Pesquy, Marc, Antoine, Joseph

Biographie


Né le 15 décembre 1808 à Marseille (Bouches-du-Rhône), fils de Pesquy, propriétaire, retraité après trente-trois ans de service. Etudiant en droit. Le 14 août 1830, il adressa la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales : « […] A l’honneur de vous exposer qu’il se leva au premier cri d’indignation de la liberté violée. Le 26 au soir, il harangua le peuple dans le jardin (du Palais-Royal, N.D.A), cria le premier Vive la liberté ! A bas Polignac ! et rassembla la foule, qui se porta chez les ministres et brisa les réverbères pour être favorisés par l’obscurité. (On le vit quelques instants après dans la rue Rivoli, où il avait conduit les citoyens pour les armer de pierres, se jeter à travers les baïonnettes des gardes royaux pour délivrer un jeune homme qu’ils emmenaient prisonnier, dans un autre certificat N.D.A.). Le 27, il fut des premiers qui pendant quatre heures firent pleuvoir une grêle de pierres sur les gendarmes, malgré leurs charges fréquentes et les malheureux qui tombaient à leurs côtés ; il fut des premiers qui s’armèrent dans la rue Saint-Honoré et, à la tête d’une centaines de jeunes gens armés mais sans munitions, il se dirigea vers le faubourg Saint-Antoine pour faire des recrues. Arrivé là, mille cuirassiers fondirent sur eux et en tuèrent quelques-uns ; il ne dut son salut qu’à un miracle. Le 28, (à l’affaire de la rue Montmartre, il enleva à l’ennemi un sabre et un fusil, dans un autre certificat N.D.A.) au poste des Petits-Pères dont on s’était rendu maîtres, il dépava et fit dépaver une partie de la place, monter les pavés dans les maisons et former en un instant une barricade à l’embouchure de la place des Victoires. Le 29, après un combat sanglant de plusieurs heures, il entra au Louvre un des premiers ; parvenu au musée des antiquités, il s’opposa de tous ses moyens au gaspillage et à l’enlèvement des objets d’art. Il a puissamment contribué à la prise des deux postes de la rue Saint-Thomas-du-Louvre et à celle du Palais-Royal. De l’entrée de la rue, il s’élance, suivi de quelques citoyens, à travers une vive fusillade, vers les gardes royaux du milieu. Ceux-ci rentrent dans le poste, mettent bas les armes ; il prend une brassée de fusils, de sabres et au milieu de la fusillade des gendarmes du bas et des gardes du Palais-Royal et des citoyens il s’avance vers ceux-ci, leur jette les armes et leur crie : “Venez mes amis, voici des armes !” Il se précipite à leur tête au bas de la rue ; en un instant le poste de gendarmes et le Palais-Royal sont rendus, la pièce de canon des Suisses est abandonnée. Sous le vestibule du Palais-Royal, gisait, baigné dans son sang, un élève de l’Ecole polytechnique ; il lui fallait de prompts secours : accompagné d’un valet du duc d’Orléans, maintenant roi, il traverse la cour des Fontaines à travers la fusillade, entre par la fenêtre chez Lefèvre, restaurateur et revient avec M. Seguin, pharmacien, qui a prodigué des secours à tous les blessés. Et, s’étant mis de faction devant les appartements du duc, de concert avec un chirurgien qui avait pansé les blessés, il s’est opposé pendant trois ou quatre heures à ce qu’on montât dans les appartements, de crainte du pillage. (Il fut dépêché à Vaugirard avec un élève de l’Ecole polytechnique pour ramener à l’Hôtel de ville les ornements d’église que l’archevêque faisait emporter, dans un autre certificat N.D.A.). Le 3 août, il fut à Rambouillet. » Sa lettre était apostillée comme contenant l’exacte vérité par Deltour (voir ce nom), capitaine en non-activité, membre de la Légion d’honneur, demeurant 8, rue Saint-Germain-l’Auxerrois ; Daligault, homme de peine du palais ; Caniou, marchand de comestibles, 20, rue de la Cerisaie, qui attestait de plus l’avoir vu « à l’affaire de la Bastille le 27 » ; Heu, chevalier de la Légion d’honneur, demeurant 8, rue Saint-Germain-l’Auxerrois ; Souday (voir ce nom), marchand de meubles, demeurant 8, rue Saint-Germain-l’Auxerrois, et qui offrait de fournir deux autres attestations de témoins, alors absents de la capitale, dont l’un était élève de Séguin, pharmacien du duc d’Orléans ; Dumas jeune (voir ce nom), volontaire de la Charte ; Georgeon, Pierre, François (voir ce nom), imprimeur, demeurant 8, rue Saint-Germain-l’Auxerrois. Roucolle illisible, élève pharmacien chez Seguin, attesta que Pesquy était « venu le chercher le 28 juillet pour panser des blessés au Palais-Royal ». Lothon, André, Charles, élève de l’Ecole polytechnique, (voir ce nom) : « Je certifie que M. Pesquy a traversé la cour des Fontaines à travers la fusillade pour aller me chercher des secours quand j’ai été blessé à l’attaque du Palais-Royal. » Pesquy sollicita un emploi, expliquant : « Sans état, sans fortune, forcé à la mort de son père d’interrompre ses études, il partit pour l’Amérique et y laissa son faible patrimoine. Son unique désir maintenant est de les reprendre et d’obtenir un modeste emploi, qui lui laisse assez de temps pour étudier, un emploi dans une administration quelconque. » Il reçut, comme combattant, deux cents francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il sollicita une sous-lieutenance ou un emploi civil soit d’inspecteur des ports ou des halles, et l’autorisation de porter la croix qu’il avait prise à un officier suisse qu’il avait tué le 29 juillet au Louvre. