Persoons, Claude, Louis
Biographie
Né le 28 juillet 1792 à Paris. Tourneur-mécanicien ou monteur en cuivre. Il est inscrit sur les listes de sa mairie comme n’ayant reçu aucun secours de la part de cette même mairie. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il sollicita la croix parce que « père de trois enfants, ayant combattu dans les mémorables journées des 27, 28 et 29, ayant fait huit prisonniers, les avoir désarmés et amenés à la mairie du IXe arrondissement, […] muni en outre d’un certificat du concierge, chevalier de la Légion d’honneur, de la caserne de l’Ave-Maria, comme ayant empêché que des malfaiteurs fassent le pillage de ladite caserne, le sieur Persoons fait partie de la garde nationale, muni de certificats de ses chefs, comme étant un des plus zélés pour le soutien de Sa Majesté ». Il apostilla ainsi la demande présentée au roi, le 27 août 1831, par Cayrol, Pierre afin d’obtenir la Croix de Juillet en remplacement de la simple médaille qu’il avait reçue : « Nous, soussignés, décorés de Juillet, déclarons que le nommé Cayrol a vaillamment combattu avec nous dans les journées de Juillet et nous supplions Sa Majesté d’avoir la bonté de lui accorder la décoration qu’il réclame et qui est due à la pureté de son patriotisme et à son dévouement à Sa Majesté. » En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Persons), auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1838, resté sept mois sans travail, tous ses effets engagés au mont-de-piété, il sollicita des secours : « […] Journalier […] père de trois enfants en bas âge et sa mère à charge (octogénaire) […], il ose justifier à Votre Excellence d’une conduite intègre et d’un dévouement inaltérable pour Sa Majesté Louis-Philippe. Il a toujours fait preuve d’un grand courage partout où il fut demandé et particulièrement dans la garde nationale. » La police donna sur son compte les renseignements suivants : « Ouvrier-mécanicien. Sa position n’est pas heureuse, attendu qu’il ne travaille que trois ou quatre jours par semaine. On fait l’éloge de sa conduite et de sa moralité. » Il reçut un secours de vingt francs en 1839 et de vingt-cinq francs en 1840. En 1843, la même administration ajoutait : « […] Tourneur en bois et n’a d’autres ressources que le produit de son travail pour faire subsister sa famille. C’est un bon père de famille, digne d’intérêt à tous égards. » Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1843. En décembre 1843, il partit pour le Brésil ou le Paraguay, et depuis cette date, ne donnant plus de nouvelle, on le crut mort. Sa femme reçut un secours de vingt-cinq francs en 1847. En mars 1848, sa veuve ou supposée telle, Vaquez ou Vaquet, Victoire, née le 28 septembre 1792 à Paris, restée seule avec trois enfants, sollicita un secours, comme veuve d’un décoré de Juillet qui avait « toujours eu une opinion républicaine, qu’il a été forcé de s’expatrier avec le manque d’ouvrage ». Elle reçut un secours de quarante francs en 1849. En 1850, la police donnait sur le compte de Vaquez ou Vaquet, Victoire, sa femme, les renseignements suivants : « […] Pauvre ménagère qui n’y voit presque pas. Elle demeure chez ses enfants, deux fils et une fille, tous trois mariés, rue du Petit-Gentilly n° 6, qui la recueillent par charité. Elle se trouve à leur charge, attendu qu’elle ne peut rien faire et qu’elle ne possède aucune ressource. Elle mérite tout intérêt. » Elle reçut un secours de quarante francs en 1850, à titre de femme d’un médaillé, de la même somme (ou de cinquante francs in Archives de la préfecture de police AA 369, minutes 159-163) en 1851. Persoons demeurait 7, rue Leregrattier (île Saint-Louis) en 1830-1831 ; 4, cour de la Juiverie à la porte Saint-Antoine, un logement de cent francs par an, de 1838 à 1848 ; sa veuve, 6, rue du Petit-Gentilly près des Gobelins de 1848 à 1850 ; 6, rue Neuve-Gentilly dans le faubourg Saint-Marceau en 1851. Voir Versoons. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement, F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/48 in dossier Cayrol, Pierre ; Archives nationales F/1dIII/71 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des personnes résidant dans l’étendue du (ancien) IXe arrondissement de Paris, qui ont obtenu la médaille de Juillet et auxquelles, à l’occasion des trois journées de Juillet, il a été accordé une somme de vingt-cinq francs ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 84, idem Proposition d’accorder à cent quarante décorés, blessés et veuves de Juillet domiciliés dans le département de la Seine des secours s’élevant à la somme de 6.980 francs, minutes 94 à 99, Archives de la préfecture de police AA 369, Courrier au ministre de l’Intérieur, en date du 28 janvier 1851, sur une proposition d’accorder à 28 décorés, 119 médaillés, 20 veuves de décorés ou de blessés, 16 blessés de Juillet 1830, 4 femmes de médaillés, 1 orphelin et 1 mère de médaillé décédé, des secours s’élevant ensemble à la somme de 10.875 francs, minutes 159-163.