il reçut un secours de quarante francs en 1857. Il était le fils de Perrot, Jean-Baptiste, François. Il demeurait à Paris depuis 1817 ; 8, rue de la Bourbe en 1830-1831 (mais 6, rue de la Bourbe in Archives nationales F/1dIII/37 ; mais bien 8, rue de la Bourbe in Archives de Paris VK3 34, deux fois in Archives de Paris VK3 33, in Archives nationales F/1dIII/38 A, in Archives de Paris VK3 35 et in Archives de Paris VK3 18 et in Archives de Paris VK3 19) ; 14, rue Judas jusqu’en novembre 1837 ; 5, passage Lafontaine aux Batignolles de 1837 à 1838 ; 6, cité Lafontaine ou 24, rue Lemercier aux Batignolles en 1837 ; 150, rue Saint-Jacques de 1839 à 1844 ; 152, rue Saint-Jacques, où sa femme était portière, de 1849 à 1857 ; ses parents, 24, rue du Faubourg-Saint-Jacques en 1838. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du XIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 88 ; Archives de Paris VD6 559 n° 1, liste nominative des blessés de la 1re classe qui ont reçu de la douzième mairie le secours définitif de cent vingt francs provenant de la répartition des fonds de la souscription nationale (sous le nom – curieusement – de Prest) ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 Commission des récompenses nationales, jury médical ; Archives de Paris VD6 682 n° 3 ; Archives de Paris VK3 14, une pièce du jury médical en date du 19 mars 1831 ; Archives de Paris VK3 18, liste nominative des blessés de la 1re classe qui ont touché à la douzième mairie le secours définitif de cent vingt francs provenant de la répartition des fonds de la souscription nationale (sous le nom de Perot, Thomas) ; Archives de Paris VK3 19, Liste nominative des blessés de la 1re classe qui ont touché à la douzième mairie le secours définitif de cent vingt francs provenant de la répartition de la souscription nationale (sous le nom de Pérot, Thomas) ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 1er février 1830, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 1er février 1831 ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives de Paris VK3 35, liste des blessés du (ancien) XIIe arrondissement qui se sont présentés devant le jury d’habillement ; Archives de Paris VK3 50 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (197) citoyens dont les blessures ont entraîné un empêchement de travail que pendant la durée du traitement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/71 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) XIIe arrondissement, blessés de la 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 84, idem Proposition d’accorder à cent quarante décorés, blessés et veuves de Juillet domiciliés dans le département de la Seine des secours s’élevant à la somme de 6.980 francs, minutes 94 à 99, idem Courrier au ministre de l’Intérieur, en date du 28 janvier 1851, sur une proposition d’accorder à 28 décorés, 119 médaillés, 20 veuves de décorés ou de blessés, 16 blessés de Juillet 1830, 4 femmes de médaillés, 1 orphelin et 1 mère de médaillé décédé, des secours s’élevant ensemble à la somme de 10.875 francs, minutes 159-163, idem Demandes de renseignements sur des décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, 14 décembre 1851, minutes 208-209, idem Proposition d’accorder à 139 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.125 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 238-242, en date du 23 septembre 1852.