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du IVe arrondissement. Il certifia à la demande de Buchoz-Hilton, que des tonneaux présumés contenir deux millions en or et argent, trouvés à l’ancien hôtel des Gardes-du-Corps, place du Carrousel, furent enlevés par le gouvernement et que quittance fut donnée à Buchoz-Hilton. Il signa le certificat suivant en faveur de Georgeon, Pierre, François (pour qui il avait lui-même signé un certificat) : « Nous, soussignés, certifions que le nommé Georgeon, Pierre, François, imprimeur, s’est comporté dans la journée du 27 dans la rue Saint-Honoré, le 28 sur la place de la Grève, et le 29 au Louvre, Palais-Royal et à la place du Carrousel, avec beaucoup de courage, avec ses camarades dans les endroits les plus dangereux et a montré beaucoup de courage et de dévouement pour la liberté et la Charte. Le 3 août, il a été avec M. le général Pajol à Rambouillet. » Il signa un certificat en faveur d’Allien, Auguste, pour attester que ce dernier avait dirigé l’attaque du poste de la rue Jean-Jacques-Rousseau et en avait distribué les armes aux Parisiens. Le 19 décembre 1830, sur le rapport de la Commission des récompenses nationales, il fut compris dans la liste des cent neuf citoyens nommés au grade de sous-lieutenant (dans la proportion de deux par régiment), pour s’être « particulièrement distingués dans les journées de juillet ». Il fut affecté au 14e régiment de ligne. Sa médaille et son brevet lui furent délivrés le 12 décembre 1831, alors qu’il était en garnison à Saint-Jean-Pied-de-Port (Pyrénées-Atlantiques). On trouve dans l’Ami de la religion et du roi, journal ecclésiastique, politique et littéraire, 1836, tome 89e, p. 173, l’article suivant le concernant : « Deuxième conseil de guerre. Pesquy, Bourdalet, Cacault, Dury, Jacquin, Caillé et Frenot, tous sous-officiers au 14e de ligne, ont comparu vendredi dernier devant le deuxième conseil de guerre, comme accusés de complot contre l’Etat, et d’avoir en outre fait partie d’une association non autorisée. Pesquy, Marseillais d’origine, et décoré de juillet, avait reçu à Tours un congé pour se rendre à Marseille. Il vint à Paris et s’y arrêta. Bientôt dénoncé comme républicain, Pesquy fut arrêté comme ne pouvant justifier d’une autorisation de séjourner dons la capitale, et reconduit à son corps par la gendarmerie. Le préfet de police soupçonnant que Pesquy s’occupait de politique, fit saisir une malle qu’il avait laissée a son hôtel ; on y trouva des brochures, des chansons républicaines et l’acte d’une association faite entre plusieurs militaires du 14e de ligne, sous le titre de Société des droits du peuple. Ces pièces envoyées à M. le procureur du roi, amenèrent l’arrestation de Pesquy et de ses coaccusés, ainsi que d’autres individus qui ont été relâchés. Le greffier a donné, à l’audience de vendredi, lecture des pièces qui constituent l’accusation, et parmi lesquelles nous avons remarqué le résumé suivant des travaux de la société pendant les séances. “Le président de la société avait devant lui sur une table deux sabres placés en croix. Il étendait la main, et chacun à l’ouverture de la séance jurait haine aux rois, mort aux tyrans et criait : Vive la république ! Toutes les séances, bien qu’elles n’eussent point d’heures fixes, se tenaient de une heure à quatre. On passait la première heure à boire. Pendant la seconde ou proposait de nouveaux articles à ajouter au règlement, et on lisait le Courrier Français, la Tribune ou le Charivari. Enfin la troisième heure était ainsi que la première consacrée aux libations ; puis on se séparait après avoir porté un toast en l’honneur des braves de juillet, morts pour la liberté.” L’audience de samedi a été consacrée en partie à l’interrogatoire des prévenus. Le conseil de guerre a ensuite entendu quelques témoins. L’audition des témoins continue aujourd’hui. Ce sont pour la plupart des sous-officiers du 14e de ligne qui ont fait partie de la Société des Droits du peuple. Leurs dépositions offrent peu d’intérêt. On entend ensuite les aubergistes d’Orléans, chez lesquels se sont tenues les réunions, et qui ont été mandés à la fin de l’audience de vendredi. Ils ne savent rien. M. le colonel du 14e que le télégraphe a aussi fait venir à Paris, n’a eu une connaissance positive de la Société, que depuis l’arrestation de ses membres. Pesquy excita sa défiance. Il avait mis sa Croix de Juillet en gage pour une modique somme. La parole est à M. le commandant rapporteur, qui abandonne l’accusation du complot, et conclut à la condamnation des accusés, pour avoir fait partie d’une association illicite. Le conseil de guerre entend les défenseurs, et renvoie le délibéré à demain. » On trouve les mêmes faits rapportés dans les Mémoires de M. Gisquet, ancien préfet de police, écrits par lui-même, Paris, chez Marchant, 1840, volume 4 pages 199 et suivantes :

