Persat
Biographie
Tailleur. Il combattit plusieurs heures à la prise du Louvre. Sa participation aux combats lui valut d’être cité ainsi dans la chronique de l’époque : « Persat, tailleur, sans aucune arme, s’est glissé parmi les combattants au Louvre, a d’abord enlevé la hallebarde d’un Suisse, et plus tard le fusil d’un autre. Obligé de se retirer à cause de la douleur que lui causait une balle morte qui était venue le frapper au pied, il est rentré chez lui avec un fourniment complet, enlevé à un Suisse qu’il avait tué. » Il fut soigné à l’ambulance de la halle aux draps et dut garder le lit quelques jours. Il reçut, après la révolution, des secours (sans que ni la date ni le montant soient précisés) auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il sollicita la médaille de Juillet. Sa lettre est apostillé par un des commissaires de la Commission des récompenses nationales, mais c’est totalement illisible n’en parler que si confirmation ultérieure : C ’est lui qui a cassé le fleuret… sans le payer… Il demeurait 18, rue de la Grande-Friperie (mais 18, rue de la Petite-Friperie in VD6 281 n° 1) en 1830. La Liberté reconquise ou histoire complète et détaillée de la révolution de Paris en juillet 1830, J.-B. Ambs, deuxième édition revue et corrigée, Paris, Terry jeune, libraire, Palais-Royal, galerie de Valois, n° 185, 1830, p. 225 ; Histoire de la révolution de 1830 et des nouvelles barricades, par F. Rossignol et J. Pharaon, Paris, chez Vimont, Levavasseur et Urbain-Canel, 1830, p. 330-331 (sous le nom de Prestat) ; Archives de Paris VD6 281 n° 1 ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés .