Petit-Jean, Simon, Dieudonné

Biographie


Né le 11 brumaire an XI (ou le 11 brumaire an V sur les listes – peu fiables – de la mairie in Archives de Paris VD6 3 et surtout in Archives nationales F/1dIII/39) à Chatillon-sur-Loing (Loiret). Avocat. Le manuscrit de Victor Crochon, conservé à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris rapporte à son sujet : « Et ce n’était pas seulement à Paris que les ordonnances produisaient une vive impression. Déjà plusieurs patriotes s’étaient empressés de les porter à la connaissance des habitants de la banlieue. Nous citerons entre autres M. Petitjean, jurisconsulte, l’un des citoyens qui ont montré le plus d’énergie dans ces journées décisives. Il se trouvait au bureau du National, rue Saint-Marc, au moment où parut le supplément de ce journal : dès qu’on lui eut remis quelques exemplaires, il partit pour Bercy où il descendit au café du Marronnier. Le bruit s’étant répandu que l’on venait de recevoir le texte des ordonnances, ce point de réunion fut bientôt envahi par une foule de citoyens. Là, comme dans la capitale, la lecture des actes insensés du ministère excita une profonde indignation contre les fauteurs du coup d’Etat. Un grand nombre de négociants se jetèrent dans toutes les voitures, omnibus et autres qui se présentaient aux barrières et se firent conduire au palais de la Bourse. [Le 28 juillet] M. Petitjean, jurisconsulte, qui dès le lundi, s’était prononcé avec énergie contre les ordonnances, avait employé la nuit du mardi au mercredi à se procurer de la poudre et des armes. Entre 7 et 8 heures du matin, ses allocutions patriotiques rassemblèrent autour de lui près le marché des Innocents, une soixantaine d’habitants. Telle fut la confiance qu’il sut leur inspirer qu’ils le reconnurent unanimement pour leur chef. En entrant dans la rue du Roule, sa petite troupe qui se grossissait à chaque pas, était déjà forte de deux cents hommes, les uns armés de fusils de chasse ou de munition, les autres de pistolets, de sabres ou d’épées, quelques-uns même de hallebardes et de fourches. A peine était-elle en présence du 15e léger, placé au débouché du Pont-Neuf, qu’on officier supérieur, seul et à cheval, s’étant avancé, M. Petitjean fit faire halte, puis s’étant dirigé vers cet officier : “Commandant, dit-il lorsqu’il fut près de lui, vous voyez sur mon chapeau la cocarde tricolore ; elle vous apprend assez les sentiments qui nous animent. Nos institutions sont méconnues, la charte est violée, les citoyens de Paris courent de toute part aux armes pour la défense de leurs droits et de leurs libertés, les barricades s’élèvent comme par enchantement, d’énormes pavés sont transportés jusqu’aux plus hauts étages. Vous êtes un officier d’honneur, vous êtes Français, il n’y a pas de loi militaire qui vous autorise à faire feu sur vos frères. – J’aime comme vous la liberté, répond cet officier, d’un ton ému et je ne ferai point feu sur des citoyens qui la réclament, mais je ne puis abandonner le poste qui m’est assigné.” A ces mots, se retournant vers sa troupe, il lui ordonne de mettre l’arme au pied. Au même instant, les rangs se confondent, citoyens et soldats fraternisent ensemble et jurent de ne point tourner leurs armes les uns contre les autres. Rien ne contribue plus au succès des mouvements populaires que la rapidité avec laquelle ils sont conduits : pénétré de cette vérité, M. Petitjean s’éloigne du 15e léger, une demi-heure après cette scène touchante. Sur la place du Châtelet, une centaine d’hommes s’étant joints à lui, il s’avança vers Notre-Dame à la tête des deux troupes réunies. Cependant on manquait d’un signe de ralliement. L’apparition du drapeau de 1789 devait produire une profonde impression sur les masses et les exciter à se jeter avec plus d’ardeur dans le mouvement ; mais comment se le procurer ? Toutes les maisons, toutes les boutiques étaient fermées. Enfin, on arrive devant le magasin de nouveautés de M. Longcoté, rue de la Juiverie n° 1 ; M. Petitjean, s’en étant fait ouvrir la porte, y entre accompagné du rédacteur d’une feuille périodique et d’un employé du Constitutionnel ; nous regrettons d’autant plus de ne pouvoir citer leurs noms qu’ils ont vaillamment combattu dans cette mémorable journée. Grâce à l’activité de deux jeunes demoiselles, trois drapeaux tricolores sont promptement confectionnés. “C’est l’étendard de Fleurus et d’Austerlitz, s’écrie un ancien militaire, il connaît le chemin de la victoire !” Dès que cette troupe, dont l’exaltation est portée au plus haut point par la vue des trois couleurs, est arrivée sur la place du parvis de Notre-Dame, elle s’empare des tours de la cathédrale. M. Petitjean, après avoir arboré l’un des drapeaux tricolores, ordonne de sonner le tocsin, qui est bientôt répété par celui des églises de Saint-Paul et autres, et sur toute la ligne de la rivière par les cloches d’alarme. Une vive agitation se répand dans les quartiers voisins […] Profitant habilement de cet enthousiasme, M. Petitjean propose de marcher immédiatement sur l’Hôtel de ville ; on lui répond par des acclamations unanimes, puis on se précipite par la rue du Chevet-de-Saint-Lancry et l’on passe le pont de la Cité, décoré depuis du glorieux nom d’Arcole. Déjà le poste de gendarmes avait disparu, déjà s’étaient réunis sur la place de Grève quelques citoyens armés et un peloton de gardes nationaux du (ancien) VIIe arrondissement commandé par M. Marchand. L’Hôtel de ville est envahi et l’étendard aux trois couleurs flotte bientôt à l’une des fenêtres. » Michaud, bachelier ès lettres, Bellard, étudiant en droit, Poignant, étudiant en droit, Menou, principal clerc de notaire et Mineur, étudiant en médecine, écrivirent, dans ces termes, au rédacteur du Journal du commerce : Monsieur le rédacteur,

