Petit-Jean, Alexandre, Louis, Marie

Biographie


Né le 1er décembre 1810 (ou le 30 novembre 1810), à Nantes, fils de Petit-Jean, Louis, René, et de Dijon, Marie, Adélaïde, son épouse. Commis négociant. Il se distingua dans les combats de la place Louis-XVI à Nantes contre le 10e léger et y fut blessé d’un coup de feu qui lui fractura la partie postérieure du talon gauche et le laissa estropié pour la vie. Il fut décoré de la Croix de Juillet, sur la proposition de la ville de Nantes par l’ordonnance du 31 juillet 1831. Aîné de six enfants, seul soutien de sa mère, réduite à l’indigence par suite de malheureuses affaires commerciales, il fut proposé pour une pension de huit cents francs par la Commission des récompenses nationales de la ville de Nantes. Il signa, le 20 décembre 1830, le certificat suivant en faveur de Dénéchaud, Edouard : « Je certifie avoir vu M. Edouard Dénéchau sur la place Louis-XVI, le 30 juillet à l’affaire qui a eu lieu entre les habitants et la troupe ; il s’est conduit en bon citoyen. » Il signa, le 26 août 1831, avec Kitchen-Vic (voir Kitchen-Vic, Félix), Hudôme jeune (voir Hudome, Jean), Pieau (voir Pieau, Charles, Louis), Santerre (voir ce nom), Durand (voir Durand, Emile, ou Durand, Pierre), Mabon (voir ce nom), Pichaud (voir Pichaud, Pierre), Tournade (voir Tournade, Laurent), Taupier (voir Taupier, Emile), Mazier (voir Mazier, Emile), Trenchevent (voir Trenchevent, Léonard, Hilaire) et Ageron (voir Ageron, Joseph) le certificat suivant en faveur de Fabre, Auguste : « Les soussignés, décorés de Juillet, on l’honneur de vous exposer, que lorsque la commission d’enquête de la ville de Nantes mit sous vos yeux le travail qu’elle fit pour désigner ceux qui avaient mérité l’honorable distinction que Sa Majesté a bien voulu nous accorder, elle ne put être à même d’obtenir des renseignements nécessaires sur un de nos concitoyens, Auguste Fabre. Confiants dans son bon droit nous n’avons pas fait de démarches auprès de la commission car nous avions l’intime conviction que ce brave citoyen serait désigné dans le nombre des décorés, personne mieux que lui n’ayant mérité une pareille récompense ; à l’époque du 30 juillet, il s’est distingué par plusieurs actes de bravoure, de patriotisme et de dévouement pour le maintien de l’ordre public, avant et depuis il en a toujours donné des preuves éclatantes. En conséquence nous venons vous prier, Monsieur le ministre, d’accorder à notre brave concitoyen Auguste Fabre la décoration de juillet à laquelle il a des droits que personne ne contestera. Nous espérons, monsieur le ministre, que vous voudrez bien prendre en considération notre juste sollicitation. Nous avons l’honneur, etc. » Il fut un des signataires, avec Pieau (voir Pieau, Charles, Louis), Trenchevent (voir Trenchevent, Léonard, Hilaire), Durand (voir Durand, Emile, ou Durand, Pierre), Hudôme jeune (voir Hudome, Jean) Santerre (voir ce nom), Ageron (voir Ageron, Joseph), Gaudinot (voir Gaudinot, Narcisse), Kitchen-Vic (voir Kitchen-Vic, Félix), Pichaud (voir Pichaud, Pierre), Tournade (voir Tournade, Laurent), Mazier (voir Mazier, Emile), Mabon (voir ce nom), Taupier (voir Taupier, Emile), et Voruz (voir Voruz, Jean, Simon), de la lettre suivante adressée au roi en faveur de Rocher, Michel (voir ce nom) et ainsi rédigée : « Les soussignés, décorés de Juillet, ont l’honneur de vous exposer que lorsque la commission d’enquête de la ville de Nantes mît sous vos yeux le travail qu’elle fit pour désigner ceux qui avaient mérité l’honorable distinction que Sa Majesté à bien voulu nous accorder, elle ne put être à même d’obtenir les renseignements sur un de nos concitoyens, Michel Rocher, négociant à Nantes. Confiants dans son bon droit, nous n’avons pas fait de démarche auprès de la commission car nous avions l’intime conviction que ce brave citoyen serait désigné dans le nombre des décorés, personne mieux que lui n’ayant mérité une pareille récompense. A l’époque du 30 juillet, il s’est distingué par plusieurs actes de bravoure, de patriotisme et de dévouement pour le maintien de l’ordre public, avant et depuis il en a toujours donné des preuves éclatantes. En conséquence, nous venons vous prier, M. le ministre, d’accorder à notre concitoyen, Michel Rocher, la décoration de Juillet à laquelle il a des droits que personne ne contestera. Nous espérons, M. le ministre, que vous voudrez bien prendre en considération notre juste sollicitation. Nous avons l’honneur, etc. » Il était célibataire en 1830. Il était le fils aîné d’une veuve mère de six enfants et sans fortune. En 1831, il était employé à la préfecture de Loire-Inférieure. Il demeurait 12 rue de Turenne chez sa mère à Nantes en 1830 ; quai Turenne en 1831. Ordonnance du roi qui accorde la croix et la médaille de Juillet à divers citoyens de la ville de Nantes, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 112 (sous le nom de Petitjean, Alexandre, Louis, Marie) ; Archives nationales F/1dIII/80, Loire-Inférieure, Travail de la commission d’enquête pour les récompenses nationales à décerner aux victimes des événements de juillet 1830 et à ceux qui y ont pris part et Etat des citoyens auxquels la décoration de Juillet a été décernée par l’ordonnance du 10 juillet 1831. Voir Petitjean, Alexandre, Louis, Marie ?

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