Personnet, François, Jacques
Biographie
Né le 7 septembre 1805 à Essoyes (Aube). Tonnelier. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux. Il fut décoré à la fois de la Croix de Juillet (sous le nom de Personnet, François, Jacques) et de la médaille (sous le seul nom de Personnet sur les listes du Bulletin des lois, sur celles du Moniteur universel et deux fois sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39) auprès de l’arrondissement de Sceaux. Il prêta son serment et reçut sa croix le 28 juin 1831 à la sous-préfecture de Sceaux ; le serment était ainsi rédigé : « Je jure fidélité au roi des Français, obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume. » Il est sur une liste de décorés parmi lesquels le préfet de la Seine devait choisir quarante-huit décorés, pour composer la délégation de décorés qui devaient assister, le 27 juillet 1831, aux cérémonies commémoratives de la révolution, qui eurent lieu à la Bastille puis au Panthéon. Il demeurait à Bercy en 1831 mais 7, place de la Bourse deux fois in Archives de Paris VK3 37. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VK3 37, Décorés de Juillet pour la députation, liste de quarante-huit citoyens qui ont été désignés par le sort pour les cérémonies du Panthéon et de la Bastille, idem état nominatif des citoyens décorés de la Croix de Juillet, qui ont retiré leur croix des bureaux de la sous-préfecture de Sceaux après avoir prêté entre les mains du sous-préfet le serment prescrit par l’article 4 de l’ordonnance du roi du 30 avril 1831 (idem sous le nom de Personnet, Jacques) ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 28 septembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales (sous le nom de Personnet, Jacques) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, arrondissement de Sceaux, idem noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Sceaux. Il y a dans Archives de Paris VK3 50 in dossier Peigné, Jean, Théodore, un Personnet qui signe, le 22 février 1831, le certificat suivant (sic) en faveur de Peigné : « Nous, soussignés, certifions que le nommé Peigné, Théodore, ancien militaire au 37e de ligne, maintenant quai de Bercy n° 36, dans les mémorables journées de juillet 1830, nous l’avons reconnu pour chef et qu’il s’est montré digne de courage et de patriotisme, qui mérite reconnaissance. Après avoir livré le combat du faubourg Saint-Antoine et de la Grève, dans la journée du 28 juillet, et après avoir formé plusieurs postes pendant la nuit pour la tranquillité publique et le maintien de l’ordre. Le 29, il dirigea sa compagnie à la rue de Rohan contre les gardes royaux, d’où il reçut trois blessures au bras droit et un coup de baïonnette au côté, ce qui, loin de lui diminuer son courage, cela ne fit qu’augmenter son intrépidité au combat et ne se retira qu’après avoir gagné la victoire, ce qui lui donne des droits aux récompenses nationales légitimement dues à sa valeur et son courage. »