« Vers cette même époque, où les anarchistes s’efforçaient principalement de corrompre l’esprit de l’armée, je constatai l’existence d’une autre association dont les membres appartenaient à plusieurs régiments.

»Un sieur Pesquy, décoré de juillet, sous-officier au 14e de ligne, en garnison à Tours, reçut un congé illimité et une feuille de route pour se rendre à Marseille ; au lieu de suivre cette destination, il vint à Paris. L’autorité militaire, instruite de sa présence subreptice dans la capitale, le fit arrêter et reconduire par la gendarmerie, de brigade en brigade, à son corps.

»Dans ces entrefaites une lettre anonyme m’annonça que Pesquy était animé des plus mauvaises passions ; qu’il était lié avec Kersosie, Cavaignac, Guinard et autres républicains bien connus, et qu’enfin il prenait part à des menées dangereuses pour le gouvernement. Je fis saisir ses malles ; elles contenaient diverses pièces de nature à corroborer ces avis, notamment un paquet de cartouches, la collection du Réformateur du Midi, dix-neuf pièces imprimées ou manuscrites, parmi lesquelles le règlement de la société des Droits du peuple, la liste de quarante-six militaires affiliés, plusieurs discours empreints d’exaltation révolutionnaire, exposant avec violence les plus funestes doctrines, et une brochure intitulée la Marseillaise, écrite dans les mêmes sentiments. Celles de ces productions qui se rattachaient à la société des Droits du peuple contenait ce qu’on va lire :

Nous, patriotes du 14e de ligne, reconnaissant l’urgence de nous unir à tous les bons citoyens, pour résister aux empiétements du pouvoir sur la liberté si chèrement acquise en 1830, et concourir avec eux pour la chose publique, nous sommes réunis et avons fondé la société des Droits du peuple.

Après avoir adopté à l’unanimité cette dénomination, nous avons procédé à la prestation du serment formulé ainsi qu’il suit :

Je jure haine aux rois, fidélité aux principes immuables des droits de l’homme et du citoyen, et dévouement sans bornes à la cause de la liberté et de l’égalité. Je jure également de travailler à la propagation de nos doctrines, et de ne rien négliger pour la prospérité de la société. Chacun de nous a répondu : “Je le jure!

Suivent les signatures.

