Petit-Jean

Biographie


Avocat. Décoré de Juillet. Il fut, comme prévenu de complicité dans l’affaire de l’attentat du pont Royal, arrêté le 12 septembre 1832 à sa maison de campagne de Précy-sur-Oise, remis en liberté et convoqué le 20 suivant chez le juge Fournerat, qui le fit incarcérer et le laissa quatre mois sans être interrogé. Les conditions dans lesquelles se déroula l’instruction de son procès l’obligèrent à publier, en avril 1833, Mémoire à M. le président et à MM. les conseillers composant la chambre des mises en accusation de la cour royale. Dans une lettre adressée au préfet de police, le 13 janvier 1833, et cosignée avec Pinel, Bardon, Auguste Caunes et Lambert, il se plaignait déjà de ses conditions de détention comme prévenu de complicité dans l’affaire de l’attentat du pont Royal et se déclarait membre de la Société des Droits de l’Homme. Il fut témoin de Bergeron au moment de son procès, le 11 mars 1833. Mémoire à M. le président et à MM. les conseillers composant la chambre des mises en accusation de la cour royale, Petit-Jean, avocat à la cour royale, détenu politique à Sainte-Pélagie, imprimerie Decourchant, Paris, 1833 ; Mémoires de M. Gisquet, ancien préfet de police, écrits par lui-même, Marchant, Paris, 1840. Voir Petit-Jean, Simon, Dieudonné ?

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