Petit-Dubourg, Georges, Louis
Biographie
Né vers 1802 à Pignols (Puy-de-Dôme). Etudiant en médecine. Un rapport de la mairie relatait ainsi sa participation aux combats : « Le 27, aux rassemblements du Palais-Royal et de la rue Saint-Honoré. Il transporta un blessé. Le 28 au matin, se transporta à Bercy pour exciter les ouvriers. Il revint avec cinq à six cents et désarmèrent les postes. Il fut à la poudrière et combattit au pont d’Austerlitz. Il fit partie des cinq à six qui traversèrent la Seine dans un batelet et furent s’établir en tirailleurs dans les chantiers de bois pour faire diversion. Le 29 de grand matin, en tirailleur sur le Pont-Neuf, à Saint-Thomas-d’Aquin, ensuite place Saint-Germain-l’Auxerrois, où il monta au cinquième pour tirer en plongeant sur les Suisses qui étaient dans les colonnes. Il combattit à la rue de Rohan et fit la campagne de Rambouillet. » Les circonstances dans lesquelles fut blessé Léon Morin, élève en médecine, révèlent la participation de Petit Dugour aux combats de Juillet : « Lettre adressée à M. le doyen de l’Ecole de médecine. Les soussignés, tous élèves en droit ou en médecine, ont l’honneur d’appeler votre attention sur le jeune Léon Morin, étudiant en médecine, dont ils se plaisent à reconnaître unanimement et l’intrépidité et la noble conduite. Il est à leur connaissance et ils affirment tous que leur condisciple Morin : Le 28 juillet dernier, à 10 heures du matin, sortit en armes pour voler au secours du peuple qu’on égorgeait près du Palais de justice, et qu’arrivé au pont Saint-Michel, il renversa d’un coup de feu un des lanciers postés à la tête du pont ; qu’après ce premier succès, accompagné de Petit Dugour, étudiant en médecine, il se rendit à Bercy, dont il souleva les habitants, s’empara d’un poste et saisit dans une maison particulière dix fusils desquels il arma dix nouveaux défenseurs de nos droits qui, une heure après, en même temps que lui, et sur différents points, attaquèrent les divers postes de la Grève ; que le 29 il se trouva à l’attaque de la caserne de Babylone, s’avançant aux premiers rangs, et animant ses camarades par ses discours et surtout par l’exemple de son courage, jusqu’à ce que, frappé d’une balle à la région du foie, il tomba presque mourant entre les bras de son ami Verny, et fut transporté rue de Sèvres, à l’hôpital Necker, où, malgré la gravité de sa blessure, on est rassuré sur son état. Sachant qu’il a plus au prince généralissime du royaume de mettre à votre disposition les récompenses destinées aux plus courageux élèves de l’école, les soussignés prennent la liberté, M. le doyen, et regardent comme un devoir de porter à votre connaissance les faits ci-dessus, afin d’éclairer votre justice, et d’appeler votre bienveillance sur celui qu’ils en jugent digne. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 1er mars 1831, à sept voix pour la croix, deux voix pour la médaille et aucune voix pour une mention. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il signa (sous le nom de Petit-Dugour, sa signature est très lisible ; faire le changement de nom), comme décoré de Juillet le 17 février 1832, la pétition de Henry, Nicolas, qui sollicitait la croix en remplacement de la médaille qu’il avait obtenue. Il signa (sous le nom de Petit-Dugour, sa signature est très lisible), comme décoré de Juillet le 23 février 1832, la pétition de Lelièvre, Pierre, Ernest, fils cadet, qui sollicitait la croix en remplacement de la médaille qu’il avait obtenue. Il soutint sa thèse en 1834, Essai sur la créosote (sous le nom de Petit-Dugour, G., L.). Il demeurait 64, rue de la Harpe en 1830-1831. Les Enfans de Paris ou les Petits Patriotes, scènes de courage, de présence d’esprit, de magnanimité, de grandeur d’âme et de désintéressement de la jeunesse parisienne pendant les journées des 27, 28, 29 juillet 1830, A. de Saintes, chez Nepveu libraire, et Eymery, Fruger et Cie, libraires, Paris, 1831, p. 84-85 ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 1er mars 1831, idem Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 1er mars 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem un feuillet intitulé Individus qui se sont présentés sans dossier ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives de Paris VK3 46 in dossier Herfort, François, Joseph (où il est inconnu au 64, rue de la Harpe); Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/58 in dossier Henry, Nicolas ; Archives nationales F/1dIII/62 in dossier Lelièvre, Pierre, Ernest, fils cadet ; Archives nationales F 1 C I 121, mouvement de la colonne parisienne sur Rambouillet (un bon pour quatre places dans une voiture afin de retourner à Paris, signé par le maire de Versailles, le 5 août 1830).