Il est un de ces trais de courage que nous aurions peut-être été forcés de laisser passer sous silence, si par suite de toutes nos démarches nous ne fussions parvenus à connaître le nom du courageux chef qui nous rallia sur plusieurs points de la capitale, et fit avec une poignée d’hommes armés, des prodiges de valeur.

Ralliés par lui sur la place de Grève, il nous conduisit à Notre-Dame, où il arbora le drapeau national, que depuis le matin il portait en écharpe, et fit aussitôt sonner le tocsin ; ce grand moyen lui réussit, et bientôt nous vîmes nos rangs se grossir de plus de 200 hommes armés ; à une heure il nous ramena à l’Hôtel de ville, où l’étendard national fut encore planté par ses ordres.

Le calme, le sang-froid, l’attitude imposante qu’il tenait nous répondaient de son courage : toujours sur la place de l’Hôtel de ville, après s’être concerté avec le commandant de la garde nationale, il harangua sa petite armée forte à peine de 300 hommes ; un des passages de son discours ne nous a point échappé, et nous nous plaisons à le rappeler.

”Mes amis, dit-il, Charles IX a fait couler le sang des Français ; par les ordres de Charles X, il coule encore dans les rues de Paris ; nous sommes menacés d’être assassinés, plusieurs traîtres à la patrie l’ont juré mais ils ne nous ont point consultés. Rappelez-vous que rien n’égale le courage des Français. La liberté triomphera ; jurons de vaincre ou mourir pour elle !!!…”

A peine ces paroles sublimes furent-elles prononcées, que la garde royale qui débouchait par les quais et le pont au Change se porta sur la place de Grève ; aussitôt notre jeune et intrépide commandant nous fit battre la charge ; nous courûmes sur l’ennemi supérieur en nombre, à qui notre feu bien nourri fit éprouver de grandes pertes. (Notre chef nous avait distribué 500 cartouches.)

Pourtant il fallut battre en retraite, mais elle fut soutenue par nos tirailleurs répandus dans des allées et au coin des rues, et la garde qui nous harcelait par ses feux de pelotons éprouva encore beaucoup de mal.

