Peterman, Dominique
Biographie
Né le 15 brumaire an VI à Zoufftgen (Moselle), fils de Peterman, Nicolas et de Rische, Jeanne. Maçon. De passage à Paris mais résidant habituellement à Zoufftgen, il se dirigeait, le 28 juillet, vers le boulevard Saint-Martin, quand il fut gravement blessé d’un coup de feu à la tête, tiré par un garde royal. Transporté à l’hôpital Saint-Louis le 30 juillet, il mourut des suites de sa blessure le 1er août. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le 7 mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIe arrondissement, comparurent : Leglien de la Porte, Jean, Antoine, demeurant 9, rue Bailly ; Crepert, Jacques, fondeur, demeurant 9, rue Bailly ; Trap, Jean, maçon, demeurant 9, rue Bailly. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Peterman, Dominique et « qu’ils l’ont vu le 28 juillet dernier, se dirigeant sur le boulevard Saint-Martin pour aller à la défense de la liberté ; qu’il a été blessé à la tête, d’un coup de fusil tiré par un garde royal et qu’il a été transporté à l’hôpital Saint-Louis le 30 suivant et qu’il y est décédé le 1er août des suites de cette blessure ». Il laissait un père, Peterman, Nicolas, né le 12 mars 1776 à Zoufftgen, veuf de Rische, Jeanne, décédée le 23 novembre 1824 à Zoufftgen, qui reçut un secours de vingt francs, le 6 octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, à qui fut accordé (sous l’identité de Pétermann, Nicolas) par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rente perpétuelle de cinquante francs. Les parents s’étaient mariés le 16 brumaire an V à Zoufftgen; sur l’acte de mariage, Peterman, Nicolas est indiqué comme le fils de Peterman, Dominique, manœuvre, et de Dresse, Jeanne ; Rische, Jeanne est indiquée comme née le 2 septembre 1767, fille de Rische, Nicolas et de Weyrich, Anne, son épouse. Il laissait aussi une veuve, Ritz, Madeleine, journalière, née le 7 avril 1792 à Zoufftgen (Moselle), qu’il avait épousée le 28 juin 1817 à Zoufftgen ; sur l’acte de mariage, Ritz, Madeleine est indiquée comme fille de Ritz, Jean, maréchal-ferrant, et de Mayer, Régina (mais Mayer, Reine dans l’acte de naissance de Ritz, Madeleine). La veuve reçut (sous le nom de la veuve de Petermann, J.-Pierre) un secours de cent francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel, un secours de cent francs (Remis à M. Albert, fondé de procuration, est-il indiqué en face de son nom), le 20 décembre 1830, un secours de quatre-vingts francs (Remis à M. Albert, 9, rue de Bailly, fondé de pouvoir, est-il indiqué en face de son nom), le 20 juin 1831, un secours de quatre-vingts francs, le 16 juillet 1831, un secours de quatre-vingts francs, le 17 août 1831 (Sur l’acquit du sieur Albert, son fondé de pouvoirs, est-il annoté en face de son nom), un secours de quatre-vingts francs, le 5 septembre 1831 (Sur l’acquit du sieur Albert, procuration, est-il annoté en face de son nom), un secours de quatre-vingts francs, le 29 septembre 1831 (A M. Albert, est-il noté en face de son nom), un secours de quarante francs pour elle, un secours de vingt francs pour son fils Nicolas, et un secours de vingt francs pour sa fille Marguerite, le 6 octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, fut pensionnée et il lui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rente perpétuelle de soixante-quinze francs. Il laissait aussi trois enfants, tous nés à Zoufftgen : Jean le 18 janvier 1823, Nicolas le 19 juillet 1825, Marguerite le 1er novembre 1827, infirme, qui furent tous trois pensionnés et reçurent de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Le conseil de famille des orphelins était composé de la mère et du grand-père : Peterman, Nicolas, charron, subrogé-tuteur, demeurant à Zoufftgen en 1831. Jean et Nicolas furent admis, par décisions des 29 juin 1832 et 1er octobre 1832, dans la pension de M. Barbier, maître de pension à Thionville (Moselle), et reçurent trois cents francs pour leurs frais de trousseau en 1833. Jean voulait être industriel ou militaire. En 1832, la veuve Peterman, désirant se remarier, s’enquit de savoir si elle perdait alors les droits à sa pension ; il lui fut répondu que non et que l’article de la loi n’imposait en aucune