Phalipon, Arsène, Cléophas

Biographie


Né le 11 mai 1797 à La Ferté-Gaucher (Seine-et-Marne). Employé. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement (sous le nom de Philippon, Arsène, Cléophane sur listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39 ; sous celui de Phalippon, Arsène sur le Bulletin des lois et sur celui de Phalippon, Arsène, Eléophar sur les listes du Moniteur universel). Il signa, le 25 août 1831 et comme « capitaine de la garde nationale, décoré de Juillet », le certificat suivant en faveur de Côte, Jean-François, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Société des réclamants, sise rue Bourg-Labbé : « Nous, soussignés, officiers de la garde nationale, gardes nationaux, propriétaires et ouvriers, tous ayant combattu pour la défense de nos libertés dans les mémorables journées de juillet 1830, certifions que le sieur Côte, Jean-François, fabricant de pain d’épice, demeurant habituellement e Neuve-Saint-Martin n° 8, a déployé le plus héroïque courage dans les susdites journées, en combattant pour la cause nationale. Nous l’avons vu le 28 à la porte Saint-Martin, le 29 à la prise du Louvre et aux environs du Palais-Royal se montrer de la manière la plus exemplaire. C’est pour rendre hommage au mérite de ce brave citoyen et à la vérité que nous lui avons délivré le présent certificat, estimant que les services qu’il a rendus à la cause de la liberté dans cette grande lutte lui font mériter une part aux récompenses nationales. Nous certifions en outre que depuis longtemps qu’il habite le quartier il s’y est toujours comporté de manière à mériter l’estime générale. » Il signa, le 5 juillet 1831 et comme « décoré de Juillet, capitaine de la VIe légion », le certificat suivant, en faveur de Masson, Jean-Louis quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants, afin d’obtenir la décoration de Juillet : « Nous, soussignés, certifions qu’il est à notre parfaite connaissance que le nommé Masson, Jean-Louis, peintre en bâtiments, demeurant rue Saint-Martin n° 279, est sorti armé pour défendre la cause nationale, qu’il est rentré chez lui épuisé de fatigue, qu’il est ressorti peu de temps après, ne consultant que son courage et son patriotisme, pour travailler aux barricades, où il reçut une blessure à la main droite, qui l’empêche encore maintenant de pouvoir se livrer à un travail continu. Nous certifions que le sieur Masson a toujours été d’une conduite digne d’éloges. » Il épousa Salmon, Elisabeth, Antoinette. Il demeurait 8, rue Neuve-Saint-Martin en 1831 ; 12, rue Sainte-Appoline à son décès. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831. Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIe arrondissement (par erreur sous le nom de Philippon, Arsène, Cléophane) ; Archives de la préfecture de police AA 381 in dossier Côte, Jean-François ; Archives de la préfecture de police AA 401 in dossier Masson, Jean-Louis ; Archives nationales MC/RE/IV/17, inventaire après décès.

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