Dans cette action, qui durant au moins une heure, nous avons eu à déplorer la perte de plusieurs de nos bons amis. Notre chef, que d’abord nous avions cru blessé, n’a reçu qu’une balle qui a traversé son pantalon, sans qu’il fût atteint. Nous continuâmes nos marches, et ce ne fut que le soir que nous nous séparâmes pour prendre du repos, notre chef nous laissant toujours ignorer son nom.

Une telle conduite de la part de cet intrépide et courageux défenseur de notre liberté, à la restauration de laquelle il vient de contribuer aussi, nous impose le devoir respectueux de dévoiler sa modestie et de la signaler à la reconnaissance nationale, et son nom, Petitjean, rue de l’Echiquier, n° 30, aura sa place dans notre histoire. (On dit qu’il appartient au barreau de Paris.)

Nous n’avons pas besoin de vous prier de consacrer à notre lettre quelques lignes dans votre journal, les efforts de notre chef, en contribuant aux succès d’une restauration nouvelle, ont aussi contribué au rétablissement de la liberté de la presse. Nous avons d’honneur d’être, etc. » En pièces que Floriot, Pierre, Nicolas, Marie joignait, à l’exposé de sa propre conduite pendant les combats de Juillet, se trouvait un extrait d’un ouvrage intitulé Les Braves recommandés à la postérité, publié dans les premiers jours d’août 1830 (pas trouvé sur internet) et qui reprenait la participation de plusieurs avocats, dont Petitjean : « Toutes les classes de citoyens se sont distinguées dans les trois immortelles journées de Juillet. Le barreau, peu familiarisé avec l’art de la guerre, a fourni ses héros. Parmi les avocats qui se sont distingués, la notoriété publique signale MM. Guinard et Boinvilliers à l’attaque du Louvre, Joffrès à la caserne de Babylone, Petitjean, qui, le premier, a arboré le drapeau tricolore sur les tours Notre-Dame, Floriot au pont d’Arcole et à la Grève, Delair à la place de la Bourse et plusieurs autres dont les noms nous échappent et qui feront l’objet de notices supplémentaires. » Dans sa séance du 12 avril 1831, le comité des renseignements, chargé de recueillir des informations sur les différents candidats aux récompenses honorifiques et sur les contestations qu’il pouvait y avoir sur chacun des cas, laissait cette appréciation à son sujet (sans qu’on sache quelle importance on doit y attacher) : « M. Bixio (voir Bixio, Giacomo, Alexandro) demande l’ajournement de M. Petit, Jean, n° 52, (ancien) IIIe arrondissement, pour s’être attribué un fait contraire à la vérité (adopté). » Dans sa séance du 15 avril 1831, le même comité des renseignements affirmait qu’il avait « été appelé devant le jury du (ancien) IIIe arrondissement, qui l’a jugé digne de la médaille ». Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement (sous le nom de Petit, Jean sur les listes du Bulletin des lois). Si la loi du 13 décembre 1830 instaura les récompenses de Juillet, une ordonnance, en date du 30 avril 1831, voulut changer les règles de la distribution et stipuler, entre autres, que la Croix de Juillet porterait gravée la légende Donné par le roi des Français, que la couleur du ruban serait bleue avec des lisérés rouges et que les citoyens décorés de la Croix de Juillet prêteraient serment de fidélité au roi des Français, et d’obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume. Cette nouvelle ordonnance souleva des protestations chez les décorés de Juillet. Ces derniers trouvaient en effet cocasse de prêter serment à un roi qui, lui, n’avait pas combattu sur les barricades ! Et le journal la Révolution de demander : « Que parlez-vous donc de serment à des gens qui vous ont fait ce que vous êtes, et qui seraient plutôt en droit de vous demander compte de vos promesses...? » Alexandre Dumas, quant à lui, dans ses Mémoires, ajoutait la précision suivante : « Le droit acquis à la place de Grève, au Louvre et à la caserne de Babylone, est antérieur à tous autres droits : on ne peut, sans tomber dans l’absurde, supposer la décoration donnée par un roi qui n’existait point à cette époque, et pour la personne duquel, nous l’avouons hautement, nous