manière aux veuves l’obligation de demeurer dans l’état de viduité. En 1835, Marguerite, qui avait été placée dans le pensionnat de madame Lefebvre, institutrice à Thionville (Moselle) atteignit sa septième année, fut pensionnée de sept cents francs et reçut trois cents francs pour ses frais de trousseau en 1836. En 1835-1836, Jean et Nicolas étaient élèves au collège de Thionville. Peterman demeurait à Zoufftgen ; chez Albert, Jean-Pierre, logeur, 9, rue Bailly, cour Saint-Martin, à l’occasion de son passage à Paris ; sa veuve à Zoufftgen en 1831-1832 ; son père, à Zoufftgen en 1831. Le nom de Petermann (N. Petermann) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 112 pour le père et les enfants ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 101-102 ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet, Etat général des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins et orphelines de Juillet ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés (sous le nom de Petremain, Dominique, journalier, demeurant 9, rue Bailly, la jambe cassée) ; Archives de Paris AP VD6 356 n °5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, Liste des veuves par suite des journées de juillet 1830, idem Liste nominative des orphelins, idem Liste nominative des orphelines, idem Etat nominatif des enfants au-dessous de sept ans des citoyens tués en juillet 1830, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (veuves, orphelins au-dessous de sept ans, orphelins au-dessus de sept ans, ascendants), idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des veuves, idem inscription des ascendants ; Ministère du Commerce et des Travaux publics, Rapport au roi sur l’exécution de la loi du 13 décembre 1830, relative aux récompenses nationales, et de l’ordonnance du roi du 25 août 1831, concernant les orphelins et orphelines de Juillet à la charge de l’Etat, (qu’on peut trouver par exemple dans Archives de Paris VD6 92), p. 34-35 ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831, par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830, et état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, orphelines du (ancien) VIe arrondissement, orphelins du (ancien) VIe arrondissement, orphelins des départements, orphelines des départements et Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves) et Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (29 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/40 (année 1833, VIe arrondissement, orphelins et orphelines de Juillet, tableau n° 1 indiquant leur âge, la profession à laquelle ils se destinent, l’établissement public ou privé dans lequel ils sont placés ; année 1838 VIe arrondissement ; année 1839 VIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/47 in dossier Braun ; Archives nationales F/1dIII/61 in dossier Langlois ; Archives nationales F/1dIII/71 ; Archives nationales F/1dIII/73 in dossier Proche ; Archives nationales F/1dIII/82, Comité des pensions, liste de présence, liste des orphelins, aussi état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (bien sous le nom de Peterman, Dominique) et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIe arrondissement, veuves et ascendants ; Archives nationales F/9/1154, orphelins de juillet 1830 qui, ayant atteint l’âge de sept ans pendant le cours du quatrième semestre de 1834, vont être rayés des registres du Trésor pour le premier secours de 250 F qui leur avait été alloué et sont susceptibles d’être réinscrits pour de nouvelles pensions temporaires de 700 ou 500 F, conformément à l’ordonnance royale du 25 août 1831 (concernant Marguerite) ; Archives nationales F/9/1154, secours aux victimes de Juillet, 1831-1835 ; Archives nationales F/15/2553 orphelins de Juillet, (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/15/2554 orphelins de Juillet, correspondance, dossiers collectifs ; Archives nationales F/15/2555, correspondance avec le deuxième bureau, années 1832-1833 ; Archives nationales F/15/2557-2559 un cahier intitulé Noms des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins pensionnés ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 86, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.