Petit, Jean

Biographie


Né vers 1798. Ancien militaire au 4e régiment d’infanterie de la garde royale. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. En 1831, il était garde municipal à la 4e compagnie du 2e bataillon. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il reçut, en 1833 à l’occasion de l’anniversaire des journées de Juillet, une gratification de vingt-cinq francs à titre de décoré de Juillet. Il resta douze (mais seulement cinq ans dans un rapport de police de 1856) garde municipal. En 1842, journalier, malade depuis quatre mois, il sollicita un secours. A cette occasion, la préfecture de police donnait sur son compte comme renseignements qu’il jouissait d’une bonne réputation et n’avait pas d’autres ressources que son état de menuisier. Il reçut, cette année-là, un secours de vingt-cinq francs, un secours de la même somme en 1843, un secours de quarante francs en 1845. En 1846, ouvrier menuisier, travaillant depuis décembre 1844 chez Guillot, père de famille, son épouse infirme d’une main et très malade, il sollicita un secours et reçut vingt-cinq francs, un secours de quarante francs en 1847. En 1848, il fut élu sergent à la 1re compagnie du 1er bataillon de la Xe légion de la garde nationale. En 1849, les renseignements de police le présentait comme sans ouvrage depuis longtemps, dans une position des plus précaires et jouissant d’une bonne réputation. Il reçut un secours de cinquante francs en 1849, à titre de médaillé de Juilelt, un secours de cinquante francs en 1850. En 1851, son capitaine de la garde nationale attestait qu’il faisait son service avec zèle et exactitude et qu’il avait plusieurs fois, dans des circonstances difficiles, donné des preuves de son dévouement à l’ordre public. Il reçut, pour cette année 1851, un secours de soixante francs puis un autre de cinquante francs. En 1852, la préfecture de police donnait sur son compte les renseignements suivants : « […] Représenté comme un honnête homme. Il est marié et n’a pas de charge de famille. Ce ménage paraît assez aisé et peut se passer des secours du gouvernement. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1853, un secours de quarante francs en 1854, un secours de quarante francs en 1855. En 1856, sans ouvrage, sa femme infirme et presque aveugle, incapable de travailler, il sollicita un secours. A cette occasion, la police donna sur son compte les renseignements suivants : « Petit est ouvrier menuisier ; il travaille depuis quinze ans chez M. Briot, rue Neuve-de-la-Vierge n° 26, il gagne trois francs par jour. Il est âgé de cinquante-huit ans, marié, il a eu deux enfants, qui sont morts ; sa femme est ourleuse de torchons, elle gagne cinquante centimes par jour. Cette femme est infirme, elle a plusieurs maladies. Petit a servi sept ans au 1er léger, de 1820 à 1827, il est médaillé de juillet 1830, il est resté cinq ans dans la garde municipale de 1830 à 1835. Depuis un an, il demeure passage Saint-Dominique n° 3 ; il restait au n° 17 du même passage, il occupe un logement de cent cinquante francs par an ; il doit à son propriétaire quatre-vingt-dix francs sur le dernier terme, il doit aussi vingt et un francs à M. Thibaut, boulanger, rue Saint-Dominique, n° 152 ; il touche du bureau de bienfaisance du (ancien) Xe arrondissement, l’intérieur cependant n’annonce pas des gens malheureux. Dans son quartier et chez son patron, on donne de bons renseignements sur sa conduite et sa moralité. » Il reçut un secours de quarante francs en 1856, un secours de quarante francs en 1857, un secours de quarante francs en 1858, un secours de quarante francs en 1859, un secours de quarante francs en 1860, un secours de quarante francs en 1861. En 1863, la préfecture de police donnait sur son compte les renseignements suivants : « […] Marié et n’a pas d’enfant. Il exerce l’état de menuisier et gagne trois francs par jour mais il manque fréquemment d’ouvrage et sa femme ne peut, par suite de sa mauvaise santé, se livrer à aucune occupation lucrative. La position des époux Petit est véritablement très précaire ; ils sont endettés de deux termes de loyer. On rend un témoignage favorable de leur conduite et de leur moralité. » Il reçut un secours de quarante francs, chaque année entre 1863 et juin 1871. Petit demeurait 5, rue du Plâtre-Sainte-Avoye en 1842 ; 30, rue de l’Eglise au Gros-Caillou en 1846 ; 15, rue Neuve-de-la-Vierge en 1849 ; 12, cité Valadon au Gros-Caillou en 1849-1850 ; 22, cité Valadon en 1851 ; 39, rue de l’Eglise au Gros-Caillou en 1852 ; 17, passage Saint-Dominique en 1855-1856 ; 3, passage Saint-Dominique en 1856-1859 ; 9, rue Neuve-de-la-Vierge en 1860 ; 192, rue Saint-Dominique en 1861 ; 19, passage Saint-Dominique en 1862-1864 ; 32, passage de l’Alma en 1865-1870. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/71 ; Archives nationales F/15/3793-3795 secours à divers titres ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes, minute 26 et suivantes, idem Allocation de secours à 59 décorés, blessés, veuves ou orphelin de Juillet 1830, s’élevant ensemble à la somme de 2.770 francs imputable sur le chapitre 25 bis du budget de l’Intérieur, exercice 1850, courrier en date du 31 octobre 1850, minute 136-138, idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199, idem Demandes de renseignements sur des décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, 14 décembre 1851, minutes 208-209 ; Archives de la préfecture de police AA 420, Préfecture de police, août 1833, Etat nominatif des brevets déposés à la caisse de la préfecture de police par MM. les décorés de Juillet qui ont reçu une gratification de vingt-cinq francs, lesquels brevets leur ont été rendus ainsi qu’il est justifié par les émargements des titulaires.

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