»Après la fondation de la société, une commission s’occupa de rédiger une profession de foi, et, sur son rapport, les affiliés adoptèrent la déclaration suivante:

Déclaration des principes politiques de la société des Droits du peuple.

« Art. 1. La société reconnaît l’existence de Dieu et l’immortalité de l’âme.

»Art. 2. Elle est persuadée que le gouvernement républicain, le seul légitime par ses principes et par les stipulations de son contrat social, est aussi le plus conforme à la dignité de l’homme et le plus favorable au développement de ses facultés, au bonheur et à la liberté du peuple.

»Art. 3. Elle professe le dogme de l’égalité politique et de la souveraineté du peuple.

»Art. 4. Elle ne reconnaît d’autre noblesse que celle des vertus, d’autres titres aux fonctions publiques que les talents et la confiance du peuple.

»Art. 5. Elle repousse la loi agraire dans toute sa rigueur; mais elle pense qu’il faut rapprocher le plus possible les extrêmes, afin que nul ne soit assez riche pour corrompre et acheter, et personne assez pauvre pour se vendre.

»Art. 6. Elle est convaincue que les lois doivent être l’expression de la volonté générale, et qu’on n’est tenu d’obéir à celles qui ne remplissent pas ces conditions, ou qui sont injustes et tyranniques, qu’autant qu’on y est obligé par la force.

»Art. 7. Elle est également convaincue que toute puissance doit émaner du peuple, et que l’insurrection devient pour lui le plus sacré des droits et le plus saint des devoirs dès que le pacte social est violé ou qu’un ambitieux s’est emparé de l’autorité souveraine.

» Art. 8. Elle adopte la définition de la Convention nationale sur la liberté, et le pouvoir qui appartient à l’homme d’exercer à son gré ses facultés; elle a la justice pour base, les droits d’autrui pour bornes, la nature pour principe, et les lois pour sauvegarde.

»Art. 9. La société adopte également dans tout son contenu, et comme entièrement conforme à ses principes, la déclaration de la même assemblée sur les droits de l’homme et du citoyen. (Suit la copie de la déclaration proposée par Robespierre à la Convention, qui, quoiqu’on en dise, ne l’ a point votée.)

»Art. 10. Le but de la société est l’établissement d’une sage république, et le maintien des droits naturels et imprescriptibles de l’homme : la liberté et l’égalité, etc. »

Cette affaire fut portée devant un conseil de guerre, qui, vers le 20 avril 1836, condamna Pesquy et plusieurs de ses cosociétaires. Beaucoup d’autres furent envoyés en Afrique par ordre du gouvernement, et le colonel du 14e de ligne demanda lui-même l’éloignement d’un bon nombre de sous-officiers, en outre de ceux compris dans la liste des quarante-six affiliés. » Pesquy demeurait 8, rue Saint-Germain-l’Auxerrois, chez Souday marchand de meubles, en 1830 ; 4, passage de l’Industrie dans le faubourg Saint-Denis en 1831. Le Moniteur universel, 20 décembre 1830 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 277 in dossier Georgeon, Pierre, François ; Archives de Paris VD6 278 ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives nationales F/1dIII/33, Commission des récompenses nationales, liste générale de présentation et de nomination de sous-officiers ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement (sous le nom de Pesquy, Marie, Antoine) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant (sous le nom de Pesquy, Marie, Antoine) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement ; Mémoires du citoyen Buchoz-Hilton pour servir à lédification et à linstruction des niais qui ont la manie de sacrifier leur fortune, leur santé, leur repos, en pure perte, sur lautel de la Patrie, parus vers 1849, à Paris, chez l’auteur 3, rue de Richelieu ; l’Ami de la religion et du roi, journal ecclésiastique, politique et littéraire, 1836, tome 89e, p. 173 ; Mémoires de M. Gisquet, ancien préfet de police, écrits par lui-même, Paris, chez Marchant, 1840, volume 4 pages 199 et suivantes ; Histoire contemporaine comprenant les principaux événements qui se sont accomplis depuis la révolution de 1830 jusquà nos jours, Gabourd, Paris, Firmin-Didot, 1864, tome 3e p. 311 ; Au temps des sociétés secrètes, la propagande républicaine au début de la monarchie de Juillet, Paris, Hachette, 1931, p. 379 ; Archives de la préfecture de police AA 370 in dossier Allien, Auguste.

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