Perruchot, Etienne
Biographie
Né vers 1799 à Préy-sous-Thil. Garçon marchand de vin. Il eut le pied droit écrasé par un pavé, le 29 juillet à la barricade que fit construire Monbrun, face au 12, rue de la Ferronnerie. Il fut pansé à la pharmacie des frères Lamouroux, 11, rue du Marché-aux-Poirées. Il reçut (sous le nom de Peruchaut) un secours de quarante francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut, un secours de vingt francs le 25 août et un secours de soixante francs le 11 septembre auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il dut cesser son activité, du fait de la blessure qu’il avait reçue, et dut se faire remplacer par un garçon qu’il payait trois francs par jour. Il sollicita d’être remboursé des frais occasionnés par sa blessure et une pension annuelle. Sa demande fut apostillée par Monbrun, adjudant-major provisoirement à la IXe légion, demeurant 35, rue de la Ferronnerie ; Balza (illisible), ex-huissier à la Chambre des députés, demeurant 35, rue de la Ferronnerie ; Fournier, demeurant 12, rue de la Ferronnerie ; illisible, demeurant en garni 35, rue de la Ferronnerie ; Gueutin, cordonnier, demeurant 35, rue de la Ferronnerie ; Nigri, demeurant 35, rue de la Ferronnerie ; Alexandre, demeurant 35, rue de la Ferronnerie ; Morel (illisible), demeurant 37, rue de la Ferronnerie ; Therbon (illisible), demeurant 35, rue de la Ferronnerie. Il ne reçut aucune réponse à la demande qu’il avait faite auprès de la Commission des récompenses nationales et déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir une indemnité et une place. Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Nous, soussignés, attestons à qui il appartiendra que M. Perruchot, Etienne, garçon de cave rue de la Ferronnerie n° 35, a travaillé avec nous à construire une barricade élevée devant sa porte, le 29 juillet 1830. Nous certifions également qu’il a constamment distribué gratuitement du vin à tous ceux qui travaillaient auxdites barricades et qu’il n’a jamais voulu recevoir d’argent. Participant à la défense de la patrie, il n’a cessé de travailler qu’après avoir eu le pied écrasé, où à cette suite il a perdu sa place. Nous nous estimons heureux de rendre témoignage du zèle et du patriotisme du sieur Perruchot et nous désirons bien sincèrement que justice lui soit rendue. » Signé, à Paris, par duplicata, le 1er août 1831 : Poullet, demeurant 7, rue Saint-Honoré ; Thibault, demeurant peut-être 8, rue de la Ferronnerie (lui ou Lépine) ; Lépine, demeurant peut-être 8, rue de la Ferronnerie (lui ou Thibault) ; Cabin, demeurant 17, rue de la Ferronnerie ; Matry, demeurant 100, rue Saint-Martin ; Ferret, demeurant 4, rue Saint-... ; Boucher, demeurant 33, rue de la Ferronnerie ; Nigri ; Guentin ; Artis, Alexandre, demeurant 35, rue de la Ferronnerie ; Lonnoy, demeurant rue de la Ferronnerie ; Lafontaine, demeurant 35, rue de la Ferronnerie. Il demeurait 35, rue de la Ferronnerie en 1830 ; 100, rue Saint-Martin, chez M. Matry, aussi 62, rue du Faubourg-Montmartre en 1831. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 41 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 46 (sous le nom de Perruchaut) ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives de Paris VD6 281 n° 1 ; Archives de la préfecture de police AA 407.