ne nous battions point alors. » Une réunion eut lieu, à ce sujet, le 6 mai 1831, dans la salle de la Grande Chaumière, passage du Saumon, qui réunit un millier de décorés. Elle fut présidée par Garnier-Pagès (voir Garnier dit Pagès, Etienne, Joseph, Louis), avocat et qui représentait le (ancien) VIIe arrondissement. Avec au bureau : Lamoure (voir Lamoure, Auguste), représentant le (ancien) Ier arrondissement ; Arago (voir Arago, Etienne, Vincent), représentant le (ancien) IIe arrondissement ; Trélat (voir Trélat, Ulysse), représentant le (ancien) IIIe arrondissement ; Moussette (voir Moussette, Paul, Benoît), représentant le (ancien) IVe arrondissement ; Higonet (voir Higonet, Guillaume, Philippe, Joseph), représentant le (ancien) Ve arrondissement ; Bastide (voir Bastide, Jules), représentant le (ancien) VIe arrondissement ; Garnier-Pagès (voir Garnier dit Pagès, Etienne, Joseph, Louis), représentant le (ancien) VIIe arrondissement ; Villeret (voir Villeret, Antoine, Médéric ), représentant le (ancien) VIIIe arrondissement ; Gréau (voir Gréau, Anne, Louis), représentant le (ancien) IXe arrondissement ; Cavaignac (voir Cavaignac, Godefroy, Jacques, Eléonore), représentant le (ancien) Xe arrondissement ; Raspail (voir Raspail, François, Vincent), représentant le (ancien) XIe arrondissement ; Bavoux (voir Bavoux, François, Nicolas), représentant le (ancien) XIIe arrondissement ; Geibel (voir Geibel, Antoine, Benoit), représentant le (ancien) XIIIe arrondissement (arrondissement de Saint-Denis) ; Dumas (voir Dumas, Alexandre), représentant le (ancien) XIVe arrondissement (arrondissement de Sceaux). Voici comment Le Constitutionnel, du 7 mai 1831, rapporta le déroulement de cette réunion : « Les citoyens désignés pour la décoration de Juillet avaient été invités à se rendre aujourd’hui à la Grande-Chaumière, passage du Saumon, pour délibérer sur plusieurs questions relatives aux dispositions de l’ordonnance du 30 avril, qui détermine la couleur du ruban, décide que ces mots donné par le roi seront inscrits sur la décoration et prescrit un serment aux citoyens désignés. La réunion était très nombreuse. Un projet de résolution a été mis aux voix, article par article, et adopté sans discussion et sans réclamation. Voici l’acte proposé à l’approbation de l’assemblée : “Considérant que le serment en France ne peut être demandé que par une loi ; que nul article de la loi du 13 décembre 1830, qui a institué la décoration de Juillet, ne prescrit de serment ; que reconnaître au gouvernement le droit d’imposer une condition quelconque en dehors de la loi du 13 décembre 1830 ce serait lui reconnaître celui de modifier arbitrairement cette loi, et par conséquence de refuser les décorations acquises ou d’en distribuer de nouvelles sans le concours de la Commission ; que le roi, comme représentant de la nation, peut remettre aux décorés de Juillet, qui alors la recevraient de sa main, l’étoile qu’ils doivent porter mais que rien de l’autorise à la donner en son nom ; que ces mots donné par le roi, changeraient la nature de la récompense, qui cesserait d’être une récompense nationale, pour devenir une faveur royale ; que les faits à raison desquels la décoration a été instituée sont antérieurs à l’existence même du gouvernement du roi ; que le seul serment à exiger, en ce cas, serait celui de fidélité aux principes qui ont mis les armes à la main et valu la décoration nationale. Par ces motifs, les citoyens présents à la délibération s’engagent à ne pas se soumettre à la condition du serment, qu’ils considèrent comme illégale. Ils s’engagent, en outre, à porter immédiatement, après la décision prise par l’assemblée, la décoration spéciale, telle qu’elle a été fabriquée sur le modèle donné par la Commission.” La commission qui avait rédigé cette déclaration étant d’avis qu’il ne convenait pas à des citoyens, surtout à des citoyens de Juillet, d’attacher de l’importance à la couleur d’un ruban, le premier article a été adopté à la presque unanimité. Sur la question de l’inscription Donné par le roi, il a été clairement expliqué qu’il ne