Petit, Jacques, Marc

Biographie


Né vers 1807 à Meudon (Hauts-de-Seine). Ancien officier de la Vieille Armée (!!!!), devenu treillageur. Il s’illustra quai de la Vallée, à la poudrière, au Musée d’artillerie et à la caserne de Babylone. Il fut blessé par un coup de feu reçu au genou gauche, le 29 juillet à la prise de la caserne des Suisses, rue de Babylone. Il était porteur du certificat médical suivant : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, certifie que M. Jacques, Marc Petit, blessé à la prise de la caserne de la rue Babylone, s’est trouvé par suite de cette blessure dans l’impossibilité de travailler pendant environ un mois et demi. » Signé, le 3 novembre 1830 : Allibert. Il reçut un secours de cinquante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Xe arrondissement (sous le nom de Petit, Jacques, Marie). Il est inscrit (sous le seul nom de Petit) pour un total de cinquante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs (sans doute plutôt cent vingt francs... et alors la somme de cent soixante-quinze francs dont parle Petit serait plus exacte) versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. S’apercevant qu’il n’était pas compris sur les listes de décorés, il écrivit au roi, le 27 juillet 1831 pour réclamer la croix, qu’on lui avait promis de recevoir. Il s’estimait victime d’une « injustice criante […] faite par la Commission des récompenses nationales du Xe arrondissement. Blessé à la prise de la caserne de Babylone, je me fis reconnaître comme tel à la commission, qui m’accorda un secours de cent soixante-quinze francs, pour me dédommager de mes deux mois et demi que je restai sans pouvoir me livrer au travail, et éprouvant encore la perte de l’emploi que j’occupai. Lorsque, dans la position malheureuse où je me trouvai, et qui est toujours la même, je réclamai une continuation du secours, M. Lamégy (voir Bessas-Lamegie, Auguste), membre de la Commission, me dit qu’il n’y avait point de fonds disponibles et un autre membre ayant ouvert un registre en présence de M. Bourgeois Demoleron (voir Bourgeois de Moleron, Jules, Alexandre, François, Marie) décoré de Juillet, me donna l’assurance positive que j’étais porté pour la croix spéciale. Mais comme ces messieurs ont disposé de la croix qui m’était destinée, et que je crois avoir méritée en versant mon sang pour la patrie, c’est au pied du trône, c’est au roi des Français, que j’ose réclamer la juste réparation à laquelle j’ai droit. » Il lui fut répondu par une circulaire indiquant que les travaux de la Commission des récompenses nationales étaient terminés et qu’aucune suite ne pouvait être faite à sa demande. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Xe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet, une pension et un emploi. Le 10 septembre 1831, il adressa la lettre suivante à cette Commission : « J’ai l’honneur de vous exposer qu’ayant été grièvement blessé à la prise de la caserne de Babylone, je reçus de la Commission des récompenses nationales du (ancien) Xe arrondissement en plusieurs fois différentes une somme de cent soixante-quinze francs ; que la dernière fois que je me suis présenté pour obtenir une continuation de secours, M. Lamegie (voir Bessas-Lamegie, Auguste), membre de la Commission, me dit en présence de M. Bourgeois (voir Bourgeois de Moleron, Jules, Alexandre, François, Marie), décoré de Juillet, qu’il n’y avait point de fonds en caisse et un autre membre, ouvrant un registre, me donna l’assurance que j’étais porté pour la croix spéciale. Mais n’ayant pas plus été porté pour la croix que pour la médaille et toutes mes justes réclamations ayant été infructueuses, c’est de votre cœur, monsieur le président, c’est de votre équité que j’attends la justice à laquelle j’ai des droits incontestables puisqu’il est reconnu que j’ai versé mon sang pour la patrie. Un certificat et trois attestations délivrés par la mairie du (ancien) Xe arrondissement viennent d’être adressés à M. le préfet de la Seine mais si ces pièces vous sont nécessaires je m’empresserai de les réclamer pour vous les faire parvenir. » Sa demande était ainsi apostillée par Bourgeois (voir Bourgeois de Moleron, Jules, Alexandre, François, Marie), demeurant 93, rue de Vaugirard : « Le soussigné, décoré de Juillet, atteste sur l’honneur que les faits relatés dans cette requête sont réels. » Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Nous, soussignés, citoyens patentés, certifions que le sieur Jacques, Marc Petit est un combattant de Juillet, que nous l’avons vu armé le 29 de ce mois à la prise de la caserne de Babylone, que de retour de cette affaire il est rentré chez lui, blessé d’un coup de feu à la jambe gauche, d’une balle qui l’a atteint. Nous certifions en outre que les mœurs et la probité du sieur Petit nous sont parfaitement connus et qu’il est exempt de reproches. » Signé, le 25 juin 1831 (pour les noms lisibles ; à noter que beaucoup de ces signataires ont aussi signé pour Lacour, Louis, Jacques) : Delille, mercier, demeurant 86, rue de Sèvres ; Peltier (voir Peltier, Nicolas, François), voiturier, demeurant 20, rue Traverse ; Delaplanche, marchand de vins, demeurant 88, rue de Sèvres ; Foudriat, marchand de vins, demeurant 82, rue de Sèvres ; Sisco, Edouard (voir Siscot ou Sisco, Edouard), blessé à l’affaire, lieutenant en premier à la 3e compagnie du 2e bataillon de la Xe légion de la garde nationale ; Levêque ou Levesque, demeurant dans le quartier Saint-Thomas-d’Aquin ; Fournier, demeurant dans le quartier Saint-Thomas-d’Aquin ; Desruelles, demeurant dans le quartier Saint-Thomas-d’Aquin. Il délivra le certificat suivant en faveur de Belcour, François, Polidor : « Nous, soussignés, habitants de Paris, certifions que M. Belcour (François, Polidor), […] a fait preuve du plus grand dévouement à la patrie dans les journées mémorables de juillet 1830 et que, partout où nous nous sommes trouvés à la prise de l’Hôtel de ville, à celle de la caserne de Babylone et au Louvre. Il n’a cessé d’être avec nous. » Il était indiqué sur les fiches de la Commission des Réclamants comme sans fortune. Il demeurait 17, rue du Petit-Vaugirard en 1830 ; 122, rue de Vaugirard en 1831. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du Xe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 83 (sous le nom de Petit, Jacques, Marie) ; Archives de Paris VD6 277 in dossier Belcour, François, Polidor ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 24 septembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales (sous le nom de Petit, Jacques, Marie et où le ministère de lIntérieur fit parvenir une pièce le concernant à la Commission des récompenses nationales) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/71 (sous le seul nom de Petit) ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Xe arrondissement, blessés de la 1re classe (sous le nom de Petit, Jacques, Marie) ; Archives de la préfecture de police AA 407.

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