Petit, Robert
Biographie
Né vers 1816 à Poissy-sur-Etiolles (mais à Choissy-sur-les-Tilleuls in Archives de Paris VK3 33, in Archives nationales F/1dIII/39 et in Archives de Paris, VD6 672 n° 1 ; à Choisy in Archives de Paris VK3 41 in dossier Brunot de Rouvres ; sans doute Soisy-sur-Seine près d’Etiolles) (Seine-et-Oise). Cordier. Un rapport de la mairie relatait ainsi sa participation aux combats : « Cet enfant est venu de la Glacière avec le sieur Rousseau. C’est lui qui, sur la place de la Grève, n’a cessé de distribuer des balles aux Parisiens, tout le temps que le combat a duré. Il allait de rang en rang sous le feu même de l’ennemi. A Babylone, il rendit les mêmes services avec un courage bien au-dessus de son âge et ne se retira (ce sont ses propres expressions) que lorsqu’il n’y eut plus rien à faire. » Brunot de Rouvres, Antoine, François (voir ce nom) donna un témoignage de la conduite de Petit, Robert, qui nous laisse quelques informations supplémentaires sur la participation de ce dernier aux combats : « M. Brunot atteste avoir vu, le 28 juillet dans la rue de la Tannerie et au coin de la rue Planche-Mibray, qui donne sur le quai, le jeune Robert Petit, né à Choisy, âgé de quatorze ans, distribuant des balles et de la poudre aux braves tirailleurs, dont le feu soutenu faisait tant de mal aux troupes royales postées à la place de Grève. M. Brunot appelle sur cet enfant toute la bienveillance de monsieur le délégué. Il demeure à la Glacière, n° 33, chez son père, ouvrier, qui a cinq enfants, tous en bas âge. » Il est répertorié (sous le numéro 738) dans la liste des demandes de secours posées auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, après la révolution. Il reçut un secours de vingt francs, le 25 février 1831, un secours de vingt francs, le 25 mars 1831, à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il reçut un total de cent dix francs de secours auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 30 décembre 1830, à sept voix pour la croix, une voix pour la médaille et aucune voix pour une mention. Il fut un des plus jeunes décorés de la Croix de Juillet, auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, puisque âgé de quatorze ans au moment de la révolution. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1837, sans pain et ne pouvant payer son garni, 92, rue de Lourcine, il sollicita des secours. La police le fit rechercher infructueusement à cette adresse. En 1848, une attestation du secrétariat général précisait qu’il n’avait jamais touché de secours sur le crédit spécial ouvert au budget de l’Intérieur. En septembre 1848, il demanda son brevet de décoré avant de se rendre à Maret en Suisse. En juillet 1849, c’est-à-dire un an après la répression des émeutes de juin 1848, une lettre de Missemblé, de la commission des délégués des décorés de Juillet, précisait à son sujet : « Le nommé Petit Robert, l’un de nos plus jeunes décorés de Juillet, fut placé à l’école de Charonne, avec mon fils, comme récompense nationale. Depuis, ce jeune homme est toujours en quête pour son propre compte chez nos décorés les plus marquants. Il y a eu un mandat de quarante francs pour lui ; ce mandat a été périmé parce que je n’ai pas pu trouver Robert. Tous les mois, il allait voir M. Christ, conservateur au cimetière de l’Est, qui lui donnait un franc cinquante. Aujourd’hui même, je viens de le rencontrer en compagnie d’hommes que j’ai gardés en prison. Il m’a dit venir de la campagne, ce qui me donna à mal penser. Cependant je pourrais me tromper. Il s’agirait seulement de savoir l’emploi de son temps depuis février. Croyez, Monsieur, que ce n’est que pour éclairer votre religion et nom pour médire que je vous donne cet avis. Quant à moi, l’emploi de mon temps doit être sous vos yeux par un certificat du maire du VIe arrondissement ; je me réclame toujours de vos bontés. […] » Le 29 octobre 1855, une lettre du préfet de police au ministre de l’Intérieur renseignait sur le compte de Petit : « Nommé sur les sommiers judiciaires tenus à ma préfecture comme ayant subi treize condamnations, pour outrage à la pudeur, abus de confiance, escroquerie, vagabondage et mendicité. Cet individu est en ce moment détenu dans la maison d’arrêt de Rambouillet sous l’inculpation de vagabondage et l’autorité judiciaire désirerait savoir si le nommé Petit n’aurait pas été privé, en raison de ses fâcheux antécédents, du droit de porter la décoration sus désignée. » Il demeurait 68, rue de Lourcine en 1830 in Archives nationales F/1dIII/37 ; 38, rue de Lourcine en 1831 dont deux fois in Archives de Paris VK3 33, in Archives de Paris VK3 34, in Archives de Paris, VD6 672 n° 1 (in Archives de Paris VK3 46 in dossier Herfort, François, Joseph, il est dit inconnu du n° 38 au n° 68 de la rue Lourcine) ; 92, rue de Lourcine en 1839. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, liste des demandes de secours ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (sous le numéro 738) ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 ; Archives de Paris VK3 22, relevé des quittances remises à M. le pair de France, préfet de la Seine, par M. Delestre, délégué de la Commission des récompenses nationales, à l’appui des paiements faits aux blessés de Juillet, veuves et orphelins, depuis le 2 février 1831 jusqu’au 31 mai inclusivement ; Archives de Paris VK33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 30 décembre 1830, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques (sous le nom de Petit, Albert), idem Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, propositions honorifiques du 20 janvier 1831 (sous le nom de Petit, Albert) ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives de Paris VK3 41 in dossier Brunot de Rouvres ; Archives de Paris VK3 46 in dossier Herfort, François, Joseph; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/71.