pouvait être dans la pensée d’aucun des patriotes de Juillet de refuser la décoration de la main du roi, et que la résolution n’était proposée que dans l’intérêt des principes et de la loi. La troisième question, celle du serment, a été résolue pour des motifs semblables. L’ordre le plus parfait a été observé dans cette délibération. Parmi cette élite des patriotes de Juillet, plusieurs portaient des marques glorieuses de leur courage. On a distingué avec intérêt un vieux citoyen (voir Decombis, Antoine) blessé une première fois, le 14 juillet 1789, devant la Bastille, et blessé de nouveau, le 28 juillet 1830, devant l’Hôtel de ville. Il avait obtenu la médaille commémorative de la victoire du 14 juillet 1789. Toute l’assemblée s’est empressée de rendre honneur à ce vétéran de la liberté. La séance levée, plusieurs des assistants se sont empressés de se séparer du ruban bleu bordé de rouge. Une quête a été faite au profit des détenus politiques. » Il fut l’un des signataires, comme « avocat, sergent-major à la 4e compagnie du 2e bataillon de la IIIe légion », (voir la liste des signataires à Fribourg, François) de la pétition suivante, qui protestait contre les différentes contestations qui repoussaient les délais de remise des décorations : « Sire, les combattants de Juillet s’attendent depuis longtemps à voir briller sur leur poitrine un signe de liberté et d’honneur. La Commission des récompenses nationales avait arrêté le modèle des décorations et même le ruban, il était rouge avec deux raies noires. Elle avait voulu sans doute, par un signe perpétuel de deuil, rappeler le souvenir de nos braves camarades qui ont succombé dans la glorieuse lutte de la liberté contre le despotisme. Cette décision a reçu son exécution, la croix et le ruban ont été fabriqués et, la Commission ayant terminé son travail, rien ne s’oppose à ce que les décorations soient distribuées dans les premiers jours de mai et que cette distribution soit l’épisode le plus glorieux de la fête de Votre Majesté. Mais, Sire, il n’en n’est pas ainsi : on croit aujourd’hui devoir ôter de la décoration les mots qui la caractérisent, la date de nos immortelles journées, changer la couleur du ruban et prolonger ainsi indéfiniment l’exécution des promesses sacrées. Les blessés et tous les combattants de Juillet sont persuadés, Sire, que vous ignorez ces misérables tracasseries et que jamais vous n’avez eu l’intention de déprécier une récompense acquise au prix de leur sang et d’empoisonner ainsi la joie qu’ils éprouvent de recevoir de votre main un signe si glorieux. Ils vous supplient, Sire, de donner des ordres pour que rien ne soit changé aux dispositions arrêtées par la Commission et déjà exécutées et de fixer le jour le plus prochain pour cette distribution. Ils sont, Sire, de Votre Majesté, les très fidèles sujets. » En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Petit, Jean), auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait 30, rue de l’Echiquier en 1831. Le Journal du commerce, 2 août 1830 ; Le Constitutionnel, 2 août 1830 ; Histoire de la révolution de 1830 et des nouvelles barricades, par F. Rossignol et J. Pharaon, Paris, chez Vimont, Levavasseur et Urbain-Canel, 1830, Nom des personnes qui se sont distinguées dans les mémorables journées p. 276 ; Bibliothèque historique de la Ville de Paris, manuscrits, 8-ms-1025, ouvrage de Victor Crochon, f° 28, 226-230, 355 ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives de Paris VK3 29, séance du 12 avril 1831, séance du 15 avril 1831 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/88 in dossier Floriot, Pierre, Nicolas, Marie ; Archives de la préfecture de police AA 410 in dossier Rey-Garnier (qui donne une version différente quant au drapeau tricolore arboré près de la cathédrale Notre-Dame) ; Le Constitutionnel, 7 mai 1831 ; Mes Mémoires, Alexandre Dumas, huitième série, nouvelle édition, Paris chez Lévy frères, 1869, pp. 162-166 ; Archives nationales F/9/1154 Protestations. Il est sûrement accusé au procès du Bon Sens.

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